Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Théâtre contemporain. Volume 2, Occident
Gauthier Brigitte
ENTRETEMPS ED
13,31 €
Épuisé
EAN :9782355391507
Extrait de l'introduction de Brigitte GAUTHIERAutour du spectacle En attendant Godot présenté par le Contemporary Legend Theater de Taïwan au Théâtre de l'Agora à Evry, SCRIPT a lancé l'idée d'une rencontre intitulée Théâtre contemporain Orient Occident. Des spécialistes du théâtre du Koweït, de l'Algérie, de la Turquie, du Japon, de la Chine, de Taïwan, d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud se sont réunis pour nous faire découvrir les dramaturges et metteurs en scène de leur secteur culturel. Le Théâtre de l'Agora a présenté en avril 2010 cette version de la pièce de Beckett mise en scène par un acteur, chorégraphe et metteur en scène taïwanais, connu pour ses films d'action aux côtés de Jacky Chan ou Gong Li. Wu Hsing-Kuo dirige le Contemporary Legend Theater depuis plus de vingt ans. Il allie le chant, la déclamation, la danse et l'acrobatie, fidèle aux principes de l'opéra traditionnel chinois.Dans le volume 1 de Théâtre contemporain. Orient Occident, Monica Guillouet-Gélys, aujourd'hui directrice du Théâtre de la Filature et à l'époque directrice du Théâtre de l'Agora à Évry, a eu la gentillesse d'ouvrir le colloque et de souligner à quel point les rencontres entre ces cultures enrichissent notre créativité culturelle.Ce colloque SCRIPT est né de ma conviction de l'intérêt de confronter ces deux axes de compréhension du monde. Depuis des années, je me suis intéressée à l'apport de l'Orient dans les orientations de la culture théâtrale occidentale. Il est connu qu'Artaud s'est passionné pour le théâtre balinais, mais de très nombreux artistes ont également travaillé sur ces deux aires culturelles comme en témoigne, par exemple la pièce A Map ofthe World du britannique David Hare mettant en scène une conférence de 1978 de l'Unesco à Bombay sur la pauvreté et une équipe de tournage londonienne qui adapte un roman dix ans plus tard sur cette situation, les mises en scène de Peter Brook et d'Ariane Mnouchkine ou la pièce M. Butterfly du sino-américain David Henry Hwang. M. Butterfly a remporté un Tony Award en 1988 et traite d'une histoire vraie étonnante, une relation d'amour d'une vingtaine d'années entre un membre de l'ambassade de France et un chanteur d'opéra chinois. Le fonctionnaire français ne se serait pas rendu compte que son «amante» était un homme. Cette pièce a été adaptée au cinéma par David Cronenberg en 1993. En novembre 2010, Simon Me Burney a présenté sa pièce Shun-kin inspirée de deux textes de Jun'ichirô Tanizaki au Théâtre de la Ville, une exploration de relations sado-masochistes sur fond de shamisen. La maîtrise de cette représentation de l'âme 2008, il a présenté A Disappearing Number au Barbican sur la rencontre entre un mathématicien de Cambridge, G.H. Hardy, et un mathématicien du sud de l'Inde, Srinivasa Ramanujan. Cette compréhension de l'autre partie du monde et cette mise à disposition du spectateur occidental de ces traditions lointaines trouvent leurs sources comme je le rappelle dans l'article liminaire (hors colloque) dans l'oeuvre théâtrale du poète et dramaturge irlandais W.B. Yeats inspirée du nô en incorporant danses et masques. Je présente dans ce texte une recherche sur Yeats et le théâtre nô, comme vecteur de ces liens entre l'Orient et l'Occident. Le contexte contemporain japonais sera présenté plus japonaise par ce metteur en scène anglais gomme les frontières entre les cultures, ce que sa compagnie nommée Complicité pratique régulièrement en tissant des liens avec l'univers japonais ou indien à plusieurs reprises. En tard dans cet ouvrage dans l'article de Tin-Lan Huang.
