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Géricault. Au musée Condé de Chantilly
Garnier-Pelle Nicole
FATON
19,50 €
Épuisé
EAN :9782878442502
Figure éminente du romantisme, surtout connu en tant que peintre du cheval, Théodore Géricault (1791-1824) meurt à trente-deux ans, plus jeune que Raphael ou Watteau, laissant une production lithographique qui compte parmi les plus grands chefs-d'oeuvre du XIXe siècle. Formé par Carle Vernet, Guérin et l'Ecole des beaux-arts, ayant copié les maîtres au Louvre, Géricault échoue au prix de Rome en 1816, mais se rend à ses frais en Italie. Il introduit dans son oeuvre l'actualité contemporaine : libéral, il montre les souffrances des soldats de l'Empire, critique le régime de la Restauration avec son Radeau de la Méduse (Salon de 1819), s'intéresse à la question de l'esclavage. Durant ses séjours à Londres en 1820-1821, il dénonce dans ses lithographies la réalité sociale des débuts de la révolution industrielle. Les poèmes de Lord Byron inspirent sa production orientaliste, dominée par son amour du cheval. Le musée Condé à Chantilly conserve une collection presque complète de ses lithographies, acquise en 1866 par Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897), donateur de Chantilly à l'Institut de France.
Carmontelle, de son vrai nom Louis Carrogis, est un officier au service des Orléans qui croque les portraits des hôtes du Palais-Royal à la pierre noire, à la gouache et à l'aquarelle. Les Goncourt, passionnés d'art du XVIIIe siècle, le définissent comme "un homme qui a fait poser devant lui la société de son temps" , de Buffon (1707-1788), naturaliste, intendant du Jardin du Roi, et La Condamine, chimiste, homme de lettres et voyageur, au géographe Cassini et au docteur Gatti, médecin du roi qui se livra aux premiers essais d'inoculation.
Temps fort des collections du musée Condé, l'orientalisme débute en France en 1832 avec le voyage de Delacroix au Maroc, dont Chantilly conserve l'un des célèbres albums de l'artiste. Le mouvement se développe avec le romantisme, mais il rassemble des artistes aux personnalités aussi différentes, voire opposées, qu'Horace Vernet ou Eugène Delacroix, Prosper Marilhat ou Alexandre-Gabriel Decamps. Il marque l'intérêt du xixe siècle pour les cultures d'Afrique du Nord et des régions dominées par l'Empire ottoman (Turquie, pays arabes). Le duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe, qui vécut de 1840 à 1848 durant la colonisation de l'Algérie et en était gouverneur général en 1848, a rassemblé des oeuvres de la première moitié du xixe siècle. L'exposition a lieu dans le cadre du bicentenaire de la naissance du duc d'Aumale.
Peintre formé à Paris dans l'atelier de Paul Delaroche avec Gustave Le Gray, Roger Fenton se tourne vers la photographie. De mars à juin 1855, il va en Crimée photographier le siège de Sébastopol où l'Angleterre, la France et le Piémont soutiennent l'Empire ottoman contre la Russie. Il réalise des images aseptisées d'un conflit sanglant et très impopulaire. Son "camion photographique" sert de cible aux tirs russes, la forte lumière et la chaleur de l'été rendent ses conditions de travail difficiles. Il fait les portraits des officiers, correspondants de guerre (dont celui du Times) et participe à la vie quotidienne de l'état-major, assiste au conseil de guerre. Après trois mois d'un reportage éprouvant, malade et déprimé, Fenton rapporte en Angleterre trois cent soixante clichés-verres qui, tirés sur papier salé, sont publiés par l'éditeur Thomas Agnew. Ces tirages, acquis dès l'automne 1855 par le duc d'Aumale alors exilé à Londres, constituent l'un des tout premiers reportages de guerre.
La collection d'orfèvrerie allemande du Musée national de la Renaissance à Ecouen, la plus importante en France avec celles du Louvre et des musées alsaciens, recèle de nombreux chefs-d'oeuvre encore à découvrir. Restées jusqu'ici injustement méconnues depuis le XIXe siècle, les oeuvres des grands orfèvres de l'Empire Habsbourg traduisent pourtant, avec une virtuosité technique inégalée, les plus belles thématiques de la Renaissance : la mythologie antique, l'exotisme et les ornements "mauresques" s'y mêlent harmonieusement. Alors que l'orfèvrerie française a été massivement détruite, ces splendides coupes en vermeil, ces gobelets aux décors niellés, ces chopes ciselées de personnages, et les deux chefs-d'oeuvre du grand orfèvre Wenzel Jamnitzer, la Daphné d'Ecouen et le Bassin aux rustiques du Louvre, restituent les curiosités des Kunstkammern et les fastes du cérémonial des cours impériales.
Aucun ouvrage traitant de la dorure et de la polychromie sur bois n'avait été édité depuis de longues années. Le dernier en date, intitulé La dorure sur bois de J.M. Saulo, aux éditions Roret, remonte à 1886 ! Depuis, seuls quelques articles écrits par des techniciens sont apparus dans la presse spécialisée. Gilles Perrault, ancien restaurateur au château de Versailles, expert près la Cour d'Appel de Versailles, nous offre ici une véritable " Somme " sur le sujet, qui passionnera autant l'amateur d'art, que le professionnel soucieux de se perfectionner.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Ce livre réunit toutes les connaissances utiles aux collectionneurs et aux professionnels, de l'antiquaire au conservateur-restaurateur. Il est aussi l'ouvrage complétant les études d'histoire des arts et des techniques du feu. La notion d'expertise, qui fait référence à la connaissance acquise par la confrontation avec les objets, implique une véritable enquête sur les moyens techniques d'une époque, sur ses aspirations esthétiques, sur ses inventions et ses emprunts d'où naissent les relations entre oeuvres authentiques, copies, faux et contrefaçons. La première section de l'ouvrage présente une large synthèse sur la céramique, décrivant toutes les évolutions techniques qui ont conduit à l'émergence des styles, des modes et des recherches plastiques. Une grande importance est donnée à l'étude du vocabulaire des formes et des multiples décors, tous reproduits dans de nombreuses planches décrivant par des dessins précis le profil des vases, le contour des assiettes et l'immense variété des motifs d'ornements, floraux ou symboliques. Quant à la section " Techniques de la conservation-restauration ", elle explique les enjeux des phases conservatoires ou interventionnistes, de l'enlèvement des agrafes à la réintégration picturale, des mastics époxydes aux glacis polyuréthanes les plus délicats. Les interventions sont détaillées pas à pas, du moulage aux collages, de l'exécution des repeints traditionnels au récent procédé " Stratype ". Des répertoires permettent au lecteur de connaître les produits de laboratoire indispensables dans un atelier - dissolvants, colles, mastics, pigments, liants et vernis - ainsi que les outils manuels ou mécaniques, tel l'aérographe.