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La beauté du merveilleux
Gaillard Aurélia ; Valette Jean-René ; Vouilloux B
PU BORDEAUX
24,99 €
Épuisé
EAN :9782867816512
L'ouvrage rassemble dix-huit études de spécialistes de l'Antiquité au XXe siècle autour d'une question transversale encore jamais clairement posée: peut-on parler d'un beau merveilleux? Ou encore: le merveilleux est-il le beau? Et que taire alors de la laideur, du monstrueux, de l'inquiétant, du sublime? L'ensemble vise à établir un lien entre la question esthétique du beau et l'essentielle fascination que, sous la diversité de ses firmes, le merveilleux peut susciter. Il peut se lire aussi comme un manifeste "pour une esthétique du merveilleux", qui entend revendiquer, à côté des approches historiques, ethnologiques, imaginaires du merveilleux, une approche esthétique. Dans cette optique, qui n'exclut pas les autres, ce qui fonde le merveilleux est aussi bien la chose merveilleuse (fait ou objet), que le regard qui l'émerveille ou la merveille ". Le merveilleux n'est pas tant une question de principe voire d'origine, de destinateur ou de créateur (éventuellement Créateur), que de destinataire et même de spectateur. Plus exactement, elle n'est ni tout à fait dans l'objet ni tout à fait dans le sujet mais dans la relation entre les deux: acte, geste esthétique, donc. La merveille est performative: elle n'existe que lorsqu'on l'expérimente, c'est le regard qui la fonde. Ce questionnement n'entend cependant pas être anhistorique, comme en témoigne la structuration diachronique de l'ouvrage: car les termes de la relation esthétique ne sauraient être les mêmes selon que les critères de définition de la chose merveilleuse, d'une part, et de la catégorie esthétique, de l'autre, se modifient d'une époque à l'autre."
Fables, mythes, contes : l'âge classique les comprenait tous sous le même mot de Fable ; et celle-ci sous Louis XIV est partout : sa mise en scène spectaculaire investit les palais et demeures, les jardins, les tréteaux mais aussi les livres, d'images le plus souvent. A l'articulation du visible et du lisible, elle se donne à lire et à voir, à déchiffrer. Mais elle est également partout contestée : remise en question dans la Querelle des Anciens et des Modernes, elle devient, selon Fontenelle, l'"histoire des erreurs de l'esprit humain", son statut se modifie et, avec lui, le rapport qu'elle entretenait entre vérité et mensonge et d'une façon plus générale les critères de vérité et de fausseté. C'est alors que les catégories du mythe (la Grande Fable), de l'apologue et du conte commencent à se spécifier. Cet ouvrage est donc d'abord l'histoire d'une idée changeante, celle du fabuleux au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais c'est aussi et surtout une enquête sur la permanence d'un attrait, ce plaisir obscur qu'on tire d'un dévoilement jamais porté à son terme : mensonge qui dit la vérité, la fable révèle et dissimule tout à la fois, dévoile pour mieux voiler. En quoi réside donc ce pouvoir ou plutôt ce plaisir des fables ? C'est sans doute dans la temporalité très particulière du fabuleux que se trouvent des éléments de réponse. Le voile de la fable : c'est peut-être simplement cette expression qu'explore, sous tous ses aspects et avec toutes ses implications, historiques ou théoriques, cet ouvrage.
Cet ouvrage est d'abord conçu comme une pédagogie, alimentée par les théories du care, théories anglo-saxonnes de l'éthique de la sollicitude. Obrillant Damus souligne, ici, la nécessaire articulation entre la disposition physiologique, l'aptitude animale au soin mutuel, et l'activité, la pratique concrète du care que l'on peut considérer comme le principe, la structure, le fondement de l'amour dans l'acception large que lui donnent les auteurs de ce dictionnaire. En ce sens, Obrillant Damus et ses collaborateurs pourraient faire leur la motivation de l'ouvrage de Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux (1977), auquel l'ouvrage se réfère : le constat d'un discours parlé par "des milliers de sujets", mais "soutenu par personne", solitude et absence, à partir desquelles Barthes répliquait précisément par une présence et une "affirmation" publiques.
Résumé : Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir ses idées, une métaphore ? Dans les Lettres persanes comme dans ses contes orientaux, l'auteur-philosophe explore les limites de la fiction. Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir et éprouver des idées, une métaphore ? Beaucoup a été dit et écrit sur le roman des Lettres persanes, entre écrit journalistique, philosophique, littéraire, à la fois satire, fiction, allégorie et livre d'idées. Le présent volume réexamine, à l'occasion du tricentenaire de sa publication, en 1721, la part romanesque de cette oeuvre phare en la plaçant sous l'éclairage nouveau des autres fictions bien moins célèbres, contes orientaux et textes courts, narratifs ou non, et d'une réflexion sur le statut du fictif et de la fictionnalité chez l'auteur. Ce numéro interroge donc la relation, y compris à géométrie variable d'une édition à l'autre, qu'entretiennent les Lettres persanes avec la fiction - c'est-à-dire avec la fiction du roman dans son ensemble ou avec ses fictions insérées - mais aussi celle expérimentée par les deux contes principaux, Histoire véritable et Arsace et Isménie, sans exclure un parcours dans toute l'oeuvre, du Temple de Gnide aux Pensées. Autour des Lettres persanes, explore, y compris depuis ses marges, la pratique très originale d'une fiction conçue par un auteur-philosophe comme un laboratoire de tous les possibles.
Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.
La nouvelle collection «E18», dédiée aux études sur le 18e siècle et aux écrits produits en ce même siècle, s'ouvre par la publication de quatre textes contemporains (fin des années 1990), inédits en français en totalité ou en partie, de l'historien américain, spécialiste des Lumières françaises. Synthèse du travail et de la pensée de l'historien, elle illustre de manière exemplaire la spécificité de la recherche dix-huitiémiste, époque matricielle d'où sort la modernité. En cela la confrontation avec notre temps est inévitable car comme le dit Darnton "Quiconque a un compte à régler ou une cause à défendre en revient aux Lumières". Deux rubriques regroupent les analyses ; celle de la polémique qui comprend un plaidoyer en faveur des Lumières suivi d'un texte remettant en question les options méthodologiques adoptées par l'historien et favorisant la discussion scientifique ; enfin la rubrique illustrant les méthodes de l'historien dix-huitiémiste (méthodes, outils conceptuels, domaines privilégiés d'études ...).
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
Qu'en est il donc aujourd'hui de l'édition littéraire ? Quels sont ses enjeux ? ses soucis ? Quelles sont ses perspectives ? Ce sont là quelques-unes des questions posées à Michel Tournier, Jean Jacques Pauvert, Maurice Nadeau, Paul Otchokovsky-Laurens, Irène Lindon, Raphaël Sorin, Gérard Bobillier et Georges Monti. Pour connaître enfin l'envers du décor éditorial. Pour savoir comment se prépare la rentrée littéraire. Comment se dirige une maison d'édition, un ¦il sur les manuscrits, l'autre sur les comptes d'exploitation... À ces entretiens, inédits, riches d'anecdotes et d'enseignements, ont été ajoutées une étude sur le comité de lecture chez Gallimard, une autre sur le département littéraire des Éditions du Seuil (à partir d'une plongée dans les archives de la maison), de même qu'une réflexion sur les problèmes de la librairie aujourd'hui.