Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'espace au cinéma
Gardies André
KLINCKSIECK
23,40 €
Épuisé
EAN :9782865633111
S'il est incontestablement un art du temps, le cinéma est avant tout et fondamentalement un art de l'espace. Sans ce dernier, point d'image et, partant, point de film. Sans lui aussi, point de spectateur car aller au cinéma, n'est-ce pas d'abord prendre place dans l'espace, celui de la salle bien sûr, mais aussi, au-delà, au sein du dispositif prévu par l'institution cinématographique ? Alors, depuis mon fauteuil, je vois se déployer sur l'espace bidimensionnel de l'écran cet autre espace, illusoirement tridimensionnel, qui est celui du monde diégétique. Et pour pouvoir suivre la lutte du héros aux prises avec l'espace hostile qui lui résiste, je suis entré dans cet espace singulier que suppose la communication entre le film et son spectateur. Au cinéma, l'espace est donc partout, intervenant de manière spécifique à différents niveaux, produisant de multiples effets tant perceptifs qu'affectifs, cognitifs ou esthétiques. C'est à l'analyse sémio-narratologique de ce fonctionnement complexe et essentiel que tente de répondre ce livre.
Résumé : Décidément Albert Thérond n'aime pas ses nouveaux voisins. Il est vrai qu'ils lui ont soufflé la ferme qu'il guignait depuis près de douze ans, faisant s'évanouir tout espoir de devenir le maître de Beauregard, ce hameau de deux propriétés perdu sur les pentes du mont Lozère. Le comble : ils ne sont pas comme tout le monde. Ce sont des basanés, noirs presque ! Alors Albert n'a de cesse, pour se venger, d'empoisonner la vie de ces nouveaux venus. Du moins jusqu'à son accident de voiture. Car, sans l'intervention de ses voisins, il aurait passé l'arme à gauche, sûr. Durant sa convalescence, puis dans les semaines suivantes, il va apprendre à mieux connaître ceux qui lui ont sauvé la vie. Peu à peu aussi, et grâce à Charles, leur fils, qui partage son amour pour les Cévennes, il en oublie leur couleur de peau. Et puis, surtout, il se sent de plus en plus concerné par les agressions et les violences dont ils sont victimes à l'incitation de quelques gros bras du canton. Et Albert Thérond n'est pas homme à laisser faire.
Pourquoi Romain Falcolon, cet ancien cameraman de la Calypso, a-t-il fini par accepter de tourner ce film sur la pêche artisanale traditionnelle au Grau ? Lui qui depuis bientôt cinquante ans s'évertue à ne plus remettre les pieds dans cette station balnéaire qui accueillit son enfance et son adolescence. Besoin de renouer avec ce temps enfui ? Dernière réalisation avant la retraite ? Repérages, contacts, premières prises de vues, l' affaire devait être rapidementA menée, mais une série de mystérieux courriels viennent se glisser dans les rouages comme autant de grains de sable. A Un roman méditerranéen entre nostalgie et bonheur de vivre.
Après de nombreuses années passées à l'étranger, Michel Valat achète sur adjudication une école désaffectée dans les Cévennes. Celle dont la mémé lui avait parlé, quand il était tout enfant, celle qui avait été le dernier poste de sa mère, avant qu'elle ne meure en le mettant au monde. Quarante-cinq ans plus tard, dans le village aujourd'hui déserté, il ne reste guère que le vieux Roche à avoir connu l'institutrice. Véritable mémoire du pays, c'est lui qui accompagnera les premiers pas de Michel Valat, qui le guidera vers cette mère inconnue. Mais une découverte fortuite dans la fameuse école, la lui fera rencontrer plus intimement que le meilleur témoignage. De cette longue quête du passé et de soi-même, émergera lentement, parfois au prix de surprises douloureuses, une figure aimante, celle de l'absente de toujours, aujourd'hui sinon revenue, du moins réincarnée dans le c?ur de son fils.
Résumé : Depuis sa naissance le cinéma raconte, jusqu'à devenir l'un des grands pourvoyeurs de récits des temps modernes. Il n'a cessé non plus, tout en lui faisant concurrence, d'emprunter à sa devancière, la littérature narrative, sujets et histoires en tous genres. Et cette relation masque parfois ce qui fait la singularité du récit filmique. Qu'est-ce que raconter avec ces images et des sons ? Il y a, certes, dans tout film narratif, des procédures, des dispositions, des stratégies qui ne lui appartiennent pas en propre, qui relèvent de la narrativité, mais le médium cinématographique a ses exigences, sa dimension expressive. Temps, espace, personnages, narration, focalisation, savoir spectatoriel : autant de thèmes qui permettent de cerner l'originalité d'un art du récit. Il a fait du cinéma, assurément, ce qu'il est convenu d'appeler le Septième art.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.