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Anon. Photographies anonymes
Garat Anne-Marie
ACTES SUD
14,90 €
Épuisé
EAN :9782330012236
Anon. est probablement le (ou la) photographe le plus prolifique de toute l'histoire de la photographie. Son oeuvre court, sans interruption décelable, sur plus de cent soixante-dix années. Elle couvre tous les champs, toutes les écoles, toutes les tendances, tous les genres. Sa production est quantitativement vertigineuse, presque infinie, son recensement strictement impossible; quant à la permanence et à la vivacité de son processus créatif, il semble qu'elles ne connaissent pas de répit. Anon. Est en quelque sorte le soldat inconnu de la photographie: il n'a pas de nationalité, d'âge, de sexe, de visage ou de filiation, mais il témoigne (on pourrait dire il incarne) de centaines de milliers d'inconnus qui se sont livrés ou se livrent à la passion de la photographie, des premiers temps de son invention aux pratiques les plus récentes issues des nouvelles technologies. Car Anon., et c'est là sa caractéristique première et remarquable, n'a pas d'identité... Photo Poche se devait de faire place à cette source intarissable et essentielle que constitue la photographie anonyme; passionné de longue date par cette iconographie particulière, Robert Delpire a conçu la sélection de l'ouvrage à partir de fonds connus de lui et d'archives personnelles constituées avec patience et délectation. Comme le note Anne-Marie Garat dans la passionnante introduction qui ouvre ce nouveau titre: "La photographie d'anonymes couvre un champ infini, duquel l'oeuvre, voire le chef-d'oeuvre ne sont pas absents, obscures photos perdues dans l'insignifiance du nombre, en attente d'un regard qui les découvre." Parce qu'elle renvoie à l'extraordinaire succès populaire de sa pratique, la photographie anonyme a longtemps souffert d'une forme de dédain. Sans doute aussi, la nécessité dans laquelle nous sommes d'identifier un auteur, d'associer un nom à une oeuvre humaine nous met-elle dans une forme d'embarras dès que nous contemplons une image qui ne délivre rien d'autre que sa seule singularité. Sans opérateur connu, impossible de comprendre, de deviner ou de mener enquête sur ce qu'il nous est donné de voir: qui sont ces gens représentés? Quels sont ces lieux? Pourquoi cette scène? Puisant dans l'extrême diversité du genre, Anon. réunit quelques trésors et découvertes dont l'inventivité ou la beauté plastique ne cessent de fasciner. Drôles, insolites, tragiques, étranges, poétiques, les photographies de toutes époques qui composent ce Photo Poche forment un florilège de la passion universelle et intime que la photographie suscite depuis son avènement. Ce qu'Anne-Marie Garat souligne encore magistralement en ces termes: "La photo d'anonyme, dans son épuisante cacophonie visuelle, sa magnifique impureté, constitue un panorama total de l'exercice photographique, mémoire collective des tensions propres à l'histoire du médium, à ses mutations techniques, ses coups de force artistiques et ses audaces expérimentales comme ses usages conventionnels; répliques, en mineur ou en majeur, de ses fractures, de ses fulgurances."
Romancière singulière, amoureuse de l'image, chez qui la mémoire passe par le cadrage, l'ombre et la lumière, Anne-Marie Garat se prête au jeu de la collection Essences. Les champs s'ouvrent, les réminiscences olfactives précèdent le développement de son imaginaire comme autant de solvants et autres sels d'argent au parfum entêtant qui soudain révèlent un lieu, une histoire reléguée aux confins d'une mémoire oublieuse.
4e de couverture : L'Homme de Blaye est le premier roman qu'Anne-Marie Garat a publié, en 1984, aux Éditions Flammarion. La nostalgie des soirs de cafard, le frémissement des errances nocturnes, l'humide beauté des bords de la Gironde, bref quelque chose de vrai, de triste transparaît et vous gagne. Le sable et le temps coulent entre les mots. En sourdine, mais évidents, une voix, un chant s'élèvent de ce livre ; ils vous disent la naissance d'un écrivain.» Matthieu Galey, L'Express, 1984 «Quelque chose de rauque, de voilé, une impalpable violence aimante ce roman. On y découvre, en pleine possession de ses moyens, un écrivain dont on reparlera.» Monique Petillon, Le Monde des livres, 1984 «Et s'il s'agit d'un véritable livre et non de son ébauche, c'est aussi parce que le lecteur y retrouve son image et comme son destin : c'est bien lui qui, depuis le commencement de toute lecture, joue avec du sable, guette des agrandissements de lui-même, en reste blessé à son insu.» Marianne Alphant, Libération, 1984Notes Biographiques : Auteur d'une ?uvre littéraire de tout premier plan, Anne-Marie Garat, lauréate du prix Femina pour son roman Aden (Le Seuil, 1992), a été très remarquée, ces dernières années, pour sa trilogie romanesque parue chez Actes Sud : Dans la main du diable (2006), L'Enfant des ténèbres (2008), Pense à demain (2010). Elle a récemment publié Le Grand Nord-Ouest, chez Actes Sud toujours.
