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Pour une nouvelle théorie des figures
Gardes Tamine Joëlle
PUF
24,50 €
Épuisé
EAN :9782130579090
Dans le cadre d'une théorie générale, qui articule les trois disciplines fondamentales en analyse du langage que sont la grammaire, la rhétorique et la stylistique, et à la lumière de l'examen critique de l'histoire de la notion, il est montré comment les figures, contrairement à ce qu'en dit la tradition, qui voit en elles un écart dans la langue, reposent sur des mécanismes ordinaires. Qu'ils soient généraux (actualisation, extension de propriétés...) ou plus spécifiques (parcours d'échelles orientées recours à la métalangue...), ces mécanismes, employés dans des situations particulières, qu'il s'agisse de discours publics ou d'échanges privés, permettent de construire des énoncés qui accentueront ou réduiront la distance entre interlocuteurs, au fondement même de la rhétorique, et contribuent à rendre plus ou moins explicite le questionnement qui sous-tend n'importe quel propos.
Résumé : L'ordre des mots est une des questions les plus complexes de la grammaire, parce qu'il ne constitue pas un phénomène isolé. Les étudiants en lettres et linguistique sont confrontés tout au long de leur parcours universitaire à cette question qui va du système à l'usage, de la proposition au discours et porte sur tous les niveaux de l'analyse linguistique : morphosyntaxe (il a en particulier à voir avec la question de l'accent), syntaxe (il est par exemple lié aux fonctions), sémantique (le lexique joue ainsi sur l'ordre du sujet par rapport au verbe), pragmatique (énonciation, répartition de l'information), construction du texte (il sert à fabriquer des figures, et il caractérise le style, en particulier parce qu'il est lié au genre de ce texte).
Ce précis de grammaire est un classique dans les études de lettres. Il décrit le fonctionnement de la langue éclairé par la réflexion linguistique. La clarté de la démarche en fait un véritable aide-mémoire. Les exposés théoriques sont assortis d'exercices corrigés qui permettent de mettre en pratique les notions à l'étude et de développer ainsi sa propre réflexion. Ils forment de solides entraînements aux étudiants pour préparer les questions de grammaire aux concours.
La stylistique apparaît vraiment comme la discipline où grammaire et littérature se réconcilient. C'est de cette réconciliation qu'a voulu témoigner La Stylistique dont le fil conducteur s'organise autour de la notion de genre littéraire. La longue expérience pédagogiue de l'auteur l'a en effet convaincu que les étudiants sont trop souvent démunis devant l'analyse stylistique d'un texte et se bornent à un relevé aride des procédés. Le présent ouvrage leur suggère donc des ouvertures pour l'interprétation à partir des contraintes que chaque genre impose. La simplicité et l'efficacité de cette approche devraient également permettre aux enseignants du secondaires d'aborder de façon plus précise l'explication de texte. La perspective de ce livre est résolument éclectique. Il emprunte aussi bien à la rhétorique, à la stylistique traditionnelle, à l'analyse de discours, à la linguistique de la phrase et à celle du texte, à l'analyse de l'énoncé et à celle de l'énonciation dont il a retenu et unifié les éléments jugés les plus fructueux. Tout formalisme et toute inflation terminologique ont été écartés pour permettre aux lecteurs peu familiarisés avec un vocabulaire trop précis ou trop actuel de suivre les exposés et de s'entraîner à l'analyse stylistique avec les application s proposées. Les exposés proposent des connaissances de base sur les problèmes stylistiques que posent poésie, roman, théâtre et argumentation. Les applications qui les suivent dans chaque chapitre offrent des approfondissements ou abordent des points délicats omis dans les exposés. Un index des notions permet au lecteur de retrouver aussi bien dans les exposés que dans les illustrations, les principales notions stylistiques.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.