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La mort et le songe
Garelli Jacques
MIMESIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9788857524542
Au-delà de l'opposition traditionnelle entre mort de soi et mort de l'autre et à l'écart de la conception heideggérienne de la mort interrogée en profondeur, cet ouvrage de Jacques Garelli prospecte une autre alternative : celle de l'expérience de la mort comme amputation du champ trans-individuel de l'être-au-monde du survivant inextricablement mêlé à l'être-au-monde du disparu. Or, la mort ne se réduit pas à un problème strictement humain. Elle concerne l'évolution cosmique de l'ensemble des galaxies, dont on ne peut dissocier notre destin planétaire. Situation questionnée dans la troisième section de cet ouvrage et qui ouvre sur la problématique du Sublime kantien, situé comme en abîme au coeur de la problématique de la mort. Dès lors, un réseau de tensions se noue entre l'irréductibilité de la douleur de l'homme face à l'épreuve singulière de la mort et une certaine forme de sérénité cosmique que la méditation philosophique, scientifique et la pratique de la création artistique peuvent aider à conquérir. C'est en tenant compte de cette situation complexe que la méditation sur la mort, irréductible à un genre commun, ouvre sur la problématique du songe cosmique.
Un poème, même s'il en consiste et y insiste, ne se réduit pas à des problèmes de structure ni de stylistique. Il est passage de la poésie, et la lecture s'emploie à retracer le sillage de sens où la houle de l'être se gonfle avant de se déposer en significations. L'émouvante entreprise de Garelli ne peut donc pas ne pas lutter : contre le réalisme et le formalisme. Non pas guerre des modes, ici, mais dispute peut-être où il y va du "monde" . Et si l'auteur réaffirme contre telles abstractions de la "théorie" les valeurs de la vie, ou plutôt la coalescence de temps et d'être qui opère avant les "valeurs" , ce n'est pas pour reconduire les affaires de la poésie à l'arbitraire de goûts opiniâtres ; il met plutôt en oeuvre la philosophie moderne, husserlienne et heideggérienne, pour prendre au sérieux la connaissance poétique. Sa méthode consiste à lire à trois niveaux différents les textes choisis (Breton, Eluard, Racine, entre bien des possibles) : la première approche libère un questionnement de la pensée, qui, après élaboration ontologique, revient aux textes mêmes et aux mêmes textes pour réveler leur gravité à la lumière de ce qu'elle a appris sur le temps et la "vérité du monde" : éclairement réciproque de la pensée philosophant et de la poésie.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
Cette étude du système de représentations, mais aussi de désirs et d´émotions qui fondent l´imaginaire des Français - en particulier la représentation de la servitude et le moyen de s´en affranchir : la Révolution - a pour but de dévoiler la dynamique des mécanismes inconscients qui déterminent la vie collective en France. Car la France ne se serait pas constituée à partir d´une émancipation et d´un projet instituant. Au contraire, elle s´est cristallisée autour du projet permanent de destitution du pouvoir qui est à la fois générateur de plaisir et fédérateur. Une thèse inédite, et une analyse cohérente de l´agitation sociale qui perturbe le mandat d´Emmanuel Macron depuis maintenant plus d´un an. Etablissant un lien entre idées et émotions, elle s´inspire des grands textes freudiens sur la nature du lien social, dans un langage simple et clair.
Nanni Moretti est l'auteur italien qui, mieux que ses contemporains, a su lire et percevoir les égarements du présent, en représenter les fractures, en restituer les masques aussi bien privés que publics. De Io sono un autoarchico à Mia madre, le cinéma de Moretti a mis en images la radicalité d'une crise existentielle d'un sujet névrotique et fourvoyé, perdu, présent au monde à l'aide de déguisements idiosyncrasiques qui le placent, souvent, sous le signe du grotesque. En restituant son rapport lumineux à l'actualité, cet essai explore avec un regard singulier l'oeuvre du grand cinéaste italien. D'un cinéma, celui de Moretti, qui fusionne le comique et le tragique et nous restitue sans cesse un présent inquiet, non-résolu, douloureux ; un présent qu'il continue de traverser pour nous aider à nous y retrouver.
Dalmasso Anna Caterina ; Carbone Mauro ; Bodini Ja
La culture humaine a toujours interrogé les pouvoirs des images. Mais qu'en est-il des pouvoirs des écrans ? Oui, ces surfaces intimement liées aux images d'une manière aussi évidente que mystérieuse, et qui montrent et cachent à la fois le visible. Le moment est venu d'interroger également leurs pouvoirs, car c'est précisément notre temps qui, de manière incontestable, nous fait vivre par(mi) les écrans. Cependant, ce même temps nous fait indirectement comprendre que les rapports des êtres humains aux écrans ne sont pas qu'une affaire de notre époque. C'est pourquoi une exploration collective, transhistorique et transdisciplinaire de ces rapports est conduite dans le présent volume par un groupe international de spécialistes en philosophie, culture visuelle, théorie du cinéma et des médias, neurosciences, psychologie et littérature.