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L'accent. 2e édition revue et augmentée
Garde Paul
LAMBERT-LUCAS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782359350890
Savoir "où mettre l'accent" (on dit aussi "accent tonique") est un difficile problème pratique dans l'apprentissage de nombreuses langues, anglais, russe, italien et bien d'autres. Décrire et expliquer ce phénomène est depuis longtemps une préoccupation des linguistes. Le présent livre, paru en 1968, traduit depuis en plusieurs langues, mis à jour et réédité aujourd'hui, propose une théorie générale phonologique de l'accent, défini non par ses caractères phonétiques (intensité, hauteur, etc.), mais par sa fonction, qui est contrastive. Elle consiste à créer dans chaque mot (ou unité accentuelle), entre une syllabe (ou unité accentuable) et toutes les autres, un contraste qui est la marque formelle du mot. Les critères auxquels on reconnaît un trait accentuel sont définis. et les divers procédés de création du contraste analysés. Dans certaines langues. dont le français, l'accent est "fixe" par rapport à une des limites externes du mot. Dans d'autres, il est dit "libre", mais cela ne signifie pas arbitraire, imprévisible. Sa place est commandée alors par la structure morphologique interne du mot. Celui-ci a un seul accent, mais les morphèmes qui le composent ont des propriétés accentuelles, c'est-à-dire une aptitude (ou une inaptitude) à influencer sur la place de cet accent selon des règles de combinaison propres à chaque langue. La connaissance de ces règles rend cette place prévisible. Ces phénomènes sons illustrés par l'examen détaillé d'une quinzaine de langues et la référence à de nombreuses autres.
Ce livre est une recherche en sociolinguistique sur les conditions historiques de développement des politiques linguistiques et de l'aménagement linguistique dans la province de Voïvodine, au nord de la Serbie, en République fédérale de Yougoslavie, où se côtoient quatre langues minoritaires (hongrois, slovaque, roumain, ruthène) et diverses autres minorités nationales (tsigane, croate, juive...) face à la langue majoritaire officielle, le serbe (anciennement désigné comme "serbo-croate"). Les questions d'émergence et de catégorisation des nations, des nationalités et des "groupes ethniques", de dénomination des langues et des rapports d'équilibre ou de conflit entre les langues et les peuples de l'espace yougoslave, de l'Empire austro-hongrois à nos jours, sont analysées en détail. La période de transition démocratique, depuis 2000, et les perspectives d'avenir du modèle glottopolitique de la région sont également analysées. Une enquête sociolinguistique de terrain auprès de 310 lycéens hongrois, slovaques, roumains et ruthènes portant sur les usages et les attitudes vient clore cette réflexion sur les conditions d'intégration de la diversité linguistique et culturelle dans une région d'Europe orientale et des Balkans.
Les Balkans forment une région où la complexité de la géographie rejoint celle de l'histoire. Paul Garde, spécialiste des Balkans, montre que les conflits qui secouent cette région ne peuvent être compris sans tenir compte à la fois des inerties du passé et des enjeux internationaux du présent.
La péninsule des Balkans, qui forme la partie sud-est de l'Europe, semble différente du reste de notre continent. C'est une région mal connue et tenue en suspicion. Ce livre nous permet de comprendre sa diversité géographique et humaine et les étapes marquantes de son histoire. Il recherche l'origine des différences en question : la fragmentation du terrain et des communautés humaines ; de vieilles fractures religieuses et culturelles exacerbées par l'histoire ; le poids des oppressions anciennes (un demi-millénaire de domination ottomane) et récentes (un demi-siècle de communisme) ; une conception de la nation importée d'Europe au XIX&esup, siècle, mais poussée ici à ses extrêmes conséquences ; et l'exploitation permanente des situations conflictuelles locales par les grandes puissances, au gré de leurs intérêts propres. Cet examen permet d'éclairer les causes et le déroulement des conflits balkaniques de la fin du XX&esup, siècle, d'apprécier les chances qu'offre à cette région la construction européenne et, enfin, de mesurer les dangers qui la menacent dans un monde en crise. Un "essentiel" pour comprendre les Balkans : ses héritages et ses évolutions, mais aussi les enjeux géopolitiques qui l'agitent depuis la fin du siècle dernier.
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.