L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Bauer Alain ; Dachez Roger ; Meyer Gérard ; Pétill
Bienvenue dans le temple de la franc-maçonnerie ! Vous y serez initié à son histoire, à ses règles et à ses devoirs, aux rites par lesquels les frères vont de l'" équerre au compas ", des ténèbres à la lumière. Une bible pour lever le voile sur une société plus discrète que secrète, mais qui, depuis ses origines, n'en finit pas de fasciner.
Livre neuf. "Des mérites du saké et du riz - illustré par un rouleau japonais du XVIIe siècle", coédition avec la BNF.Des mérites comparés du saké et du riz met en scène sur un ton humoristique un noble amateur de saké, un moine friand de riz et un guerrier partisan de la « Voie du milieu », la modération. La traduction de ce texte, réalisée grâce à une étroite collaboration avec l'équipe de chercheurs qui se consacre depuis 2009 à l'étude de cette oeuvre riche en références culturelles, littéraires, religieuses et philosophiques, est la première jamais publiée.Conservé à la Bibliothèque nationale de France, le Shuhanron emaki est un rouleau japonais de plus de 7 mètres de long composé de quatre peintures remarquablement préservées. La finesse du trait, la délicatesse des matières, la subtilité et la fraîcheur des couleurs sont parfaitement rendues grâce aux nombreux agrandissements et à un travail minutieux réalisé sur chaque reproduction du rouleau original pour en restituer toutes les nuances et toute la beauté.Si l'intérêt de ce rouleau réside dans sa valeur artistique et esthétique, il constitue également un précieux témoignage sur la société japonaise et ses pratiques culinaires. Chaque détail des peintures est accompagné d'un commentaire iconographique qui en éclaire le sens.Synthèse des recherches menées pendant plus de cinq ans, ce livre est publié en coédition avec la BnF et bénéficie de la contribution de spécialistes internationaux de la gastronomie, de la culture, de la littérature et de l'art japonais des XVIe et XVIIe siècles. Pour la première fois, une campagne photographique complète a été réalisée sur le manuscrit de la BnF: une prise de vue des quatre sections, des onze scènes et de trente-neuf détails permettent une lecture où chaque détail du rouleau est mis en valeur.Texte intégral.Traduction dirigée par Claire-Akiko Brisset.Préface de Komine Kazuaki.Rouleau japonais du XVIIe siècle, (11 scènes, 39 détails). 62 illustrations. Introductions de C
Qu'est-ce qu'un crime ? Comment le mesurer ? Quelles sont ses conséquences sur les victimes ? Entièrement mis à jour, ce livre vous entraîne dans les profondeurs de la criminologie pour comprendre les ressorts de l'esprit criminel et les moyens d'action des défenseurs de la loi. Vous explorerez les différentes théories qui cherchent à expliquer pourquoi les individus commettent des crimes. Vous identifierez les différents types de crimes, du crime en col blanc au crime organisé ou au terrorisme. Vous suivrez le travail d'enquête de la police scientifique et découvrirez les moyens de limiter et combattre la menace criminelle. Découvrez : les concepts clés de la criminologie ; les dessous de la psychologie criminelle ; les outils de mesure et de connaissance du crime ; les grands phénomènes criminels ; les nouvelles formes de criminalité ; les façons de prévenir et de combattre le crime.
Les grandes affaires criminelles ont toujours fasciné le public et suscité des débats passionnés et passionnants ! Quelques figures criminelles mythiques ont marqué durablement notre histoire. Si elles provoquent un tel engouement, c'est parce que leurs crimes brisent tous les tabous, qu'ils sont un condensé des imperfections humaines, et qu'ils restent un formidable révélateur des forces et des faiblesses de notre société... et de nous-mêmes. Erigés en "héros négatifs", ces personnages charismatiques inspirent l'effroi et l'horreur, le doute et le mystère. Leur personnalité complexe et ambivalente, leur histoire exceptionnelle et pourtant humaine - qui peut faire écho à notre propre vie - nous choquent, nous répugnent et nous attirent. Des compagnons de la Coquille au clan de la Brise de mer en passant par Landru, la bande à Bonnot ou Mesrine, cet ouvrage magnifiquement illustré vous plongera au coeur de notre histoire criminelle. Des anecdotes et portraits de criminels, mais aussi de personnalités policières visionnaires, vous entraîneront du côté sombre de l'esprit humain...
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.
Dès les premières heures de la Révolution de 1789, les collections d'armes des rois de France, parties intégrantes du Garde-Meuble de la Couronne, furent dispersées. Ne subsistèrent que les armures, quelques armes à feu et des pièces orientales par la suite intégrées aux collections du musée d'Artillerie, noyau de l'actuel musée de l'Armée. Cet ouvrage est le premier catalogue complet de l'héritage patrimonial du Garde-Meuble conservé au musée de l'Armée; il en souligne toute la signification historique, rappelle l'importance technique et artistique de ces pièces - notamment des armes à feu que les collectionneurs du siècle dernier avaient coutume d'identifier sous l'appellation de "" Cabinet d'armes de Louis XIII "-, constitue également une synthèse sur l'art de l'arquebuserie en France au début du XVIIe siècle. La politique du musée de l'Armée pour accroître ce fonds prestigieux fait l'objet d'une présentation développée. L'analyse critique systématique des armures royales à permis d'en affiner les attributions et d'en suggérer de nouvelles. Des annexes spécifiques comportent la reproduction du texte, resté inédit, du dernier inventaire de cette collection et présentent les autres pièces des collections royales subsistant dans des musées étrangers, de manière à établir le panorama d'un des plus extraordinaires ensembles d'armes à feu jamais rassemblés en Europe."