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Apophtegmes sur le marxisme
Garcia Calvo Agustin ; Bredlow Luis Andrés ; Jappe
CRISE ET CRITIQ
12,00 €
Épuisé
EAN :9782490831173
Les enseignements de Marx ont souffert un destin d'atroce paradoxe : à partir de sa pensée, négation passionnée et lucide de l'Etat, du travail et de toute servitude humaine, s'est forgée l'idéologie brutale et policière qui légitima l'instauration d'un nouveau type d'Etat puissant et oppressif. Si rien n'est plus faux que de voir dans le cauchemar carcéral du "socialisme réel" la réalisation des "idées de Marx", nous devons néanmoins suspecter qu'il y avait déjà quelques éléments dans les écrits de Marx lui-même qui, sans le vouloir, admettaient et préfiguraient cela. Il ne s'agit pas seulement de discerner ce qui est vivant de ce qui est mort dans la pensée de Marx, mais de quelque chose de bien plus dramatique et vital : savoir ce qui est du côté de la vie et ce qui est du côté de la mort, autrement dit de l'Etat et du Capital et des nouvelles formes qu'au cours de leur développement historique ils ont acquises. Présentés pour la première fois au public français par Luis Andrés Bredlow et Anselm Jappe dans une édition augmentée de deux articles (dénonçant les mécanismes d'assimilation de la rébellion et fustigeant la conception de la fin de l'histoire de Fukuyama), les Apophtegmes sur le marxisme mettent en lumière les points les plus essentiels où la pensée de Marx reste vive et opérante, mais aussi ceux ou elle continue de servir à la rénovation des formes de domination de l'Etat.
Résumé : L'intérêt de séparer clairement les notions d'histoire et de tradition réside dans le fait qu'elles sont généralement présentées indistinctement, et que cette confusion sert à la falsification de la réalité sur laquelle toute domination doit s'appuyer. Agustin Garcia Calvo met son érudition au service d'une critique radicale de la notion d'Histoire pour faire apparaître une définition de la tradition qui s'oppose énergiquement aux relents nationalistes. Une telle recherche, qui trouve un écho avec de nombreuses luttes contemporaines, combine plusieurs champs du savoir, et, dans une heureuse distance avec l'Académie, conjugue la pensée et la poésie.
Le livre est un retable de l'Andalousie avec des gitans, des chevaux, des archanges, des planètes, avec sa brise juive, avec sa brise romaine, avec des rivières, avec des crimes, avec la note commune du contrebandier et la note céleste des enfants nus de Cordoue qui narguent saint Raphaël. Un livre où est à peine exprimée l'Andalousie que l'on voit et où frémit celle que l'on ne voit pas." Sur fond de guitares andalouses, découvrez toute la sensualité et la force de l'âme gitane sous la plume du plus grand poète espagnol du XXe siècle.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Poésie: Livre de poèmes - Poème du Cante Jondo - Suites - Chansons - Romancero gitan - Odes - Poèmes en prose - Huit sonnets et une berceuse - Poète à New-York - Six poèmes galiciens - Chant funèbre - Pour Ignacio Sanchez Méjias - Divan du Tamarit - Sonnets de l'amour obscur - Appendice à la poésie. Prose: Premières proses - Mon village - Fantaisie symbolique - Divagation: Les règles dans la musique - Impressions et paysages - Contes, hommages et conférences - Deux contes - Hommages et conférences. Correspondance: Février 1918-juillet 1936. Traduit de l'espagnol par André Belamich, Jacques Comincioli, Claude Couffon, Robert Marrast, Bernard Sesé et Jules Supervielle. Edition augmentée d'un supplément en 1987.
Résumé : "Grise, mon ami, est toute théorie, Mais vert est l'arbre d'or de la vie". C'est en renversant de manière provocatrice cette célèbre formule du Faust de Goethe, que Robert Kurz engage une vaste histoire critique de l'impatience activiste, du "problème de la praxis" et de sa relation à la théorie chez les penseurs et les différents mouvements de gauche. C'est sur le mode de la tabula rasa que l'auteur réexamine entièrement le problème de la relation de la praxis et de la théorie, qu'il en ébranle les fondations classiques, redéfinit les termes et balaye les fausses oppositions. S'appuyant sur Horkheimer et Adorno tout en les dépassant, l'auteur dresse un large panorama des débats historiques qui ont jalonné la question de la praxis : l'opposition classique entre théories de la structure et théories de l'action, le "marxisme occidental" , le marxisme structuraliste de Louis Althusser, l'opéraïsme et le post-opéraïsme jusqu'à John Holloway mais aussi Michel Foucault.
Résumé : La question de savoir ce qu'est le racisme a été posée à de nombreuses reprises. "? La Double nature du racisme ? " développe la thèse selon laquelle le racisme se compose de deux tendances ? : outre des images stéréotypées de l'étranger, il comprend également des images de soi dans lesquelles sont formulées des affirmations sur la manière dont le lien entre les individus et la société moderne est ou devrait être constitué. Tant l'origine historique de ces représentations que leur signification pour les sujets racistes diffèrent considérablement. Ces deux pôles du racisme se trouvent également liés à la société capitaliste en crise. Car même si les racistes revendiquent leur droit à l'arbitraire, ils ne sont pas en mesure de composer leur pensée à leur guise. Ces transformations du racisme sont mis en évidence tant par l'analyse des principales images et théories racistes, que par l'analyse des problèmes rencontrés par les antiracismes
Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel. Dans ce livre, Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, l'auteur démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail. C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais". Ce livre sera un point de référence crucial pour les débats contemporains sur le travail et ses origines.
Résumé : Ecrits dans un langage clair, dépourvu de tout jargon, ces dix "essais d'hérésie" , mettent à nu la nature essentiellement théologique du système économique. Dans ces dix "essais d'hérésie" , Luis Andrés Bredlow entreprend une analyse et une dénonciation des divers fétiches qui ont succédé au Dieu monothéiste dans notre monde : l'Etat et l'argent, le travail et le marché, le progrès et le futur, par la voie plutôt indirecte de l'attaque contre quelques-unes de leurs manifestations les plus immédiatement palpables et fâcheuses : la barbarie urbanistique , la manie de tout réformer et restructurer en permanence , la substitution de l'air par son succédané chimique , le fléau du tourisme (qui est le contraire du voyage) , le culte démentiel voué à la grande vitesse , la superstition de la majorité qui prend le nom aujourd'hui de démocratie , l'assimilation des traditions populaires vivantes au spectacle des identités culturelles.