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Nouvelles Lumières radicales
Garcés Marina ; Bardez Anne
LENTEUR
10,00 €
Épuisé
EAN :9791095432234
Je considère les Lumières comme un combat contre la crédulité et les effets de domination qui en résultent. C'est au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles qu'a émergé en Europe un vaste mouvement éclairé, constitué non pas autour d'un projet commun, mais autour du rejet partagé de l'autoritarisme sous toutes ses formes (politique, religieuse, morale, etc.). Cependant, si l'Europe moderne a été traversée par ce mouvement, le patrimoine des Lumières n'est pas pour autant lié à une identité culturelle, européenne, pu à une période historique, la modernité. Nous pourrions d'ailleurs écrire une histoire de l'humanité qui suivrait le fil des diverses pensées éclairées de différentes périodes et en divers endroits du monde, et dont nous n'avons, pour beaucoup d'entre elles, jamais entendu parler. C'est ce qui nous permet aujourd'hui d'envisager la possibilité de nouvelles Lumières radicales."
Dans le cadre d'une théorie générale, qui articule les trois disciplines fondamentales en analyse du langage que sont la grammaire, la rhétorique et la stylistique, et à la lumière de l'examen critique de l'histoire de la notion, il est montré comment les figures, contrairement à ce qu'en dit la tradition, qui voit en elles un écart dans la langue, reposent sur des mécanismes ordinaires. Qu'ils soient généraux (actualisation, extension de propriétés...) ou plus spécifiques (parcours d'échelles orientées recours à la métalangue...), ces mécanismes, employés dans des situations particulières, qu'il s'agisse de discours publics ou d'échanges privés, permettent de construire des énoncés qui accentueront ou réduiront la distance entre interlocuteurs, au fondement même de la rhétorique, et contribuent à rendre plus ou moins explicite le questionnement qui sous-tend n'importe quel propos.
Alcide, Tina et Margot sont les survivants d'une troupe dirigée par Horace Valnère, un metteur en scène sournois et ambitieux. Il engage Tristan, un jeune auteur, pour relancer son projet de mettre en scène Le Capitaine Fracasse. Mais l'urgence imposée et la guerre qui menace au-dehors, perturbent la création. A travers cette nouvelle oeuvre théâtrale, Frédéric Garcès nous raconte la célébration d'une bataille sur les champs de la poésie, de l'art et de la culture, invoquant la mémoire et l'imaginaire de Théophile Gautier.
Résumé : Dépolitisée, la psychanalyse rouille aujourd'hui dans la boîte aux outils de la normalisation contemporaine, patauge dans le marécage du conformisme généralisé. Il n'en a pas toujours été ainsi. S'appuyant sur une historiographie minutieuse, une lecture croisée de Deleuze, Guattari et Lacan et un matériel clinique foisonnant, Florent Gabarron-Garcia restitue à la pensée et à la pratique psychanalytique toute sa vitalité. Le primat oedipien abandonné, c'est avec l'inconscient réel qu'il s'agit désormais de cheminer : un inconscient traversé par les aléas de nos histoires singulières et de la grande Histoire et capable de subversions à l'encontre du règne du spectacle et de la marchandise.
1987. Wendell Berry décline avec "Pourquoi je n'achèterai pas d'ordinateur" , l'invitation à s'équiper. Il lui oppose la justice, l'écologie, le travail bien fait, la stabilité familiale ou communautaire. Il n'en faut pas plus pour éveiller les soupçons des lecteurs progressistes de la revue Harper's à qui il répond. - Poésie : Berry se plait au "pays du mariage" , Océane Murcia veut rendre à la Provence "son coeur et ses orages" - Nicolas Alep esquisse "quelques pistes de réflexion pour une décroissance numérique" et José Ardillo remercie malgré une "France [où] l'hiver ne finit pas" . - Recensions : "Contre la résilience" de Thierry Ribault et "Terre et Liberté" d'Aurélien Berlan : fantasme de délivrance contre quête d'autonomie matérielle. Si Nicolas Gey souscrit au propos, il pointe cependant des angles morts dans certains ouvrages récents sur le sujet - Paul Goodman poursuit la critique du développement urbain et de ses pathologies dans "La vie en campagne - 1984"
L'expérience nous a permis de nous rendre compte à quel point l'idéologie gaucho-progressiste était enracinée dans presque toutes les formes d'opposition connues. Par idéologie gaucho-progressiste nous entendons : une croyance aveugle en l'existence d'un substrat populaire aux potentiels révolutionnaires illimités, une confiance immodérée dans les dons de la technologie, en particulier dans les technologies de l'information, et un penchant mal dissimulé à opposer le soi-disant capital public aux diaboliques avancées de la privatisation. (Extrait de l'avant-propos). Ce volume, traduction des numéros 5 et 6 du bulletin Los Amigos de Ludd, contient, entre autres, " Les hackers et l'esprit du parasitisme ", "L'anti-machinisme rural et la mécanisation de l'agriculture sous le franquisme ", et " George Orwell critique du machinisme ".
Résumé : Dans la plupart des civilisations ou des milieux sociaux, l'idée de la liberté qui prévaut est de pouvoir se décharger de la vie matérielle, des tâches de subsistance : sur les esclaves, sur les travailleurs manuels et les femmes, sur les machines... Dans cet essai philosophique remarquable, Aurélien Berlan ravive une conception opposée, subalterne, de la liberté portée par des mouvements populaires d'hier, en Occident, et des mouvements paysans d'aujourd'hui, dans les pays du Sud (en Inde et au Mexique, en premier lieu) : la prise en charge collective et égalitaire des besoins de base, des besognes nécessaires à la vie sur terre. Contre le rêve de délivrance, le projet d'autonomie , contre le libéralisme, le marxisme et notre société de services néo-domestique, la réappropriation de la part matérielle de nos vies.