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Théâtre contemporain. Volume 1, Orient
Gauthier Brigitte
ENTRETEMPS ED
14,79 €
Épuisé
EAN :9782355391392
Extrait de l'introduction de Brigitte GAUTHIERAutour du spectacle En attendant Godot présenté par le Contemporary Legend Theater de Taïwan au Théâtre de l'Agora à Évry, SCRIPT a lancé l'idée d'une rencontre sur le Théâtre contemporain, Orient Occident. Des spécialistes du théâtre du Koweït, de l'Algérie, de la Turquie, du Japon, de la Chine, de Taïwan, d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud se sont réunis pour nous faire découvrir les dramaturges et metteurs en scène de leur secteur culturel. Le Théâtre de l'Agora a présenté en avril 2010 cette version de la pièce de Beckett mise en scène par un acteur, chorégraphe et metteur en scène taïwanais, connu pour ses films d'action aux côtés de Jackie Chan ou Gong Li. Wu Hsing-Kuo dirige le Contemporary Legend Theater depuis plus de vingt ans. Il allie le chant, la déclamation, la danse et l'acrobatie, fidèle aux principes de l'opéra traditionnel chinois.Dans le volume I de Théâtre contemporain, Orient Occident, Monica Guillouet-Gélys, aujourd'hui directrice du Théâtre de la Filature et à l'époque directrice du Théâtre de l'Agora à Évry, a eu la gentillesse d'ouvrir le colloque et de souligner à quel point les rencontres entre ces cultures enrichissent notre créativité culturelle.Ce colloque SCRIPT est né de ma conviction de l'intérêt de confronter ces deux axes de compréhension du monde. Depuis des années, je me suis intéressée à l'apport de l'Orient dans les orientations de la culture théâtrale occidentale. Il est connu qu'Artaud s'est passionné pour le théâtre balinais, mais de très nombreux artistes ont également travaillé sur ces deux aires culturelles comme en témoigne, par exemple la pièce A Map ofthe World du Britannique David Hare mettant en scène une conférence de 1978 de l'Unesco à Bombay sur la pauvreté et une équipe de tournage londonienne qui adapte un roman dix ans plus tard sur cette situation, les mises en scène de Peter Brook et d'Ariane Mnouchkine ou la pièce M. Butterfly de l'Asio-Américain David Henry Hwang. M. Butterfly a remporté un Tony Award en 1988 et traite d'une histoire vraie étonnante, une relation d'amour d'une vingtaine d'années entre un membre de l'ambassade de France et un chanteur d'opéra chinois. Le fonctionnaire français ne se serait pas rendu compte que son «amante» était un homme. Cette pièce a été adaptée au cinéma par David Cronenberg en 1993. En novembre 2010, Simon McBurney a présenté sa pièce Shun-kin inspirée de deux textes de Jun'ichirô Tanizaki au Théâtre de la Ville, une exploration de relations sadomasochistes sur fond de shamisen. La maîtrise de cette représentation de l'âme japonaise par ce metteur en scène anglais gomme les frontières entre les cultures, ce que sa compagnie nommée Complicité pratique régulièrement en tissant des liens avec l'univers japonais ou indien à plusieurs reprises. En 2008, il a présenté A Disappearing Number au Barbican sur la rencontre entre un mathématicien de Cambridge, CH. Hardy, et un mathématicien du sud de l'Inde, Srinivasa Ramanujan. Cette compréhension de l'autre partie du monde et cette mise à disposition, pour le spectateur occidental, de ces traditions lointaines trouvent leurs sources, comme je le rappelle dans l'article liminaire (hors colloque), dans l'oeuvre théâtrale du poète et dramaturge irlandais, W.B. Yeats, inspirée du nô qui incorpore danses et masques. Je présente dans ce texte une recherche sur Yeats et le théâtre nô, comme vecteur de ces liens entre l'Orient et l'Occident. Le contexte contemporain japonais sera présenté plus tard dans cet ouvrage dans l'article de Tin-Lan Huang.