Brigitte GAUTHIERINTRODUCTION: KUBRICK, LES FILMS, LES FILMS, LES FILMSKubrick fascine par l'originalité de son oeuvre. Toutes les générations sont intriguées par son art. À l'image du monolithe de 2001, il se dresse dans l'histoire du cinéma comme un repère, un cinéaste philosophe qui ouvre l'esprit sur une réflexion et un espoir d'humanité: «l'aube de l'humanité», le retour à la première image d'humanisation est paradoxalement une image de violence. Lorsque le singe parvient à instrumentaliser un os pour en faire une arme, la logique pratique qui détermine l'esprit humain s'éveille.Tout au long de son oeuvre, la frontière entre l'humain et l'inhumain reste l'axe principal d'étude. La violence est-elle intrinsèque à notre condition? Est-elle canalisable, exploitable, l'outil primordial de notre humanité? Même les animaux peuvent apprendre à se battre, nous dit Spartacus dans un moment de remise en question, mais parvenir à proférer des paroles qui touchent et qui émeuvent les autres comme le fait Antoninus n'est pas donné à tout le monde.L'oeuvre de Kubrick va de la peur et du désir (Fear and Desire) au désir et à la peur (Eyes Wide Shut), à la recherche de ce qui fonde notre humanité. Elle va d'Alex, le hooligan éclairé sensibilisé aux sonorités de Beethoven à Antoninus qui, au sein de l'armée de gladiateurs, sait chanter et réciter des poèmes.L'homme, l'humain, la soif de liberté et de choix personnels entraînent Kubrick dans une déclinaison des facettes de notre humanité. C'est la raison pour laquelle ses films ont un pouvoir d'aimantation sur le public. Au-delà des histoires bien faites et magistralement filmées, il étire l'élastique entre ses doigts, prêt à le faire éclater aux marges des tensions de ce que nous avons en commun. Il joue d'une part sur l'inconscient collectif de manière jungienne en résonnant avec tous les symboles dissimulés de façon plus ou moins flagrante dans son oeuvre: hyperféminisation des love interests, hyper-masculinisation des protagonistes, perversion des antagonistes sur fond de labyrinthe, de cercles, d'espaces infinis.Mais ce sont nos questionnements collectifs qui l'intéressent. Aucun des récits présentés ne se cantonne à une anecdote centrée sur les enjeux des personnages de l'histoire, le vrai récit se passe entre nous-mêmes et la thématique soumise à l'étude: les rêves d'évasion par l'argent (L'Ultime Razzia), la lâcheté, la perversion, la manipulation (Les Sentiers de la gloire), les désirs interdits {Lolita), l'adrénaline suscitée par les excès de violence et de perversité (Clockwork Orange), la folie comme ultime conséquence de la perfection mécanique {2001), l'ascension sociale inversement proportionnelle au parcours éthique (Barry Lyndon).(...)
Hybrid Arts présente une étude de quelques formations new-yorkaises interdisciplinaires. Berceau des Performing Arts, l'Université de New York dispense à la Tisch School des formations consacrées aux Performing Arts initiant les étudiants à la danse, au théâtre, aux spectacles de rues et de cabaret. Cette idéologie créatrice sans limite et frontière a inspiré toute la scène contemporaine. Rencontre avec des artistes phares: le chorégraphe Bill T. Jones et le metteur en scène de théâtre et d'Opéra Robert Wilson. Le concept de la série S.C.R.I.P.T. dirigée par Brigitte Gauthier, Directrice du Laboratoire SLAM à l'Université d'Evry-Val-d'Essonne est d'alterner des ouvrages sur les grands novateurs et des mises en valeur des artistes de demain. Un aller-retour sur plusieurs décennies afin de comprendre ce qui fait que des méthodes et des talents créatifs vont perdurer. S.C.R.I.P.T offre une aire de réflexion sur l'impact de l'écriture qu'elle soit musicale, théâtrale, cinématographique, chorégraphique ou multimédia Cet ouvrage sur le théâtre new-yorkais et ses formations pluridisciplinaires est un écho à l'ouvrage sur L'enseignement du cinéma aux Etats-Unis. Le Transmédia est un concept qui conçoit dès l'origine du projet une diversification des supports de performance. A l'origine de cette tendance actuelle de l'industrie du cinéma, les expérimentations tendant à la valorisation des formations pluridisciplinaires et suscitant le croisement des disciplines.
