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Chroniques de la foi et du doute. Une introduction à l'autobiographie religieuse (1600-1900)
Gasparini Philippe
PU LYON
23,00 €
Épuisé
EAN :9782729712341
L'autobiographie religieuse a été pratiquée partout et dans toutes les confessions. Mais c'est en Occident qu'elle a pris un essor fulgurant à partir de 1600. Eglises, sectes, congrégations ont massivement publié des récits de conversion ou de persécution, des témoignages d'ascèse, d'extase, d'apparitions... Si le genre n'a cessé de décliner depuis le XVIIIe siècle, son ambition réflexive s'est diffusée dans le roman, la poésie et les écritures du moi. Adoptant une démarche géographique résolument originale, Philippe Gasparini se penche dans cet ouvrage sur une zone méconnue de l'espace autobiographique et passe en revue plus de deux cents auteurs, des plus célèbres (Jean-Jacques Rousseau, Thérèse de Lisieux) aux plus oubliés, appartenant aux différentes confessions chrétiennes, orthodoxie comprise, mais également au judaïsme, à l'islam et aux religions orientales. A travers ce tour d'horizon, des itinéraires et des tempéraments se dessinent. Des hommes s'interrogent, des femmes s'affirment. Et un nouveau champ des écritures du moi, jusqu'ici négligé par les universitaires, prend forme.
Le mot 'autofiction' est apparu dans les années quatre-vingts pour désigner des textes écrits à la limite du roman et de l'autobiographie. Il a séduit les éditeurs, les critiques, les enseignants, car il leur permettait de revaloriser une part considérable de la production littéraire. Les romans qu'on n'osait plus qualifier de personnels ou autobiographiques bénéficièrent ainsi d'une appellation nouvelle, de consonance moderne, mais aussi vague et indéterminée que les précédentes. Cet effet de mode n'a pas manqué d'aggraver la confusion qui régnait déjà sur cette frontière.Constatant qu'aucune étude n'avait été consacrée à ce problème depuis au moins quarante ans, l'auteur le reformule en adoptant une méthode pragmatique, c'est-à-dire en considérant le texte comme un vecteur de communication. Il propose d'abord de réserver 'autofiction' aux projections du moi dans des situations imaginaires, par analogie avec 'science-fiction'. Le concept de 'roman autobiographique' retrouve ainsi sa pertinence pour regrouper les textes, beaucoup plus nombreux, qui prétendent combiner deux contrats de narration apparemment incompatibles : la convention romanesque et le pacte autobiographique.Ces textes se caractérisent essentiellement par leur stratégie de l'ambiguïté. Ils distribuent des signes contradictoires de fiction et de confession qui requièrent un travail permanent de décodage. La définition du roman autobiographique, en tant que genre, passe donc par un inventaire des procédés qu'il emprunte au roman, à l'autobiographie et à d'autres genres. Philippe Gasparini entreprend cette tâche en suivant l'itinéraire du lecteur qui se demande : ´Est-il je?', c'est-à-dire: le héros et l'auteur sont-ils identifiables? quel est le degré de référentialité du récit?
Du fait d'une tradition que l'enseignement et la recherche juridique en France traduisent, l'analyse de la démocratie, de ses fondements, ses modalités, ses pratiques, est avant tout le fait des juristes de droit public ou des politistes mais elle tend à se développer désormais dans l'ensemble des branches du droit. En cela, la science du droit est appelée à étudier un phénomène social global en singulière expansion. En effet, cette idée démocratique, née dans le champ du droit constitutionnel et d'une réflexion sur l'organisation de l'Etat, irrigue aujourd'hui d'autres organisations sociales au-delà de celle de l'Etat : organisation des administrations publiques "ordinaires ", des sociétés commerciales, des familles... La démocratie est au-delà d'un modèle politique une philosophie sociale traduite dans les règles de droit, toutes a branches a confondues. Paradoxalement, en s'imposant cet impératif démocratique subit une critique de ses modalités et une réflexion sur son renouvellement et sa transformation. Les crises régulières et les critiques subies par la démocratie ne peuvent manquer d'intéresser les juristes. Les études rassemblées dans cet ouvrage, issues des travaux des doctorants de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille Université et de l'IEP d'Aix-en-Provence à l'occasion de la journée du 7 juin 2019 qui leur est consacrée, s'efforcent d'analyser ce mouvement et de repenser la démocratie ainsi que ses formes d'expression.
Après avoir redéfini la stratégie du roman autobiographique dans Est-il je? l'auteur s'interroge dans ce nouvel essai sur la validité du concept d'autofiction. Depuis quelques années, ce terme est en effet entré dans l'usage sans que l'on puisse déterminer s'il a pour vocation d'absorber les anciennes catégories - autobiographie, roman personnel, récit - ou de désigner un type réellement nouveau d'écriture du moi. Pour sortir de cette confusion il fallait tirer les fils de l'histoire. C'est pourquoi Philippe Gasparini s'attache d'abord à resituer le contexte dans lequel Serge Doubrovsky a lancé son néologisme, puis retrace les débats qu'il a soulevés. Les différentes définitions données par Jacques Lecarme, Philippe Lejeune, Gérard Genette, Régine Robin, Vincent Colonna, Marie Darrieussecq, sont ainsi mises en perspective avec les réflexions d'Alain Robbe-Grillet, Paul Nizon, Raymond Federman, Philippe Vilain ou Philippe Forest sur leur pratique de l'écriture. Ce parcours montre comment l'autonarration est peu à peu sortie de la clandestinité pour revendiquer un véritable statut littéraire. Il permet de dégager les principaux traits qui la caractérisent. Et il suggère que ce nouveau genre, fondé sur le doute, le fragment et l'altérité, peut aussi constituer un acte de résistance.
Le sport peut-il pacifier et redynamiser une banlieue? Quels sont les sports pratiqués dans les quartiers? Selon quelles modalités? Pourquoi privilégier le sport dans les politiques urbaines à destination des quartiers de relégation? En réponse à la "crise du lien social", le sport est souvent présenté comme un puissant ciment ou du moins comme un modèle d'intégration pour les "jeunes des cités". Dans ce contexte, le sport devient "social" et la jeunesse des quartiers populaires apparaît comme le groupe cible des nouveaux dispositifs "socio-sportifs" mis en oeuvre par les pouvoirs publics. Les auteurs se proposent précisément de questionner les catégories utilisées pour approcher cette réalité tout en l'illustrant à partir d'enquêtes sociologiques récentes. Ce travail de synthèse constitue à la fois un outil de réflexion pour chercheurs et étudiants en sciences sociales (STAPS, sociologie, science politique) et un outil d'aide à la décision pour tous les acteurs des politiques publiques du sport (fonctionnaires territoriaux, élus politiques, décideurs en matière de politique de la ville et d'action sociale). Biographie de l'auteur William Gasparini est professeur des Universités, Université Marc Bloch, Strasbourg II, où il dirige l'Equipe de recherche en sciences sociales du sport (EA 1342). Gilles Vieille-Marchiset est maître de conférences habilité à diriger des recherches (HDR) à l'Université de Franche-Comté (UFC) et membre du laboratoire de sociologie et d'anthropologie (LASA-EA 3189) de l'UFC.
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.