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FABLES, MYTHES, CONTES. L'ESTHETIQUE DE LA FABLE ET DU FABULEUX (1660-1724).
GAILLARD AURELIA
CHAMPION
77,00 €
Épuisé
EAN :9782852035003
Fables, mythes, contes : l'âge classique les comprenait tous sous le même mot de Fable ; et celle-ci sous Louis XIV est partout : sa mise en scène spectaculaire investit les palais et demeures, les jardins, les tréteaux mais aussi les livres, d'images le plus souvent. A l'articulation du visible et du lisible, elle se donne à lire et à voir, à déchiffrer. Mais elle est également partout contestée : remise en question dans la Querelle des Anciens et des Modernes, elle devient, selon Fontenelle, l'"histoire des erreurs de l'esprit humain", son statut se modifie et, avec lui, le rapport qu'elle entretenait entre vérité et mensonge et d'une façon plus générale les critères de vérité et de fausseté. C'est alors que les catégories du mythe (la Grande Fable), de l'apologue et du conte commencent à se spécifier. Cet ouvrage est donc d'abord l'histoire d'une idée changeante, celle du fabuleux au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais c'est aussi et surtout une enquête sur la permanence d'un attrait, ce plaisir obscur qu'on tire d'un dévoilement jamais porté à son terme : mensonge qui dit la vérité, la fable révèle et dissimule tout à la fois, dévoile pour mieux voiler. En quoi réside donc ce pouvoir ou plutôt ce plaisir des fables ? C'est sans doute dans la temporalité très particulière du fabuleux que se trouvent des éléments de réponse. Le voile de la fable : c'est peut-être simplement cette expression qu'explore, sous tous ses aspects et avec toutes ses implications, historiques ou théoriques, cet ouvrage.
Résumé : Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir ses idées, une métaphore ? Dans les Lettres persanes comme dans ses contes orientaux, l'auteur-philosophe explore les limites de la fiction. Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir et éprouver des idées, une métaphore ? Beaucoup a été dit et écrit sur le roman des Lettres persanes, entre écrit journalistique, philosophique, littéraire, à la fois satire, fiction, allégorie et livre d'idées. Le présent volume réexamine, à l'occasion du tricentenaire de sa publication, en 1721, la part romanesque de cette oeuvre phare en la plaçant sous l'éclairage nouveau des autres fictions bien moins célèbres, contes orientaux et textes courts, narratifs ou non, et d'une réflexion sur le statut du fictif et de la fictionnalité chez l'auteur. Ce numéro interroge donc la relation, y compris à géométrie variable d'une édition à l'autre, qu'entretiennent les Lettres persanes avec la fiction - c'est-à-dire avec la fiction du roman dans son ensemble ou avec ses fictions insérées - mais aussi celle expérimentée par les deux contes principaux, Histoire véritable et Arsace et Isménie, sans exclure un parcours dans toute l'oeuvre, du Temple de Gnide aux Pensées. Autour des Lettres persanes, explore, y compris depuis ses marges, la pratique très originale d'une fiction conçue par un auteur-philosophe comme un laboratoire de tous les possibles.
Le présent volume fait suite au colloque international qui s'est tenu à Grenoble du 19 au 21 mars 2009 à l'occasion du tricentenaire de la naissance de Jacques Vaucanson (Grenoble, 1709 - Paris, 1782). Bien qu'ils aient disparu dès le XIXe siècle, "les automates de Vaucanson", passés pour ainsi dire en proverbe, tendent à s'imposer comme un modèle du genre. Car ils illustrent exemplairement la complexité d'un objet qui tient concurremment de la science et du spectacle. Nous savons en effet que, conçues comme des "anatomies mouvantes", ces créatures artificielles n'ont pas tant vocation à produire l'illusion du vivant, qu'à en reproduire, aussi exactement que possible, le fonctionnement et les : fonctions. Mais s'il n'y a pas lieu de mettre en doute sa volonté de faire oeuvre de savant, Vaucanson n'en est pas moins, nous le savons aussi, un remarquable montreur, il sait l'art d'exhiber ses mécaniques enchantées à la manière d'un bateleur. Il n'est pas aisé, aussi bien, de démêler ce que ses automates doivent à la machine, à la merveille, à l'ambition scientifique qu'ils revendiquent, à la rêverie prométhéenne qui les habite...: parce qu'interfèrent en eux des problématiques et des catégories qui ressortissent à des savoirs distincts (et, le plus souvent, distants), ils illustrent avec une acuité toute particulière la propension très générale de l'automate à brouiller les partages qui nous sont familiers. Tel est l'horizon des travaux rassemblés dans ce livre : en se proposant de décrire les multiples fonctions que ces étranges machines sont susceptibles de remplir - séparément, successivement ou simultanément -, on ne vise pas tant à faire l'anatomie de l'automate qu'à mettre en évidence, au bout du compte, l'interpénétration des discours (scientifique, technologique, esthétique...) auquel il donne prise et, partant, la porosité des frontières qui structurent aujourd'hui le champ de ces discours.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision. chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères, un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre ; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.