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Le musée des tableaux imaginaires
Gaussen Frédéric ; Mouchès Philippe
GAUSSEN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356982452
De Balzac à Houellebecq - en passant par Poe, Flaubert, Zola, Proust, Aragon, Claude Simon et bien d'autres... - beaucoup d'écrivains se sont plus à inventer des personnages de peintres ou à décrire avec minutie des tableaux de leur invention. A quoi peuvent ressembler ces peintures imaginairesA ? Telle est la grave question que se pose ce livre, en s'amusant à les reconstituer avec les outils de la peinture et de l'informatique. Et en s'interrogeant sur les relations que ces écrivains entretenaient avec la peinture. Etaient-ils peintres eux-mêmes, critiques d'art ou collectionneursA ? Couraient-ils les musées, les galeries d'art et les expositionsA ? Fréquentaient-ilsA les artistes de leur temps ? Quelle peinture aimaient-ilsA ? Et quelles influences ces productions font-elles apparaître de la peinture sur leur écriture ? Frédéric Gaussen, ancien journaliste au Monde, est l'auteur des plusieurs livres sur la peinture : Paris des peintres, Visites d'ateliers, Le peintre et son atelier, Guide des peintres à ParisA . Philippe Mouchès, est artiste peintre et membre de l'Oupeinpo (Ouvroir de peinture potentielle, créé en relation avec l'Oulipo)A . Il est l'auteur, avec Olivier Salon, de Histoire de l'art et d'en rire et de Carambolages et avec Paul Fournel de Le Lagarde et Panard
En 1939, la jeune peintre Jacqueline Gaussen Salmon emménage, avec sa famille, dans un vaste appartement au 3 de la place des Vosges. Elle y restera jusqu'à sa mort précoce, à 42 ans, en 1948. Pendant les quatre années de guerre qui suivent son installation, elle ne cesse de découvrir et de représenter les merveilles qui l'environnentA : la Place des Vosges - qu'elle peint depuis les fenêtres du musée Victor Hugo - les vieilles rues du Marais, les quais de la Seine, et surtout l'île Saint-Louis, petit havre de paix et de recueillement lové dans les bras du fleuve. Dessins, aquarelles, huiles, gravures sur bois réalisées entre 1940 et 1944... ces images témoignent à la fois de la beauté des lieux et de la résistance deA l'Art aux malheurs du temps...
Un recueil d'?uvres représentant, du xixe siècle à nos jours, la cité languedocienne. Avec son pont romain sur le Vidourle, son château féodal qui garde les traces des guerres de religion, ses rues médiévales et sa place du marché, Sommières est un sujet idéal pour les peintres. Ce livre montre la richesse et la diversité des représentations qu'ils en ont faites depuis le xixe siècle. Artiste des années 1930 et 1940, Jacqueline Gaussen Salmon se situe dans la grande tradition paysagiste française, de Corot et des impressionnistes, tandis que Bollo ou Mathigot ont gardé de leur passage par les avant-gardes de Montparnasse, un regard critique sur la réalité. Martin Lartigue, petit-fils du photographe Jean Lartigue, donne des rues basses de la vieille ville une vision naïve et drolatique proche de la bande dessinée. Des artistes venus d'ailleurs - d'Allemagne ou d'Angleterre, du Caire, de Mexico ou de Buenos Aires - observent le paysage avec, dans l'oeil, le souvenir d'autres horizons. Et l'on découvrira avec amusement le regard plein de fantaisie porté sur sa cité d'adoption par le grand écrivain britannique Lawrence Durrell qui pratiquait la peinture autant que l'écriture.
