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Sommières et ses peintres
Gaussen Frédéric
GAUSSEN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782356980847
Un recueil d'?uvres représentant, du xixe siècle à nos jours, la cité languedocienne. Avec son pont romain sur le Vidourle, son château féodal qui garde les traces des guerres de religion, ses rues médiévales et sa place du marché, Sommières est un sujet idéal pour les peintres. Ce livre montre la richesse et la diversité des représentations qu'ils en ont faites depuis le xixe siècle. Artiste des années 1930 et 1940, Jacqueline Gaussen Salmon se situe dans la grande tradition paysagiste française, de Corot et des impressionnistes, tandis que Bollo ou Mathigot ont gardé de leur passage par les avant-gardes de Montparnasse, un regard critique sur la réalité. Martin Lartigue, petit-fils du photographe Jean Lartigue, donne des rues basses de la vieille ville une vision naïve et drolatique proche de la bande dessinée. Des artistes venus d'ailleurs - d'Allemagne ou d'Angleterre, du Caire, de Mexico ou de Buenos Aires - observent le paysage avec, dans l'oeil, le souvenir d'autres horizons. Et l'on découvrira avec amusement le regard plein de fantaisie porté sur sa cité d'adoption par le grand écrivain britannique Lawrence Durrell qui pratiquait la peinture autant que l'écriture.
Du début du XVIIe siècle et jusqu'au XXe, Paris est la capitale mondiale de la peinture. Des milliers d'artistes viennent pour s'y former, s'y installent, la peignent, l'embellissent. Les traces de leur présence sont partout dans la ville: leurs maisons et leurs ateliers, les rues qui portent leur nom, les monuments qu'ils ont décorés, les sites qu'ils ont représentés. Ce dictionnaire-guide invite à partir à leur rencontre dans les quartiers des artistes, les palais, les églises et les hôtels particuliers, les rues et les jardins. Classées par ordre alphabétique des noms de rues, chacune des quelques 1000 entrées décrit des lieux existants ou disparus, évoque des peintres réels ou de fiction y ayant séjournés (maisons, ateliers...) ou ayant donné leur nom à la rue, recense les oeuvres représentant la ville et la décorant. Plus de 150 illustrations en bichromie permettent d'évoquer par la photographie le peintre au travail, ses ateliers, ses logements, ses amis et modèles et de faire revivre le Paris des peintres.
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.
En 1939, la jeune peintre Jacqueline Gaussen Salmon emménage, avec sa famille, dans un vaste appartement au 3 de la place des Vosges. Elle y restera jusqu'à sa mort précoce, à 42 ans, en 1948. Pendant les quatre années de guerre qui suivent son installation, elle ne cesse de découvrir et de représenter les merveilles qui l'environnentA : la Place des Vosges - qu'elle peint depuis les fenêtres du musée Victor Hugo - les vieilles rues du Marais, les quais de la Seine, et surtout l'île Saint-Louis, petit havre de paix et de recueillement lové dans les bras du fleuve. Dessins, aquarelles, huiles, gravures sur bois réalisées entre 1940 et 1944... ces images témoignent à la fois de la beauté des lieux et de la résistance deA l'Art aux malheurs du temps...
Après avoir pris sa retraite à Marseille en 1911, le colonel de cavalerie Salmon a fréquenté les ateliers des peintres. Plusieurs d'entre eux sont devenus ses amis et il leur a acheté des tableaux. Modeste mais constituée avec passion, sa collection témoigne de la vitalité culturelle de la cité phocéenne au début du XXe siècle. Une effervescence due au dynamisme de l'école des beaux arts sous l'impulsion du grand paysagiste Emile Loubon, à l'influence du courant mistralien pour la renaissance provençale, à la présence de nombreux artistes de qualité et au goût pour l'art d'une bourgeoisie active et prospère.
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
L'inventeur des villes est une promenade, un ensemble de déambulations urbaines qui oscillent entre histoire et philosophie, société, tourisme et souvenirs personnels. Certaines villes que vous arpenterez ici existent. D'autres n'existent pas. Certaines réflexions sont empreintes de réalisme, d'autres ne le sont pas du tout. Cependant, si vous aimez Genève, New York, Marseille ou Abidjan, si vous fréquentez ou avez fréquenté les rues de Puebla, Rome, Kuantan ou Miami Beach, si vos pas vous amènent toujours un carrefour plus loin, L'inventeur des villes va vite devenir votre meilleur ami. Don't hesitate, take a walk with life...
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.