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L'entrée en démesure. Suivi de L'écoute et le regard et de Lettre aux aveugles sur l'invisible poéti
Garelli Jacques
CORTI
15,45 €
Épuisé
EAN :9782714305404
L'obscurité des poètes et des philosophes est légendaire. On invoque, le plus souvent, l'usage d'un langage ésotérique, qui masquerait une réalité connue de chacun. Sous le motif de l'Ecoute et du Regard, mais aussi de L'Invisible Poétique, Lettre adressée aux Aveugles, Jacques Garelli aborde de front cette question. Instruit par de nombreux échanges avec des lecteurs soucieux de ce problème, l'auteur montre que les difficultés inhérentes aux textes poétiques et philosophiques relèvent moins d'une question de vocabulaire que d'une certaine aptitude d'esprit à l'égard des choses et du Monde, qui tranche sur celle de la vie pratique, économique, scientifique, comme sur le discours du reportage. C'est cette attitude que l'auteur s'est attaché à présenter ici, avec les mots de tous les jours, sur l'analyse d'oeuvres anciennes : Lao-Tseu et Platon, ou plus récentes, Rimbaud, Mallarmé, Victor Segalen, Roger Caillois, Italo Calvino, en tenant compte de son expérience personnelle de créateur, qui donne tout son poids à la célèbre proposition de Merleau-Ponty : "L'Etre est ce qui exige de nous création pour que nous en ayons l'expérience". Cette création, Jacques Garelli la met en oeuvre dans son poème formant ouverture ; L'Entrée en Démesure, dont les textes de la deuxième partie déploient le mouvement second de réflexion. Ce recueil est le onzième ouvrage de l'auteur. Son sixième recueil de poèmes. S'inscrivant dans le sillage de L'Ubiquité d'Etre, de Difficile Séjour et d'Archives du Silence, chacun des textes met en oeuvre ce qu'on peut nommer une phénoménologie de l'inapparent.
Peut-on joindre la rigueur et l'érudition philosophiques aux inventions de la poésie et de l'art ? Est-il légitime de nourrir les méditations croisées de Platon, de Kant et de Husserl par l'analyse d'un tableau de Bruegel, un fragment de tragédie de Racine, un sonnet de Ronsard, une séquence du Temps retrouvé de Proust, un poème surréaliste de Tristan Tzara ? Ce pari difficile, Jacques Garelli l'engage dans son dernier ouvrage. Philosophe qui n'oublie jamais son écoute et son regard de poète, l'auteur présente une nouvelle dimension des rapports de l'homme aux choses. Une remise en question radicale de l'espace et du temps, mais aussi de la personne humaine, constitue l'axe directeur de sa méditation. Fondée sur une lecture renouvelée des textes philosophiques de la tradition, mais aussi de notre contemporanéité, Jacques Garelli déploie une recherche qui lui est propre et qui éclaire d'un jour neuf notre rapport au monde.
Au-delà de l'opposition traditionnelle entre mort de soi et mort de l'autre et à l'écart de la conception heideggérienne de la mort interrogée en profondeur, cet ouvrage de Jacques Garelli prospecte une autre alternative : celle de l'expérience de la mort comme amputation du champ trans-individuel de l'être-au-monde du survivant inextricablement mêlé à l'être-au-monde du disparu. Or, la mort ne se réduit pas à un problème strictement humain. Elle concerne l'évolution cosmique de l'ensemble des galaxies, dont on ne peut dissocier notre destin planétaire. Situation questionnée dans la troisième section de cet ouvrage et qui ouvre sur la problématique du Sublime kantien, situé comme en abîme au coeur de la problématique de la mort. Dès lors, un réseau de tensions se noue entre l'irréductibilité de la douleur de l'homme face à l'épreuve singulière de la mort et une certaine forme de sérénité cosmique que la méditation philosophique, scientifique et la pratique de la création artistique peuvent aider à conquérir. C'est en tenant compte de cette situation complexe que la méditation sur la mort, irréductible à un genre commun, ouvre sur la problématique du songe cosmique.
J'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.