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L'invention de la couleur par les Lumières. De Newton à Goethe
Gaillard Aurélia
BELLES LETTRES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782251456164
Penser aux tableaux du XVIIIe siècle ou au mobilier de style Louis XV c'est imaginer un camaïeu de tons pastel où le bleu ciel le dispute au rose pâle et au vert céladon, y compris dans des contextes solennels où cette explosion de couleurs lascives semble aujourd'hui assez incongrue. Comment expliquer l'engouement de l'époque pour ces teintes audacieuses et leur utilisation dans de nombreux domaines ? Plus encore, en quoi le siècle des Lumières a-t-il été le témoin d'une révolution - dont nous sommes encore les héritiers - dans la façon de percevoirles couleurs ? Pour répondre à ces questions, Aurélia Gaillard procède à une relecture attentive des textes évoquant la couleur dans l'Antiquité, au Moyen Age et à la Renaissance. Elle restitue un ancien monde où les couleurs n'existaient que dans le cadre de corps de métiers sectorisés, revêtaient souvent une valeur symbolique, sans vocabulaire précis pour en caractériser les teintes et les nuances. C'est ensuite à la faveur de découvertes scientifiques et d'évolutions techniques que le XVIIIe siècle connaît une désectorisation des couleurs, un élargissement des gammes chromatiques, une conceptualisation des couleurs en tant que telles (avec leur mathématisation, racialisation, sexualisation), un enrichissement du vocabulaire pour les désigner et, surtout, assiste à leur omniprésence, de la peinture à la littérature, de la science à la mode. Bien plus qu'une simple parenthèse colorée vite refermée, le siècle des Lumières marque ainsi le passage à une ère nouvelle où la couleur devient un filtre à travers lequel on voit, on pense et on habite le monde. La couleur n'est plus d'abord un symbole ou un emblème, elle vaut désormais pour elle-même, pour sa fonction expressive et esthétique. Avec 84 illustrations couleurs.
Résumé : LA référence pour le sujet de XVIIe siècle des agrégations et du Capes de Lettres Traitant de l'oeuvre du Grand Siècle au programme des agrégations externes et internes de Lettres classiques et de Lettres modernes, ainsi que du Capes de Lettres, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Lettres modernes, l'ouvrage est structuré en quatre parties : Repères : le contexte historique et littéraire ; Problématiques : comprendre les enjeux de l'oeuvre ; Le travail du texte : questions de langue, stylistique et de grammaire ; Outils : pour retrouver rapidement une définition ou une référence
Gaillard Aurélia ; Valette Jean-René ; Vouilloux B
L'ouvrage rassemble dix-huit études de spécialistes de l'Antiquité au XXe siècle autour d'une question transversale encore jamais clairement posée: peut-on parler d'un beau merveilleux? Ou encore: le merveilleux est-il le beau? Et que taire alors de la laideur, du monstrueux, de l'inquiétant, du sublime? L'ensemble vise à établir un lien entre la question esthétique du beau et l'essentielle fascination que, sous la diversité de ses firmes, le merveilleux peut susciter. Il peut se lire aussi comme un manifeste "pour une esthétique du merveilleux", qui entend revendiquer, à côté des approches historiques, ethnologiques, imaginaires du merveilleux, une approche esthétique. Dans cette optique, qui n'exclut pas les autres, ce qui fonde le merveilleux est aussi bien la chose merveilleuse (fait ou objet), que le regard qui l'émerveille ou la merveille ". Le merveilleux n'est pas tant une question de principe voire d'origine, de destinateur ou de créateur (éventuellement Créateur), que de destinataire et même de spectateur. Plus exactement, elle n'est ni tout à fait dans l'objet ni tout à fait dans le sujet mais dans la relation entre les deux: acte, geste esthétique, donc. La merveille est performative: elle n'existe que lorsqu'on l'expérimente, c'est le regard qui la fonde. Ce questionnement n'entend cependant pas être anhistorique, comme en témoigne la structuration diachronique de l'ouvrage: car les termes de la relation esthétique ne sauraient être les mêmes selon que les critères de définition de la chose merveilleuse, d'une part, et de la catégorie esthétique, de l'autre, se modifient d'une époque à l'autre."
Fables, mythes, contes : l'âge classique les comprenait tous sous le même mot de Fable ; et celle-ci sous Louis XIV est partout : sa mise en scène spectaculaire investit les palais et demeures, les jardins, les tréteaux mais aussi les livres, d'images le plus souvent. A l'articulation du visible et du lisible, elle se donne à lire et à voir, à déchiffrer. Mais elle est également partout contestée : remise en question dans la Querelle des Anciens et des Modernes, elle devient, selon Fontenelle, l'"histoire des erreurs de l'esprit humain", son statut se modifie et, avec lui, le rapport qu'elle entretenait entre vérité et mensonge et d'une façon plus générale les critères de vérité et de fausseté. C'est alors que les catégories du mythe (la Grande Fable), de l'apologue et du conte commencent à se spécifier. Cet ouvrage est donc d'abord l'histoire d'une idée changeante, celle du fabuleux au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais c'est aussi et surtout une enquête sur la permanence d'un attrait, ce plaisir obscur qu'on tire d'un dévoilement jamais porté à son terme : mensonge qui dit la vérité, la fable révèle et dissimule tout à la fois, dévoile pour mieux voiler. En quoi réside donc ce pouvoir ou plutôt ce plaisir des fables ? C'est sans doute dans la temporalité très particulière du fabuleux que se trouvent des éléments de réponse. Le voile de la fable : c'est peut-être simplement cette expression qu'explore, sous tous ses aspects et avec toutes ses implications, historiques ou théoriques, cet ouvrage.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.