Résumé : Fin des années 1930. Lorna del Rio quitte précipitamment Hollywood avec la petite Jessie et fonce vers le Grand Nord-Ouest du Yukon et de l'Alaska. Son périple croise les légendes de l'épopée de l'or et des trappeurs d'antan, avec pour seul guide une mystérieuse carte folle. D'où vient-elle, que fuit-elle ? Que cherche l'intrépide pin-up, qui change de nom et ment comme elle respire ? L'histoire de cette cavale, c'est Jessie qui, quinze ans plus tard, la raconte à Bud Cooper, dans la banlieue d'Anchorage. Car qui d'autre que l'homme qui l'a autrefois aidée pour tendre l'oreille à son récit ? Roman de la mémoire et des dernières frontières, des légendes et de la culture amérindiennes, Le Grand Nord-Ouest invite également en filigrane entre ses pages toute une galaxie de figures de fiction où l'Alice de Lewis Carroll rencontrerait le Petit Chaperon Rouge, Peau d'Ane ou Ali Baba, mais aussi le Kid de Chaplin et Citizen Kane. Et convie le lecteur à un éblouissant voyage.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Des images du Paris de nuit à celles du Paris secret des années 30Sylvie Aubenas - Quentin BajacBrassai devient célèbre en décembre 1932, à la parution de Paris de nuit. Le livre compte soixante-quatre photographies choisies avec soin et illustrant tous les aspects de la vie nocturne. Elles sont précédées d'une préface du diplomate romancier Paul Morand qui narre la déambulation, dans Paris, la nuit, jusqu'à l'aube, de l'auteur/promeneur croisant les lieux et les personnages de Brassai. Les légendes des photographies, regroupées avec des vignettes à la fin de l'ouvrage, sont de Jean Bernier. Pour obtenir cet objet parfait, clos sur lui-même comme une nuit de Paris, le photographe et les éditeurs, Charles Peignot et Jean Bernier, ont opéré un choix sévère dans l'ensemble des photographies de nuit alors réalisées par Brassai. Sous cette apparente simplicité se cache en fait plus d'un an de travail.La source principale pour comprendre la genèse du travail de Brassai se trouve dans les lettres qu'il envoie alors régulièrement à ses parents. Y transparaît la jubilation du photographe, son impatience. Il est frappant de voir que jamais il ne doute de sa réussite; il est sûr de lui, sûr que ses photographies sont les meilleures images de la vie nocturne, gue son livre aura un immense succès, et il ne cesse de le répéter. Si on ne connaissait pas la suite de l'histoire, on le trouverait bien présomptueux.La première mention de l'ouvrage dans une lettre apparaît le 5 novembre 1931; il pratique alors la photographie depuis presque deux ans: «Je peux vous donner de bonnes nouvelles: le plus grand éditeur d'art français [Arts et Métiers graphiques] a décidé de sortir un album avec mes photos du Paris nocturne.» Brassai raconte en détail que l'idée vient de lui: «Je me disais que le temps était venu de présenter mes photographies aux éditeurs susceptibles de s'y intéresser.» Il est*allé montrer à l'éditeur de Vu, Lucien Vogel, sa «collection (une centaine de photos) en les collant sur des cartons fins». Vogel, qui est aussi membre du comité de rédaction de la luxueuse et moderniste revue professionnelle Arts et Métiers graphiques, l'envoie chez Charles Peignot qui en est l'éditeur. Brassai montre une vingtaine de tirages à Peignot «en suggérant de les éditer sous le titre Paris de nuit». Celui-ci se montre très intéressé mais, hésitant à cause de la crise, il demande quinze jours de réflexion pendant lesquels il prie Brassai de ne pas contacter d'autres éditeurs.
Du crépuscule à l'aube, d'ouest en est, c'est à un voyage fantastique et fantasque que ce livre nous invite. De la Défense sous les derniers rayons du soleil aux premières griffes de lumière sur la pierre de la Bibliothèque François Mitterrand, le lecteur déambule dans une ville où sont suspendus des silhouettes nus. Ici les corps sont transformés en statues vivantes, nues mais chastes, laissant l'imagination du lecteur sauter de l'une à l'autre. L'ouvrage donne à voir les monuments sous un jour inédit, hors du temps et des foules. On photographie le silence, l'incongru. L'urbain se mue en tableaux animés, autant de clins d'oeil à des oeuvres iconiques (Les Trois grâces, la Pieta,…) ou de jeu sur les lignes de force et les profondeurs de chaque lieu. Le mariage de Paris la nuit et de corps dénudés en suspension crée une esthétique inédite, toute en suggestion et en subtilité. Le glamour de la ville est le décor d'une traversée poétique et émotionnelle hors normes.
Partez sur les traces d'un cimetière de bateaux en Bretagne, d'une spectaculaire ancienne mine de charbon dans la Ruhr, en Allemagne, d'un hôpital oublié en Pologne, de fantomatiques mannequins en plâtre dans une église en ruines en république Tchèque, de prisons et d'asiles psychiatriques fermés, d'usines abandonnées... Depuis l'important succès de ses deux premiers livres publiés en 2009 et 2012, Sylvain Margaine continue à parcourir le monde à la recherche de ces lieux interdits, oubliés de tous. Un reportage photographique exceptionnel.
Résumé : Correspondante mode pour de célèbres magazines, tels que Vogue, Glamour, Women's Wear Daily et le New York Times, et styliste photo pour Helmut Newton, David Belley et Henry Clarke, la photographe et journaliste américaine Mary Russell a non seulement su capturer l'esprit de l'élite bohème internationale qui régnait sur le monde de la mode et de l'art parisien dans les années 1960 et 1970, mais elle en est très vite devenue un membre clé. Elle nous livre dans cet ouvrage, les photographies inédites prises au cours de cette vie captivante pendant laquelle elle a navigué dans les mondes du luxe, de la fête et des sphères très privées des créateurs. Ses photographies ont immortalisé des personnalités mythiques : Andy Warhol, Yves Saint Laurent, Jane Birkin, Karl Lagerfeld... En évoquant ses souvenirs, Mary nous invite à partager ses aventures et les récits de ses rencontres.