Afin de comprendre les enjeux de la crise des réfugiés, il faut partir sur le terrain. Après avoir tourné Linda and her Dog Vila helping the 2016 Samos Refugees (13 mn) sélectionné au Socially Relevant Film Festival de New York, Brigitte Gauthier, Directrice du Laboratoire SLAM de l'Université d'Evry Paris-Saclay, a rassemblé des experts de divers pays (Iran, Italie, Liban, Arménie, Mexique...) pour retracer l'histoire de la crise actuelle et des exils transgénérationnels. Ce texte fait résonner la voix des réfugiés et propose des directions concrètes. Le sujet est présenté dans sa visibilité transmédia à travers les jeux vidéo, le cinéma, les romans et le théâtre. Ces cas d'étude mènent à une réflexion de fond sur la cartographie des conflits, les portes d'entrées au sud de l'Europe des flux migratoires et l'émergence du danger terroriste mis en scène par les forces politiques extrémistes qui s'emparent de cette crise et en font un sujet de conflit.
Séducteur, charmeur, enjôleur, le Lyonnais Jean Desmont parcourt le quartier nouveau riche des Brotteaux à la recherche de la rédemption. Il aime les femmes, sa carte Infinite et ses conversations avec son grand ami Virgile, l'hôte de Vigne et Gourmandises. Un récit d'amour en Occident à l'ère de la simulation. Portrait de l'homme contemporain. L'homme idéal Evariste, 53 ans, 3 enfants, cadre supérieur, 1m87, 95 kg, séduisant, BCBG, aime le blues, le théâtre et le badminton, recherche femme 40-48, un projet de vie.
Extrait de l'introduction de Brigitte GAUTHIERAutour du spectacle En attendant Godot présenté par le Contemporary Legend Theater de Taïwan au Théâtre de l'Agora à Evry, SCRIPT a lancé l'idée d'une rencontre intitulée Théâtre contemporain Orient Occident. Des spécialistes du théâtre du Koweït, de l'Algérie, de la Turquie, du Japon, de la Chine, de Taïwan, d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud se sont réunis pour nous faire découvrir les dramaturges et metteurs en scène de leur secteur culturel. Le Théâtre de l'Agora a présenté en avril 2010 cette version de la pièce de Beckett mise en scène par un acteur, chorégraphe et metteur en scène taïwanais, connu pour ses films d'action aux côtés de Jacky Chan ou Gong Li. Wu Hsing-Kuo dirige le Contemporary Legend Theater depuis plus de vingt ans. Il allie le chant, la déclamation, la danse et l'acrobatie, fidèle aux principes de l'opéra traditionnel chinois.Dans le volume 1 de Théâtre contemporain. Orient Occident, Monica Guillouet-Gélys, aujourd'hui directrice du Théâtre de la Filature et à l'époque directrice du Théâtre de l'Agora à Évry, a eu la gentillesse d'ouvrir le colloque et de souligner à quel point les rencontres entre ces cultures enrichissent notre créativité culturelle.Ce colloque SCRIPT est né de ma conviction de l'intérêt de confronter ces deux axes de compréhension du monde. Depuis des années, je me suis intéressée à l'apport de l'Orient dans les orientations de la culture théâtrale occidentale. Il est connu qu'Artaud s'est passionné pour le théâtre balinais, mais de très nombreux artistes ont également travaillé sur ces deux aires culturelles comme en témoigne, par exemple la pièce A Map ofthe World du britannique David Hare mettant en scène une conférence de 1978 de l'Unesco à Bombay sur la pauvreté et une équipe de tournage londonienne qui adapte un roman dix ans plus tard sur cette situation, les mises en scène de Peter Brook et d'Ariane Mnouchkine ou la pièce M. Butterfly du sino-américain David Henry Hwang. M. Butterfly a remporté un Tony Award en 1988 et traite d'une histoire vraie étonnante, une relation d'amour d'une vingtaine d'années entre un membre de l'ambassade de France et un chanteur d'opéra chinois. Le fonctionnaire français ne se serait pas rendu compte que son «amante» était un homme. Cette pièce a été adaptée au cinéma par David Cronenberg en 1993. En novembre 2010, Simon Me Burney a présenté sa pièce Shun-kin inspirée de deux textes de Jun'ichirô Tanizaki au Théâtre de la Ville, une exploration de relations sado-masochistes sur fond de shamisen. La maîtrise de cette représentation de l'âme 2008, il a présenté A Disappearing Number au Barbican sur la rencontre entre un mathématicien de Cambridge, G.H. Hardy, et un mathématicien du sud de l'Inde, Srinivasa Ramanujan. Cette compréhension de l'autre partie du monde et cette mise à disposition du spectateur occidental de ces traditions lointaines trouvent leurs sources comme je le rappelle dans l'article liminaire (hors colloque) dans l'oeuvre théâtrale du poète et dramaturge irlandais W.B. Yeats inspirée du nô en incorporant danses et masques. Je présente dans ce texte une recherche sur Yeats et le théâtre nô, comme vecteur de ces liens entre l'Orient et l'Occident. Le contexte contemporain japonais sera présenté plus japonaise par ce metteur en scène anglais gomme les frontières entre les cultures, ce que sa compagnie nommée Complicité pratique régulièrement en tissant des liens avec l'univers japonais ou indien à plusieurs reprises. En tard dans cet ouvrage dans l'article de Tin-Lan Huang.
