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Le droit de compter. Les livres de gestion et de mémoires des femmes (Florence, XVe-XVIe siècles)
Galasso Serena
ECOLE ROME
38,00 €
Épuisé
EAN :9782728316090
La famille et la société florentines de la fin du Moyen Age sont sans doute parmi les plus rigoureusement patrilinéaires de l'Italie du centre-nord. Les femmes, écartées de la succession paternelle et maternelle, et asservies aux stratégies matrimoniales des familles, disposent d'une capacité d'agir assez limitée. Cet ouvrage revient sur cette interprétation pour la nuancer et l'enrichir d'une perspective nouvelle grâce à l'analyse d'une documentation jusqu'à présent totalement inexplorée : les livres de gestion et de ricordanze tenus par les femmes des élites de la cité. Au cours de leur vie d'épouse et, plus souvent, durant leur veuvage, ces Florentines pouvaient en effet entreprendre la rédaction de registres personnels pour gérer non seulement des biens de famille mais également leur propre patrimoine et consigner tous les actes utiles à leur administration. Par le biais de l'écrit, elles négociaient leurs capacités de gestionnaire et leur rôle au sein de la parenté, et protégeaient leurs intérêts en déjouant les normes de la succession patrilinéaire enfin, elles contribuaient activement à la production de la mémoire familiale. La découverte et l'exploitation minutieuse de plus de deux cents livres de comptes révèlent que cette pratique d'enregistrement et de mise en mémoire n'était pas un monopole masculin, contribuant ainsi au renouvellement de l'historiographie sur les rapports de genre dans la famille et la société de la Renaissance.
Galasso Giuseppe ; Tonnerre Noël-Yves ; Vauchez An
Cet ouvrage rassemble douze articles importants du professeur Giuseppe Galasso consacrés à Naples et à la Campanie au Moyen Age. C'est peu par rapport à l'impressionnante liste de publications du grand chercheur napolitain, professeur émérite à l'université Frédéric II et membre de prestigieuses académies Ballerines ruais le but recherché ici est de présenter quelques aspects particulièrement significatifs de son oeuvre d'historien. Sont envisagés ici en quatre chapitres : le destin des villes campaniennes au haut Moyen Age ; le royaume normand de Sicile, royaume avant lotit féodal ; le règne de Frédéric II étudié dans le cadre d'une réflexion sur les motivations intellectuelles et politiques de ce souverain exceptionnel ; les deux siècles des souverains angevins, période de grandeur mais aussi de crise. Pénétré d'un grand humanisme et volontiers aussi psychologue et anthropologue, disciple de Benedetto Croce, Giuseppe Galasso montre admirablement la complexité des évènements, le poids des héritages, la difficulté des interprétations. Avec lui ou comprend mieux la richesse et la complexité de l'histoire du Mezzogiorno. Ce livre est aussi un hommage à un grand historien ami de la France.
Une tragicomédie à l'italienne, d'après une idée originale d'Eleonora Galasso. Est-il possible de se confier sur des violences conjugales entre 4 oeufs et 100 g de pecorino romano ? Les méandres d'une emprise, c'est comme la sauce tomate : ça tâche ! Eleonora nous fait voyager en Italie le temps d'un cours de cuisine pas comme les autres. Ses deux ingrédients de prédilection ? La parole et la mémoire comme armes pour faire ressurgir des vérités qui n'auraient jamais dû éclater.
Plèbe et patriciat sont deux catégories fondamentales de la Rome antique, que les sources littéraires (Cicéron ou Tite-Live par exemple) ainsi qu?une grande partie de l?historiographie ont longtemps présentées comme consubstantielles à l?histoire de cette cité. Publié pour la première fois en 1978, ce livre entreprend précisément de rendre ces catégories à leur histoire, d?en montrer la lente construction et l?élaboration définitive au début de la République romaine. Centré sur la Rome royale et le début de la République, l?ouvrage étudie la formation et le développement de la population romaine, démontrant l?inanité des théories ethniques ou religieuses à ce sujet. Ce faisant, il invite à considérer plèbe et patriciat pour ce qu?ils sont : des catégories socio-politiques. Jean-Claude Richard a ainsi ouvert des perspectives nouvelles sur les conflits politiques de la Rome royale et du début de la République.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Cette thèse, parue en 1973, porte sur la mise au jour des structures du système agraire de la région du Latium médiéval. L'historien dégage la révolution castrale de l'"incastellamento", correspondant au passage d'un habitat dispersé à un habitat concentré en "castra", villages fortifiés. Le développement de ce nouveau système entraînera l'édification d'autres structures économiques et agraires.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.