Extrait de l'introduction de Brigitte GAUTHIERAutour du spectacle En attendant Godot présenté par le Contemporary Legend Theater de Taïwan au Théâtre de l'Agora à Évry, SCRIPT a lancé l'idée d'une rencontre sur le Théâtre contemporain, Orient Occident. Des spécialistes du théâtre du Koweït, de l'Algérie, de la Turquie, du Japon, de la Chine, de Taïwan, d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud se sont réunis pour nous faire découvrir les dramaturges et metteurs en scène de leur secteur culturel. Le Théâtre de l'Agora a présenté en avril 2010 cette version de la pièce de Beckett mise en scène par un acteur, chorégraphe et metteur en scène taïwanais, connu pour ses films d'action aux côtés de Jackie Chan ou Gong Li. Wu Hsing-Kuo dirige le Contemporary Legend Theater depuis plus de vingt ans. Il allie le chant, la déclamation, la danse et l'acrobatie, fidèle aux principes de l'opéra traditionnel chinois.Dans le volume I de Théâtre contemporain, Orient Occident, Monica Guillouet-Gélys, aujourd'hui directrice du Théâtre de la Filature et à l'époque directrice du Théâtre de l'Agora à Évry, a eu la gentillesse d'ouvrir le colloque et de souligner à quel point les rencontres entre ces cultures enrichissent notre créativité culturelle.Ce colloque SCRIPT est né de ma conviction de l'intérêt de confronter ces deux axes de compréhension du monde. Depuis des années, je me suis intéressée à l'apport de l'Orient dans les orientations de la culture théâtrale occidentale. Il est connu qu'Artaud s'est passionné pour le théâtre balinais, mais de très nombreux artistes ont également travaillé sur ces deux aires culturelles comme en témoigne, par exemple la pièce A Map ofthe World du Britannique David Hare mettant en scène une conférence de 1978 de l'Unesco à Bombay sur la pauvreté et une équipe de tournage londonienne qui adapte un roman dix ans plus tard sur cette situation, les mises en scène de Peter Brook et d'Ariane Mnouchkine ou la pièce M. Butterfly de l'Asio-Américain David Henry Hwang. M. Butterfly a remporté un Tony Award en 1988 et traite d'une histoire vraie étonnante, une relation d'amour d'une vingtaine d'années entre un membre de l'ambassade de France et un chanteur d'opéra chinois. Le fonctionnaire français ne se serait pas rendu compte que son «amante» était un homme. Cette pièce a été adaptée au cinéma par David Cronenberg en 1993. En novembre 2010, Simon McBurney a présenté sa pièce Shun-kin inspirée de deux textes de Jun'ichirô Tanizaki au Théâtre de la Ville, une exploration de relations sadomasochistes sur fond de shamisen. La maîtrise de cette représentation de l'âme japonaise par ce metteur en scène anglais gomme les frontières entre les cultures, ce que sa compagnie nommée Complicité pratique régulièrement en tissant des liens avec l'univers japonais ou indien à plusieurs reprises. En 2008, il a présenté A Disappearing Number au Barbican sur la rencontre entre un mathématicien de Cambridge, CH. Hardy, et un mathématicien du sud de l'Inde, Srinivasa Ramanujan. Cette compréhension de l'autre partie du monde et cette mise à disposition, pour le spectateur occidental, de ces traditions lointaines trouvent leurs sources, comme je le rappelle dans l'article liminaire (hors colloque), dans l'oeuvre théâtrale du poète et dramaturge irlandais, W.B. Yeats, inspirée du nô qui incorpore danses et masques. Je présente dans ce texte une recherche sur Yeats et le théâtre nô, comme vecteur de ces liens entre l'Orient et l'Occident. Le contexte contemporain japonais sera présenté plus tard dans cet ouvrage dans l'article de Tin-Lan Huang.
SCRIPT/Afrique du Sud propose un parcours géopolitique au sein de l'univers cinématographique de l'Afrique du Sud. De l'apartheid à la société contemporaine, le cinéma a été le miroir d'une société où se jouent des enjeux humains majeurs. L'Afrique du Sud est un pays séduisant par la richesse de son environnement. Les paysages sont exceptionnels et en font un lieu de prédilection pour des tournages internationaux comme Disgrace (2008) du réalisateur australien Steve Jacobs d'après le roman de J.M. Coetzee. Cet ouvrage s'intéresse à la culture cinématographique locale de Come back, Africa (1959) aux films contemporains tels que District 9 (2009) de Neill Blompkamp ou U-Carmen eKhayelitsha (2005) de Mark Dornford-May, ours d'Or à la Berlinale 2005, version sud-africaine du. Carmen de Bizet, et à ceux des futurs réalisateurs formés en particulier à l'AFDA, l'école de cinéma sud-africaine dont les succursales à Cape Town, Durham et Johannesburg en font des pöles d'attraction culturelle. Des universitaires, des producteurs et des juristes analysent la situation contemporaine du cinéma en Afrique du Sud.
