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La chanson dans la littérature d'enfance et de jeunesse
Gaiotti Florence ; Hamaide-Jager Eléonore
PU ARTOIS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782848323688
De bouche à oreille, de recueils en roman, sur la scène ou sur la toile, la chanson pour enfants, circule, se fixe dans des livres pour la jeunesse, surgit dans les oeuvres dramaturgiques adressées au jeune public, se transforme au fil des époques, des pays, des médias. A partir de corpus très variés – du XVIIIe au XXIe siècle, en France mais aussi dans des espaces culturels aussi divers que le Japon, la République Tchèque ou les Etats-Unis, dans les recueils, les albums, les romans, les textes de théâtre ou sur scène –, les études rassemblées dans cet ouvrage mettent en évidence la diversité des modalités de circulations et d'inscriptions des chansons au sein de la littérature pour enfants et adolescents. Des chansons dont les mouvements et les métamorphoses interrogent le lien entre l'oralité qui en fait leur essence, les supports écrits qui les modèlent ou les fixent, les images qui les reconfigurent, les voix qui les (ré)inventent. Ces études montrent tout particulièrement comment les chansons peuvent renouveler la littérature adressée à la jeunesse et contribuer à tracer le territoire en mouvement de la culture de l'enfance.
Virgilio Giotti (1885-1957) est un poète des humbles, des vaincus, de l'éthique de la pauvreté, de la beauté simple du monde, de sa caducité et de sa vanité, de la fuite des heures, inexorablement, de la solitude, des douleurs universelles de l'homme et d'une sagesse teintée de mélancolie. Les vers tout à la fois légers et tristes de son Petit Chansonnier amoureux, pareils à des bulles de savon, oscillent entre le badinage amoureux, quelques portraits d'êtres chers, et une méditation sur l'existence. Pour le "pauvre joyeux" , ainsi que Giotti se définissait, ce qui importe absolument, c'est la vérité de la vie, sa pleine acceptation, la tendresse pour les proches et sa manifestation ultime : la compassion.
Giotti Virgilio ; Feneyrou Laurent ; Stuparich Gia
Depuis 1942, Virgilio Giotti (1885-1957) est sans nouvelles de ses fils, partis pour le front russe. De 1946, date à laquelle il apprend tardivement leur mort, à 1953, il consigne sa douleur dans un carnet ; ses amis en découvriront l'existence lors de sa publication posthume en 1959 sous le titre de Notes inutiles, que Pasolini tiendra pour un chef-d'oeuvre du XXe siècle. La passion de ces notes est l'amour des fils. Claudio Magris nous rappelle qu'"un des plus hauts passages de l'Iliade (et donc de la littérature mondiale) est celui où Hector joue avec son fils Astyanax, rêvant qu'il devienne plus grand que lui et voyant en lui la réalité fondamentale de sa vie. Mais cette très grande scène d'Homère a eu peu de suites. Rares sont les fils, dans la littérature universelle, et les sentiments qu'ils suscitent n'ont pas trouvé de représentation à la mesure de leur importance dans la vie des hommes. (...) Rares les pères qui ont écrit sur leurs fils." Giotti, poète des humbles, des vaincus, de l'éthique de la pauvreté, de la beauté simple du monde, de la solitude essentielle, des douleurs universelles de l'homme, mais, plus encore, de la maison, de ceux qui l'habitent, de la pure et sereine joie d'être avec les siens, fait partie, avec Notes inutiles, de ces rares et bouleversantes exceptions.
Connan-Pintado Christiane ; Gaiotti Florence ; Pou
L'album pour la jeunesse est devenu un puissant foyer de création artistique et le lieu où s'exerce, par excellence, le plaisir de la lecture. Cette affirmation, formulée par Jean Perrot en 1988, semble aujourd'hui plus pertinente que jamais. Au tournant du e siècle, l'album a diversifié ses formes et acquis une légitimité, tant dans l'espace scolaire que privé. Ce volume propose d'envisager cet objet à travers des perspectives plurielles. Il s'agit d'abord d'inventorier ces nouvelles formes. Hybride par définition, l'album ne cesse de les inventer dans le dialogue renouvelé du texte et de l'image, dans le jeu avec les genres qu'il s'approprie, dans l'emprunt à tous les autres arts auxquels il rend un hommage fervent ou décalé. Apte à se saisir des textes classiques ou patrimoniaux, il les revisite, les réécrit, les déplace. L'album est bien le lieu d'une créativité foisonnante dont l'étude attentive de quelques univers très personnels (Anne Herbauts, Béatrice Poncelet, Philippe Corentin, Frédéric Clément) montre la richesse. Ce support qui s'interroge aussi sur ses propres capacités à représenter engage le lecteur dans un mouvement réflexif qui relève bien d'une démarche esthétique. Analyser la place et la fonction que l'album propose au lecteur, les jeux auxquels il le convie, offre un territoire de réflexion incontournable. Il s'agit alors de caractériser les figures de lecteur(s), de spécifier les formes de leur implication ou encore de réfléchir aux modalités d'apprentissage et de formation à mettre en ?uvre. Déjouant les certitudes préalables comme les stratégies de lecture répétitives, chaque album, dans sa singularité esthétique, invite ses lecteurs à une expérience littéraire inédite, une expérience de l'intranquillité.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.