Lorsqu'il a découvert Sommières, en 1957, Lawrence Durrell raconte qu'il a eu "tout-à-coup le sentiment bizarre de (se) trouver chez lui, sentiment qui ne (l'a) jamais abandonné". Cette installation mettait fin à une longue errance qui, depuis son Inde natale, l'avait conduit à Londres, Corfou, Alexandrie, Rhodes, Cordoba (Argentine), Belgrade et Chypre, d'où il fut chassé par la guerre civile. Il habite d'abord la Villa Louis, chemin de Paillasson, puis après un séjour de quelques années dans un maset nîmois, revient définitivement à Sommières, dans la Maison Tartés, 15 route de Saussines, qu'il habite de 1966 jusqu'à sa mort le 7 novembre 1990. Ce livre retrace cette d'histoire d'amour entre un écrivain et sa cité d'élection, à partir des écrits de Durrell lui-même - dans sa correspondance avec son ami l'écrivain Henry Miller et des pages de certains de ses livres - et des témoignages de quelques-uns de ses visiteurs illustres : les poètes Marc Alyn et Frédéric Jacques Temple, l'écrivaine Anaïs Nin, la danseuse Diana Menuhin, le libraire Allan Thomas, le diplomate E. W. Challoner, l'universitaire Corinne Alexandre-Garner, la romancière Béatrice Commengé... Ces textes sont précédés d'un préface de Françoise K.D., dernière compagne de Lawrence Durrell.
Edité pour la première fois en 1992, ce Journal, près de trente ans plus tard, frappe par son actualité. Témoignage d'une peintre cherchant à concilier sa vie de femme et sa vie d'artiste, il fait écho au mouvement actuel de reconnaissance de la place des femmes dans l'histoire de l'art, . Peu connue lors de sa disparition à 42 ans en 1948, la peinture de Jacqueline Gaussen Salmon l'est mieux aujourd'hui, grâce à une monographie (Biro, 1996), à plusieurs expositions (dont une rétrospective à l'Orangerie du Jardin du Luxembourg , 1997) et au site qui lui est consacrés sur le Net. Un choix de ses oeuvres est exposé en permanence à l'Espace culturel Lawrence-Durrell de Sommières (Gard). Cette reconnaissance accompagne l'effort de cette petite cité gardoise pour mettre en valeur un patrimoine historique et culturel exceptionnel. Cette "prière dans la nuit" est aussi un hymne à la beauté des paysages languedociens et à la passion de les peindre.
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.
Garcin Pierre-Yves ; Raynal Michel ; Barloy Jean-J
Les pieuvres et calmars géants ont été une source d'inspiration pour des écrivains classiques comme Jules Verne (20000 Lieues sous les mers), ou Victor Hugo (Les Travailleurs de la mer), comme pour des auteurs populaires contemporains: Peter Benchley (auteur des Dents de la mer), Arthur C. Clarke (2001: l'Odyssée de l'espace) ou encore Michael Crichton (Jurassic Park). De nombreux films, dont beaucoup de série B, les mettent en scène. Tentacules apportent au public ce qui manquait à la question. Préfacé par Jean-Jacques Barloy et co-écrit avec Michel Raynal, experts reconnus en cryptozoologie, cet ouvrage présente les céphalopodes géants du point de vue de la science et de la fiction. Dans une première partie, Pierre-Yves Garcin mène l'enquête sur la réalité de ces animaux. L'existence du calmar géant, le fameux « Kraken » qui alimente les légendes depuis l'Antiquité, est avérée. Pour ce qui est du Poulpe Colossal, les témoignages suggèrent qu'il existe, mais le manque de preuves laisse le mystère entier. Un chapitre est consacré à l'étude du célèbre cas du « Monstre de Floride », soupçonné pendant longtemps d'être un poulpe géant. L'auteur s'intéresse ensuite aux tentacules littéraires et cinématographiques, réalistes ou fruits de la créativité des auteurs et metteurs en scène. Les tentacules sont un archétype de l'imaginaire collectif, et trouvent leur place auprès des « sales bêtes » plus ou moins fabuleuses comme le requin ou le monstre du Loch Ness.
Bérard Philippe ; Bouvier Michel ; Bernuy Jean-Lou
Michel Bouvier s'intéresse depuis plus de 20 ans à l'histoire de la vigne et du vin. Producteur dans le Lubéron, il a étudié l'archéologie de la vigne et du vin. Il s'est en particulier intéressé aux vins de l'Antiquité (... jusqu'à en produire lui-même!) Philippe Bérard, se passionne depuis longtemps pour les outils et les hommes qui ont façonné le vignoble. Ingénieur et collectionneur d'objets liés à la vigne qu'il a rassemblées au fil de ses voyages en France et à l'étranger, il a créé l'exposition-spectacle Sacrée vigne! que l'on peut voir à l'Imaginarium de Nuits-Saint-Georges (groupe Boisset).
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.