Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Compagnons de l'Université nouvelle. Histoire, mémoire et postérité
Garnier Bruno ; Safra Martine ; Delahaye Jean-Paul
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753593244
Les Compagnons - combattants de la Grande Guerre, auteurs d'un manifeste intitulé L'Université nouvelle paru en 1918-1919 - espéraient que l'Union sacrée, acquise dans les tranchées, prolongerait ses effets dans la paix en faveur d'une réforme démocratique de l'école. Cette réforme devait mettre fin à la séparation des scolarités entre deux ordres : l'école primaire gratuite et ses prolongements, pour les enfants du peuple, et l'ordre secondaire payant, autour du lycée, pour les enfants de la bourgeoisie. Ils voulaient fonder l' "école unique" pour tous, jusqu'aux formations supérieures. L'équité sociale servirait ainsi l'efficacité économique en faveur de la patrie à reconstruire. Si leur projet a connu de profondes transformations ultérieures, jusqu'au début des années1930, au profit de la culture scientifique et de l'émancipation des masses, il est resté jusqu'à la fin fidèle à l'horizon tracé en 1918. L'ouvrage revisite ce mouvement de quatre manières. Premièrement, par la mise à jour des connaissances historiques sur certains points, tels la laïcité ou l'enseignement des sciences ; deuxièmement, par la comparaison internationale avec d'autres systèmes éducatifs de la même époque ; troisièmement, par l'élargissement de l'empan historique du mouvement, mettant au jour ses racines au XIXe siècle et ses avatars ultérieurs ; quatrièmement, par une approche biographique mettant l'accent sur quelques figures attachées à la cause des femmes, à celle de la méritocratie, à celle de la fraternité. Il s'agit ici d'inviter le lecteur à s'interroger sur les critères par lesquels on a pu reconnaître ce qu'était une école démocratique, depuis 1918 jusqu'à nos jours. Avec le soutien du CUIP
Vous vous intéressez à l'institution scolaire et universitaire ? Vous vous destinez aux métiers de l'éducation, aux métiers d'encadrement et d'inspection de l'enseignement scolaire ou universitaire ? Les concours de recrutement des professeurs des écoles, des collèges ou des lycées, des CPE et des personnels d'inspection et de direction, requièrent tous la maîtrise des grands enjeux du système éducatif français. - Avec quels héritages historiques l'école française doit-elle composer aujourd'hui ? - Quel sens donner aux principes fondateurs de l'école républicaine : égalité des chances, lutte contre les discriminations et les fractures sociales et culturelles, épanouissement de la personne, laïcité, formation citoyenne, lien social, insertion professionnelle ? - Quels sont les grands principes législatifs qui régissent l'éducation en France ? - Qu'est-ce que la communauté éducative ? Que peut-elle apporter à l'école, au collège, au lycée ? - Quels sont les grands enjeux des mutations auxquelles l'école et ses principaux acteurs sont confrontés : la décentralisation, l'autonomie des établissements scolaires, la refondation de l'école, etc. ? - Comment la France se place-t-elle par rapport à ses voisins en termes de réussite éducative ? - Quel est le sens des réformes proposées dans la période récente ? Ce livre aborde tous les points fondamentaux permettant de comprendre les défis auxquels doit faire face l'école du XXIe siècle et prend en compte les récentes réformes dont la loi "Pour une école de la confiance" du ministre Jean-Michel Blanquer.
Le présent ouvrage offre une traduction inédite de la tragédie d'Euripide Hécube, en plaçant le texte grec en regard du texte français. Cette traduction se veut une défense et une illustration de la traduction poétique de la tragédie grecque ; elle prend donc une place déterminée dans une longue série de traductions de cette oeuvre et vise à relancer le processus de sa réception littéraire. Dans la langue grecque du Ve siècle avant Jésus-Christ, comme dans la littérature dramatique française, de la Renaissance au siècle de Victor Hugo, la versification remplit une fonction consubstantielle à la tragédie et au drame romantique. La forme poétique produit des effets immédiats sur le lecteur ou le spectateur, par ces contraintes familières et par de soudaines variations de rythme et de sonorités au sein d'une versification immédiatement reconnue comme un marqueur du genre. La prose académique ne prétend pas rendre la dimension musicale du vers grec. Or le vers français est devenu, depuis les romantiques et grâce aux innovations des surréalistes, un instrument d'une incomparable souplesse pour traduire la poésie ancienne. Par ailleurs, Hécube entretient des correspondances étonnantes avec notre époque. Les anciennes valeurs sont interrogées, certains aspects de la démocratie sont critiqués, la conduite de la guerre, cruelle aux vaincus mais dont les suites sont redoutables pour les vainqueurs, la question des femmes dans un monde d'hommes sont déjà posées. Hécube, qui figurait en tête de tous les recueils légués par l'Antiquité, a fait l'objet d'une réception dans la littérature française d'une richesse exceptionnelle, ainsi que d'une profusion de traductions qui en fait presque un musée de la traduction de la tragédie grecque en français. Pourtant, aucune ne s'était encore proposé de conjuguer forme poétique et précision philologique. Puisse le défi constitué par la présente traduction ouvrir de nouvelles voies tant pour la lecture de la tragédie grecque que pour l'exercice de sa traduction.
Résumé : A l'heure où la réforme de l'école cristallise les polémiques, promettant une rentrée scolaire mouvementée, une mise en perspective historique balayant les grandes problématiques liées au projet éducatif s'impose. C'est l'ambition de ce livre qui réunit les plus grands spécialistes d'une question qui se confond avec l'histoire de notre République. L'élargissement de l'éducation fut longtemps liée à la recherche de la prospérité collective et à l'émancipation des personnes considérées comme dépendantes de leur origine sociale. Dès le XIXe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la question des aptitudes est au coeur des débats : faut-il privilégier la recherche de l'efficacité ou l'objectif d'équité ? Lois scolaires de Jules Ferry, polémique entre le philosophe Alfred Fouillée et Célestin Bouglé sur l'hérédité des aptitudes, position du parti communiste sur l'école démocratique, passage des "aptitudes" aux "compétences" en 1968, formation des maîtres, redéfinition des filières, rythmes scolaires : autant d'épisodes, autant d'affrontements qui ont façonné notre école républicaine et que décryptent ici Bruno Garnier et son équipe.
Résumé : Vous allez passer le concours de conseiller principal d'éducation (CPE) ? Le CPE est aujourd'hui un pivot au sein de l'établissement, entre les membres de la communauté éducative, et entre l'établissement et son environnement. Son premier domaine d'intervention est la vie scolaire, mais il agit aussi en dehors de celle-ci. Cet ouvrage vous propose un accompagnement complet afin de réussir le concours : La présentation du concours, des épreuves et des attentes du jury. Une culture de base pour comprendre les finalités de l'école et donner sens aux modalités d'intervention du CPE autour de sept grands thèmes : principes et valeurs de l'éducation ; enjeux de l'éducation : école et société ; transformations : où va l'école ? ; gestion : politique de l'établissement et gestion concurrentielle de l'éducation ; usagers : de l'enfant à l'élève ; professionnalité du CPE ; la loi du 26 juillet 2019 "pour une école de la confiance" . Une méthodologie pour les épreuves : maîtrise des savoirs académiques, étude de dossier portant sur les politiques éducatives, mise en situation professionnelle, entretien sur dossier. Des annales et des sujets inédits corrigés. Des outils de lecture : index, glossaire des sigles et bibliographie. Cette nouvelle édition met à jour les contenus, qui tiennent compte des dernières réformes de l'Education nationale et des dernières sessions de concours.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.