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Autofiction. Une aventure du langage
Gasparini Philippe
SEUIL
24,30 €
Épuisé
EAN :9782020973977
Après avoir redéfini la stratégie du roman autobiographique dans Est-il je? l'auteur s'interroge dans ce nouvel essai sur la validité du concept d'autofiction. Depuis quelques années, ce terme est en effet entré dans l'usage sans que l'on puisse déterminer s'il a pour vocation d'absorber les anciennes catégories - autobiographie, roman personnel, récit - ou de désigner un type réellement nouveau d'écriture du moi. Pour sortir de cette confusion il fallait tirer les fils de l'histoire. C'est pourquoi Philippe Gasparini s'attache d'abord à resituer le contexte dans lequel Serge Doubrovsky a lancé son néologisme, puis retrace les débats qu'il a soulevés. Les différentes définitions données par Jacques Lecarme, Philippe Lejeune, Gérard Genette, Régine Robin, Vincent Colonna, Marie Darrieussecq, sont ainsi mises en perspective avec les réflexions d'Alain Robbe-Grillet, Paul Nizon, Raymond Federman, Philippe Vilain ou Philippe Forest sur leur pratique de l'écriture. Ce parcours montre comment l'autonarration est peu à peu sortie de la clandestinité pour revendiquer un véritable statut littéraire. Il permet de dégager les principaux traits qui la caractérisent. Et il suggère que ce nouveau genre, fondé sur le doute, le fragment et l'altérité, peut aussi constituer un acte de résistance.
L'autobiographie religieuse a été pratiquée partout et dans toutes les confessions. Mais c'est en Occident qu'elle a pris un essor fulgurant à partir de 1600. Eglises, sectes, congrégations ont massivement publié des récits de conversion ou de persécution, des témoignages d'ascèse, d'extase, d'apparitions... Si le genre n'a cessé de décliner depuis le XVIIIe siècle, son ambition réflexive s'est diffusée dans le roman, la poésie et les écritures du moi. Adoptant une démarche géographique résolument originale, Philippe Gasparini se penche dans cet ouvrage sur une zone méconnue de l'espace autobiographique et passe en revue plus de deux cents auteurs, des plus célèbres (Jean-Jacques Rousseau, Thérèse de Lisieux) aux plus oubliés, appartenant aux différentes confessions chrétiennes, orthodoxie comprise, mais également au judaïsme, à l'islam et aux religions orientales. A travers ce tour d'horizon, des itinéraires et des tempéraments se dessinent. Des hommes s'interrogent, des femmes s'affirment. Et un nouveau champ des écritures du moi, jusqu'ici négligé par les universitaires, prend forme.
Poursuivant ses travaux sur l'autobiographie et l'autofiction et leurs ambiguïtés génériques, Philippe Gasparini propose dans ce volume une exploration résolument historique, de Chateaubriand à Annie Ernaux en passant par James Joyce : " malgré leurs avancées, il m'a toujours semblé que les études consacrées aux écritures du moi pêchaient par essentialisme an-historique. Comment peut-on constater que la pulsion autobiographique envahit le champ littéraire sans s'interroger sur les origines de ce phénomène, sans se demander ce qui distingue notre culture individualiste de celles qui l'ont précédée et de celles qui lui résistent ? " Ce faisant, il analyse les stratégies d'hybridation à l'oeuvre dans les textes, les spécificités du contrat de lecture proposé par les auteurs - et livre ainsi une définition éclairante de l'autofiction, ce (mauvais) genre qui n'en finit pas de faire débat.
Le mot 'autofiction' est apparu dans les années quatre-vingts pour désigner des textes écrits à la limite du roman et de l'autobiographie. Il a séduit les éditeurs, les critiques, les enseignants, car il leur permettait de revaloriser une part considérable de la production littéraire. Les romans qu'on n'osait plus qualifier de personnels ou autobiographiques bénéficièrent ainsi d'une appellation nouvelle, de consonance moderne, mais aussi vague et indéterminée que les précédentes. Cet effet de mode n'a pas manqué d'aggraver la confusion qui régnait déjà sur cette frontière.Constatant qu'aucune étude n'avait été consacrée à ce problème depuis au moins quarante ans, l'auteur le reformule en adoptant une méthode pragmatique, c'est-à-dire en considérant le texte comme un vecteur de communication. Il propose d'abord de réserver 'autofiction' aux projections du moi dans des situations imaginaires, par analogie avec 'science-fiction'. Le concept de 'roman autobiographique' retrouve ainsi sa pertinence pour regrouper les textes, beaucoup plus nombreux, qui prétendent combiner deux contrats de narration apparemment incompatibles : la convention romanesque et le pacte autobiographique.Ces textes se caractérisent essentiellement par leur stratégie de l'ambiguïté. Ils distribuent des signes contradictoires de fiction et de confession qui requièrent un travail permanent de décodage. La définition du roman autobiographique, en tant que genre, passe donc par un inventaire des procédés qu'il emprunte au roman, à l'autobiographie et à d'autres genres. Philippe Gasparini entreprend cette tâche en suivant l'itinéraire du lecteur qui se demande : ´Est-il je?', c'est-à-dire: le héros et l'auteur sont-ils identifiables? quel est le degré de référentialité du récit?
Questionner sociologiquement le travail dans les organisations sportives, telle est l'ambition de cet ouvrage. Son originalité repose sur les apports mutuels de la sociologie du travail et des sciences sociales du sport pour mieux comprendre les formes que prend le travail dans les organisations sportives contemporaines. Réunissant des sociologues du travail, de l'emploi et du sport qui empruntent la voie du pluralisme méthodologique, ce livre embrasse à la fois une grande variété de terrains et une diversité de points de vue théoriques. Les auteurs nous invitent à comprendre les dynamiques individuelles et collectives qui régissent les activités de travail, en particulier celles propres au secteur sportif. Riche en interrogations, en débats et en réponses, l'ouvrage Les compétences au travail : sport et corps à l'épreuve des organisations illustre la vigueur d'un nouveau champ de recherche.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.