Quatre motos zoomorphes déboulent en ville, chevauchées par des guerriers kidnappeurs et une mariée armée d'un fouet. Ainsi débute la folle épopée d'Oposito, une compagnie "des arts de la rue" qui a fait irruption il y a 25 ans et n'a cessé d'évoluer au fil de ses rencontres avec d'autres artistes. Son but: l'espace urbain, faire basculer le quotidien et embarquer le public dans ses histoires. Un public conquis spectacle après spectacle, à grands renforts de mises en scène poétiques, de costumes et de créatures rêvés. Oposito, une aventure humaine et artistique animée par ses deux fondateurs, Enrique Jimenez et Jean-Raymond Jacob, avec des artistes du monde entier et le public. Cet art de la tribulation urbaine recèle des savoir-faire et des manières d'être que Bertrand Dicale et Anne Gonon décrivent à partir de trois spectacles déambulatoires qui ont fait la renommée de la compagnie: Transhumance, l'heure du troupeau (1997), Les Trottoirs deJo'burg... mirage (2001) et Toro (2006). Tous les trois inspirés de rencontres, parcours et voyages, ont en commun leur forme: des spectacles en mouvement, écrits pour la foule et les grands espaces. Le livre aborde l'ensemble des problématiques de l'écriture d'un spectacle qui traverse la ville quand l'image et le geste tiennent lieu de langage. Il décrypte les signes artistiques et techniques qui permettront l'interprétation et la réalisation du scénario. Carnets de voyage, carnets de création et d'écriture scénographique, le livre chronique la genèse de cette troupe bicéphale et féconde, de ses tribulations intercontinentales, des évolutions artistiques, des défis et des questions qui surgissent au fil des voyages. Oposito, l'art de la tribulation urbaine est un récit d'aventure collective où l'histoire de chacun prend une résonance universelle. Son iconographie soignée illustre la démarche et les pays traversés, nous faisant découvrir les coulisses de la vie des artistes.
Doutaut Vincent ; Petiot Jean-François ; Askenfelt
Une revue professionnelle de la facture instrumentale ? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres : en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeurs-réparateurs comme distributeurs ; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. [...] Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.
Les années soixante-dix ont constitué un tournant dans l'histoire du théâtre vivant. Or, durant cette décennie, une revue, Travail théâtral accompagne cette histoire et en consigne les principaux éléments. Ce livre s'attache à décrire la spécificité de la revue et à montrer qu'elle est le réceptacle et, dans une certaine mesure, le moteur d'un processus de bouleversement culturel. Porteuse, à son origine, de " l'esprit de Mai ", elle adhère à la tradition marxiste anti-stalinienne et se fait la représentante d'un brechtisme non-orthodoxe. Elle se place du côté du " jeune théâtre" et défend sa revendication de donner au théâtre un contenu politique et d'y intéresser le " non-public ". Elle fait entendre des voix singulières : celles d'artistes, d'auteurs et d'intellectuels de son temps. Elle reconnaît et fait connaître les avant-gardes. En donnant à certaines de ces expériences (comme celles menées par le Théâtre du Soleil ou par Augusto Boal) une valeur exemplaire, Travail théâtral ne fait pas simplement écho à ces bouleversements, mais entend y participer et jouer à sa manière un rôle moteur dans la constitution d'un théâtre de l'avenir.
Les écrits de tartar (e) sont particulièrement emblématiques du mouvement des arts de la rue. Et pourtant, le "griot tartar (e)" a longtemps freiné des quatre fers avant de confier sa prose à l'édition, résistance de l'oralité au livre soupçonné de négliger le chant. AAAA. A, tétralogie sur la quadrature de la terre, Afrique, Asie, Amérique, Ailleurs. Arbre, réunit quatre récits-spectacles, quatre cris offerts aux anciens et futurs auditeurs qui pourront ainsi inventer leurs propres saveurs de lectures. A l'origine, Conakry et chuchotements a été écrit en Guinée, quintessence des cent dix-huit carnets que l'auteur a noircis durant ses longs séjours sur place. Le succès rencontré lors des représentations l'a encouragé à poursuivre. Son projet d'écriture s'est consolidé: interpréter le monde en se jouant des quatre points cardinaux et des idées reçues. Ainsi sont nés 0, 1, 2 (Zéro, Inde), Ame américaine et Ailleurs Par la vertu de l'édition, le griot qui interprète le monde et nous confie ses manuscrits et ses croquis se verra peut-être à son tour interprété...