Résumé : La drogue du viol est un thème à la mode, un sujet de société. Sauf quand le pantin qui tend ses seins et agite son cul, c'est vous, et que soudain, aveugle dans la nuit, vous êtes livrée à bien plus dangereux que des hommes, à votre imagination sans limites. Ils vous droguent. Ils vous violent. Personne ne le saura. Pas même vous d'ailleurs. Aucune preuve. Rien. Presque rien. Mais la vie ne sera plus jamais comme avant. Dans la nuit du Carmin, le club échangiste où l'a emmenée son ami Jules, Anna meurt. Trois heures de l'autre côté des miroirs. En s'éveillant de son coma, elle a tout perdu. Sa mémoire. Amar. L'homme qu'elle aime. L'obscurité demeure mais elle devra mener une enquête pour survivre à ce qu'il y a de pire. Pas ce que l'on vous a fait, ce que l'on vous a peut-être fait.
Imaginons un paysage de prothèses, imaginez. De la terre et des pierres, un arbre effondré, des trous. Le drame n'a plus lieu sur la scène, il est dans le décor-paysage : verre, métal, plastique. Comment dire mieux que l'espace se meurt. On entend une radio... " Un homme arrive sur une colline par une nuit d'orage. Il parle à un mannequin qui ressemble à une jeune fille, il parle à un roi mort, à un chien, à un duo comique, à un arbre, à des pierres. Il parle avec les objets, les animaux, les morts. Dans la terre, il trouve un séquenceur. C'est un dispositif numérique, une mémoire exacte qui permet d'enregistrer et d'ordonner les éléments dans une séquence. L'homme joue avec le séquenceur. Il s'abandonne dans le concert de sa voix enregistrée. L'enregistrement a pris la place de la vie. L'échantillonnage met la répétition au coeur du texte, entraînant une perte de sens et en même temps la reconstitution de quelque chose qui se souvient du sens dans les trous de la langue. La machine ne porte plus seulement la mémoire, elle la tord et l'explose. Le théâtre est envahi par ce qui refuse le théâtre : animaux, objets, machines.
Forss Carl-Johan ; Dotzek Dietrich ; Valdeyron Mar
Comment réparer une table d'harmonie ? Démonter des chevilles ? Augmenter ou réduire la charge des cordes ? Voilà un aperçu des questions que tout bon technicien du piano est un jour amené à se poser. En s'appuyant sur les nombreuses illustrations du livre et grâce aux exercices et conseils pratiques donnés par Carl-Johan Forss, le lecteur pourra rapidement être en mesure de mettre en application les directives de l'auteur. S'exercer auprès d'un professionnel reste bien sûr indispensable, l'ouvrage ayant pour vocation de fournir des bases théoriques essentielles à l'apprentissage. Il présente de manière approfondie la facture et la réparation du piano et développe dans chaque chapitre l'évolution historique des éléments de cet instrument.
