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Dieu sans idée du mal. 3e édition revue et augmentée
Garrigues Jean-Miguel ; Schönborn Christoph
AD SOLEM
25,80 €
Épuisé
EAN :9782372980210
Le regard de Dieu nous saisit toujours dans la fraîcheur de son acte créateur, qui est à l'origine de notre existence. Jean-Miguel Garrigues nous invite à trouver dans le regard miséricordieux de Jésus le charme toujours neuf du regard divin qui nous choisit en nous appelant à l'existence. Dieu ne considère pas le mal en nous. En effet, "ses yeux sont trop purs pour voir le mal" (Hab 1,13). Alors qu'est-ce que le mal ? Il n'est que la falsification de notre vrai bien, une privation d'être, laquelle n'est possible que dans ces créatures pour lesquelles l'être est un "avoir" qu'elles peuvent en partie perdre. Le mal moral est une partie du bien que l'homme désire et qu'il absolutise à la place du Bien divin. Dieu peut-il être vaincu par le mal ? L'oeuvre divine détruite par le refus de sa propre créature ? Non, car dans son agonie l'Amour rédempteur va aimer sans considérer le refus toujours possible de la créature. Le Christ avance dans sa passion les yeux voilés à travers la contradiction du mal. Il va aimer malgré le refus - il va aimer à partir de son amour créateur. Dieu sans idée du mal fait partie des meilleurs ouvrages de spiritualité dominicaine. Cardinal Christoph Schônborn
Maxime le Confesseur. Un moine aux origines obscures, probablement palestinien de souche juive et de culture grecque, qui, à la fin de la grande période patristique, recueille tout l'héritage dogmatique et spirituel de l'Orient chrétien (Origène, les Cappadociens, la tradition macarienne, Cyrille d'Alexandrie, le Pseudo-Denys, etc.) et le charpente dans une première ébauche d'aristotélisme chrétien rendant possible, à travers saint Jean Damascène, la synthèse médiévale de saint Thomas d'Aquin. Un spirituel du VIIè siècle qui, à Constantinople, découvre de l'intérieur le Palais et l'Eglise impériale dans leur suprême tentative pour sauvegarder, fut-ce au prix de l'hérésie, l'intégrité politico-religieuse de l'Empire. Un errant dans le chaos d'une époque apocalyptique qui voit le dernier affrontement entre les deux empires des Grecs et des Perses, rivaux depuis plus d'un millénaire, puis la montée foudroyante de l'Islam et la dislocation de la chrétienté romaine. Maxime est, tant par ses écrits que par sa vie de plus en plus audacieuse dans la charité, un témoin de la plénitude humano-divine du Christ : à Carthage dans la controverse doctrinale, à Rome dans la confession conciliaire auprès du successeur de Pierre, à Byzance dans les supplices d'un procès pour haute trahison, et finalement sur les hauteurs du Caucase dans le martyre. A travers ce parcours fulgurant de l'histoire d'une liberté chrétienne, c'est un saint qui découvre et proclame l'amour fou du Père comme avènement humain de Dieu dans le Christ et comme avenir divin de l'homme dans l'Esprit de charité. Dieu et l'homme, chante-t-il, se servent mutuellement de modèles. Par son amour pour l'homme Dieu s'humanise selon la même mesure où par la charité l'homme est divinisé pour Dieu.
