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Roger Fenton et la guerre de Crimée. Aux origines du reportage de guerre
Garnier-Pelle Nicole
FATON
22,00 €
Épuisé
EAN :9782878442854
Peintre formé à Paris dans l'atelier de Paul Delaroche avec Gustave Le Gray, Roger Fenton se tourne vers la photographie. De mars à juin 1855, il va en Crimée photographier le siège de Sébastopol où l'Angleterre, la France et le Piémont soutiennent l'Empire ottoman contre la Russie. Il réalise des images aseptisées d'un conflit sanglant et très impopulaire. Son "camion photographique" sert de cible aux tirs russes, la forte lumière et la chaleur de l'été rendent ses conditions de travail difficiles. Il fait les portraits des officiers, correspondants de guerre (dont celui du Times) et participe à la vie quotidienne de l'état-major, assiste au conseil de guerre. Après trois mois d'un reportage éprouvant, malade et déprimé, Fenton rapporte en Angleterre trois cent soixante clichés-verres qui, tirés sur papier salé, sont publiés par l'éditeur Thomas Agnew. Ces tirages, acquis dès l'automne 1855 par le duc d'Aumale alors exilé à Londres, constituent l'un des tout premiers reportages de guerre.
Temps fort des collections du musée Condé, l'orientalisme débute en France en 1832 avec le voyage de Delacroix au Maroc, dont Chantilly conserve l'un des célèbres albums de l'artiste. Le mouvement se développe avec le romantisme, mais il rassemble des artistes aux personnalités aussi différentes, voire opposées, qu'Horace Vernet ou Eugène Delacroix, Prosper Marilhat ou Alexandre-Gabriel Decamps. Il marque l'intérêt du xixe siècle pour les cultures d'Afrique du Nord et des régions dominées par l'Empire ottoman (Turquie, pays arabes). Le duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe, qui vécut de 1840 à 1848 durant la colonisation de l'Algérie et en était gouverneur général en 1848, a rassemblé des oeuvres de la première moitié du xixe siècle. L'exposition a lieu dans le cadre du bicentenaire de la naissance du duc d'Aumale.
Fac-similé des dessins de Jean-Antoine Fraisse d'après des originaux de Perse, des Indes, de la Chine et du Japon, commenté par Nicole Garnier-Pelle et replacé dans le contexte des manufactures de Chantilly, fondées par le Duc de Bourbon, Prince de Condé, en 1735.
De l'amitié et de la collaboration entre Emile Gallé et Désiré Christian naît la plus extraordinaire histoire de la création verrière et de l'Art Nouveau. Exécutant fidèle et discret des oeuvres d'Emile Gallé, Désiré Christian met au point, pour la réalisation des oeuvres de l'artiste, les techniques verrières les plus abouties de tous les temps. Lorsqu'en 1894, Emile Gallé inaugure sa propre cristallerie à Nancy, Désiré Christian devient le responsable artistique de la verrerie de Meisenthal et perpétue une création magistrale et unique sous la marque d'atelier de "Verrerie d'Art de Lorraine" puis s'installe à son propre compte entre 1898 et 1907. Le présent ouvrage présente un catalogue de ses créations éblouissantes dont la qualité mérite d'être soulignée au même titre que l'oeuvre d'Emile Gallé.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.