FIGURES DE FEMMES / FIGURES SOCIALESL'histoire du théâtre se construit essentiellement autour de figures remarquables et rebelles qui ont marqué leur époque et dont la trace perdure avec le temps.Ce sont des auteurs, acteurs/actrices, metteur(e)s en scène ou théoriciens - existe-t-il des théoriciennes? - qui ont choisi la scène comme endroit d'expression pour exercer leur art. En France comme en Grande-Bretagne, le rôle des femmes dans la construction d'un parcours artistique original est relativement récent et s'inscrit dans l'histoire de l'émancipation féminine et sociale. Il s'agit d'une lutte de reconnaissance qui s'égrène tout au long des siècles et dont l'aboutissement n'est pas encore écrit. Le monde occidental pense s'enorgueillir d'une libération exemplaire, cependant les étapes demeurent provisoires, incertaines et les acquis constamment précaires. Si l'on perçoit le milieu artistique comme un endroit emblématique de la lecture d'une époque, les femmes n'y occupent qu'une place individuelle, souvent héroïque, mais inscrivent rarement leur présence dans des mouvements ou des dynamiques spécifiques. Si l'on considère le théâtre dans un raccourci panoramique quelque peu simpliste et subjectif mais révélateur, on peut brosser quelques rares parcours que l'histoire accepte de garder en mémoire.En France, il est notable que les comédiennes n'imposent leur présence sur scène qu'à dater de 1577, grâce à Catherine de Médicis et aux Italiens qui admettent les femmes dans leurs représentations de commedia dell'arte.
«Dans ce voyage à deux souffles,Deux visages, deux noms, deux oublis,Tout se fait double entre les mainsComme si cela était un et son fantôme.»Roberto JuarrozAu salut ils sont trois, apparaissant sur le plateau du théâtre devant une toile monumentale: Clément Debailleul, Raphaël Navarro et Louis Debailleul. Que s'est-il passé? Nous n'avons vu sur scène qu'un seul acteur.Nous n'avons vu qu'un seul personnage. Un personnage abstrait, jonglant et dansant parmi les strophes de Michel Butor, qu'entourent en brume vaporeuse les lignes chantantes du piano de Messiaen. Jusqu'à ce que l'obscurité ne se fasse sur le plateau, et que le même personnage ne poursuive son chemin dans le noir, en manipulant des balles lumineuses, avec des mouvements dont la trace s'imprime magiquement dans l'espace immobile. Alors les acteurs se substituent l'un à l'autre, à l'insu des spectateurs.C'est tout le sens du titre de ce premier spectacle de la compagnie 14:20, SoloS. Il ne s'agit pas de sol/"successifs, mais bien d'une performance cohérente, d'une présence continue, que peuvent incarner différents acteurs-manipulateurs. Le titre palindrome évoque également la structure en chiasme autour de laquelle s'articule le spectacle: une dilatation des possibles de l'espace, puis du temps, puis des deux à la fois, sur l'intrigue narrative d'une tombée de la nuit, virtuelle, mais néanmoins sensible. Car SoloS est d'abord une invite à se mettre à l'écoute du trajet planétaire, de l'heure exquise au lever de Lune.Le projet de cet écrit est d'aborder les différents aspects du spectacle, en utilisant le scénario et le déroulé de SoloS comme la trame d'une digression intuitive.Au-delà d'une description objective, afin de se remémorer le spectacle, il s'agira d'entraîner le lecteur dans l'atmosphère de SoloS, de comprendre le texte de Michel Butor, d'approcher l'univers et la démarche de 14:20, d'interroger les processus d'écriture (du poème - au jonglage - à la peinture - et à la magie nouvelle).Ainsi la durée de lecture de ce texte est équivalente à celle du spectacle, les séquences narrées sont décrites aux mêmes instants que leurs apparitions lors de leurs représentations et dans leurs temporalités initiales. Les «silences» du texte correspondent aux silences du spectacle, une écriture plus mouvementée à ses allures vives, une autre plus répétitive à ses mouvements ralentis, etc.De même, au cours de cette représentation littéraire et fictive, les moments clés du texte de Michel Butor apparaissaient aux instants donnés essentiels des séquences pour leurs valeurs rythmiques, narratives ou métaphoriques.Du texte au spectacle, chaque séquence s'entrecroise ainsi. Dans un dialogue imaginaire avec l'oeuvre vivante et la disparition de sa représentation. Car c'est le propre de toute oeuvre de spectacle vivant: naître en se sachant devenir un jour ou l'autre invisible, mais laisser pourtant bel et bien une trace tangible presque regardable quelque temps après."