A quoi sont dus le plaisir et la joie que l'on ressent à la lecture de cette autobiographie étonnante de Jean- Miguel Garrigues ? Peut-être d'abord à la manière personnelle et cordiale dont ce religieux dominicain a choisi de présenter son œuvre. À travers des entretiens avec deux amis représentant deux générations plus jeunes que la sienne, l'auteur s'efforce de leur faire percevoir le monde et l'Église du milieu du XXe siècle au moment où s'opèrent des bouleversements religieux, moraux, et culturels fondamentaux. Après une enfance marquée par la vie internationale d'une famille de diplomates espagnols, il devient dominicain et étudie la théologie auprès de grands maîtres comme Congar, de Lubac, Le Guillou ou Ratzinger. Dès lors, il s'implique dans les projets les plus variés et les plus audacieux de l'Église : le Renouveau charismatique, la fondation de fraternités monastiques en paroisse, la présence du chrétien en politique, une pastorale spécifique pour les homosexuels, la rédaction du Catéchisme de l'Église catholique, la réévaluation de la vocation du peuple juif... La découverte de cette vie vouée à Dieu permet de faire le point sur les défis du catholicisme. Les mémoires de Jean-Miguel Garrigues sonnent toujours juste, elles touchent à la fois l'intelligence et le cœur et témoignent d'un homme qui s'est efforcé de comprendre l'Église dans toute sa richesse et sa diversité qui font sa grandeur.
Résumé : L'exhortation du pape François sur la famille Amoris laetitia a été l'objet de critiques. Quatre cardinaux ont envoyé une lettre au pape pour demander de lever des doutes (dubia) au sujet de plusieurs points de doctrine et de pastorale concernant essentiellement la validité toujours actuelle des enseignements du pape Jean Paul II sur les actes intrinsèquement mauvais et sur la possibilité ou non pour les personnes divorcés remariés, dans certains cas, d'accéder aux sacrements. Deux théologiens, de traditions spirituelles et de formations théologiques différentes, ont souhaité répondre aux doutes des cardinaux et à travers eux à ceux qui s'interrogent. Leur dialogue a abouti à une ligne commune que chacun argumente depuis sa spécialité : les enseignements du pape Jean-Paul II (notamment dans Veritatis splendor et Familiaris consortio) et ceux du pape François dans Amoris laetitia ne sont nullement contradictoires mais complémentaires. C'est leur lecture conjointe qui nous permet de les éclairer tous deux et de comprendre que la vie morale et la pastorale ont besoin à la fois du rappel des normes universelles de la vie morale et d'une application miséricordieuse de cette doctrine dans la prise en compte pastorale de la dimension singulière de la décision personnelle. Cette perspective évite de faire une lecture tutioriste (rigide) de Veritatis splendor et une lecture laxiste d'Amoris laetitia. On peut répondre oui aux cinq doutes émis par les cardinaux.
De la manière dont on comprend que l'Esprit procède éternellement aussi du Fils (Filioque) dans la Trinité dépend l'équilibre entre sa mission et celle du Christ dans la vie du croyant et de l'Église. Ce livre porte d'abord sur l'origine éternelle du Saint-Esprit dans la Trinité. La doctrine de la procession de l'Esprit ex Patre Filioque ne fait-elle pas de lui une personne subordonnée et sans réciprocité vis-à-vis du Père et du Fils, comme les théologiens orthodoxes le reprochent aux catholiques ? Depuis le début des années 1970, où ont débattu de cette grande question avec Olivier Clément, le père Bobrinskoy et d'autres théologiens orthodoxes de l'Institut Saint-Serge, l'auteur n'a cessé de reprendre et d'approfondir cette question. aussi bien par rapport aux sources patristiques que par rapport à la grande théologie de saint Thomas d'Aquin. En 1981, il a publié un premier état de ses travaux dans un volume intitulé L'Esprit qui dit : Père ! Par la suite, il est intervenu comme expert dans l'élaboration du document romain de clarification. Les traditions grecque et latine concernant la procession de l'Esprit-Saint (Conseil pour l'unité des chrétiens. septembre 1995). Dans le présent ouvrage. il rassemble toutes ses recherches depuis la clarification romaine du Filioque et en développe les conséquences pour la théologie trinitaire du Saint-Esprit. Comme le père Congar l'avait vu, de la manière équilibrée ou exorbitée (christomonisme) dont est compris le Filioque dépend tout l'équilibre de la mission de l'Esprit par rapport à celle du Christ dans la vie de la grâce, dans la vie sacramentaire et liturgique et enfin dans la communion ecclésiale selon ses différentes articulations : homme - femme, juif - gentil, prêtre - laïc, Eglise universelle - Eglises particulières.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert