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Laboratoires/Observatoires
Gadonneix Marina ; Ebner Florian ; Gross Béatrice
ATELIER EXB
42,00 €
Épuisé
EAN :9782365113632
Photographe française née en 1977, Marina Gadonnaix questionne les diverses représentations du réel et inscrit son travail entre fiction et réalité, matérialité et immatérialité. Ses différentes séries photographiques interrogent la fabrication de l'image et sa mise en scène à travers un objectif social et documentaire. Avec " La maison qui brûle tous les jours ", la photographe a suivi des pompiers en formation s'entraînant à éteindre des feux dans une maison construite dans ce dessein en matériaux indestructibles. Le concept de laboratoire guide ainsi tout son travail et l'amène, notamment avec sa série " Phénomènes ", à explorer les modèles scientifiques de réplique de phénomènes naturels. " Mon travail tente de rendre compte de la porosité entre le document et la fiction, la simulation et l'illusion. De fait, il interroge la fabrication de la représentation tout autant que la fabrique de l'imaginaire ", souligne la photographe. En s'attachant à ces reproductions artificielles, Marina Gadonneix questionne les possibilités de ces laboratoires comme théâtres du monde où même les évènements naturels les plus imprévisibles semblent pouvoir être manipulés et reproduits par l'homme. Publié à l'occasion d'une rétrospective consacrée à la photographe au Centre Pompidou, cet ouvrage, qui prend la forme d'un album, présente les différentes séries de Marina Gadonneix qui, au fil des années et de ses recherches, donne à voir des images singulières de notre société moderne.
Olivier Jean-Marc ; Gadonneix Pierre ; Späni Arnau
En produisant ses premiers avions dans l'usine de Montaudran dès 1917, Latécoère marque la naissance de l'aéronautique à Toulouse. Puis les lignes Latécoère, plus grande compagnie aérienne internationale au début des années 1920, engendrent directement l'Aéropostale de Mermoz et Saint-Exupéry. Pionnier dans la traversée de l'Atlantique Sud et dans la construction des hydravions géants, Latécoère s'implique ensuite dans l'élaboration des premiers missiles français mais également dans la maîtrise de l'électronique embarquée et des matériaux composites. Le goût de l'aventure et du défi technique apparaît consubstantiel à Latécoère et ce livre en décrit les étapes successives, revenant sur les "glorieux ancêtres" d'avant 1940 tout en insistant sur les multiples expériences des soixante-dix dernières années. Aujourd'hui, Latécoère travaille aussi bien pour Airbus que pour Boeing ou Dassault, employant plus de 4 300 personnes à travers le monde (Tunisie, Maroc, Mexique, Brésil...), dont un tiers des effectifs en France.
Le projet de Marina Gadonneix s'inscrit, selon ses propres termes, dans "l'observation du monde quotidien dans sa construction et sa mise en scène, faire du onde familier dans lequel on vit le lieu de l'artifice, avec sa part d'inquiétude, d'étrangeté et de mélancolie". Une des qualités de ce projet, outre sa réussite plastique, est également à trouver dans le degré d'explicitation qu'il se donne, et que l'on vient d'énoncer plus haut. Marina Gadonneix s'intéresse au monde des médias de cette façon biaisée, en photographiant les plateaux de télévision vides, hors des heures d'émission. C'est une idée brillante. Encore fallait-il la mener à bien. Ce qui est largement fait ici. A l'artificialité construite du studio répond celle de l'image, qui en souligne les caractéristiques. Or ce monde superficiel du plateau de télévision est à l'image - si l'on peut dire - du monde intellectuel vide de la scène médiatique aliénante, souvent dénoncée par le sociologue Pierre Bourdieu. Derrière la séduction, le décor et sa surface, s'invite, hélas, le vide des contenus qu'ils encadrent. Ce travail est achevé, remarquable.
Dans sa Bretagne natale, Gabriel re?ve de devenir un grand re?alisateur de films et un e?crivain reconnu a? travers le monde. Malheureusement, sa maladie de coeur l'empe?che d'accomplir son destin. A chaque fois qu'il se retrouve sous l'emprise d'une e?motion intense, son corps disjoncte brutalement jusqu'a? l'arre?t cardiaque. Son de?fibrillateur le rame?ne a? la vie, mais chaque fois, c'est une partie de lui que la mort emporte avec elle. Un jour pourtant, sa cardiologue lui propose de rencontrer un e?minent professeur capable de le sortir d'affaire une bonne fois pour toutes. Lui qui a passe? ses dernie?res anne?es a? e?crire son premier film Le Bruit des Coquillages n'osait plus sortir de chez lui par peur de mourir, par peur de vivre un peu trop intense?ment. Il se surprend soudain a? croire au miracle. Et si la vie lui offrait contre toute attente une seconde chance ?
Résumé : Cette exposition majeure qui se tiendra à la MEP en 2021, présentera un nouveau regard sur l'acte photographique en l'amour, l'intimité et les relations humaines. Réunissant une quinzaine de séries parmi les plus importantes de l'histoire de la photographie des XXe et XXIe siècles, créées par des artistes travaillant sur leurs propres relations amoureuses, Love Songs est un livre qui examine ce qui se passe lorsque l'objectif est braqué sur soi, lorsque les photographes font le point sur leurs histoires d'amour. Cet ouvrage interroge également le rôle de la photographie dans la compréhension et la représentation de l'intimité, la sexualité, l'identité, le rapport à la mort et l'intelligence émotionnelle. Parmi les séries photographiques majeures du livre, les séries de Nobuyoshi Araki Sentimental Journey (1969) et Winter Journey (1989-90) jouent un rôle unique, se concentrant respectivement sur le début et la fin de sa relation avec sa femme Yoko, de leur lune de miel à sa mort. Est présenté également le chef-d'oeuvre de Nan Goldin, intitulé The Ballad of Sexual Dependency (depuis 1983). Dans un cas comme dans l'autre, ces séries photographiques, à la fois poétiques et dures, placent le spectateur au coeur de l'action, témoin, au plus près de la vie et des émotions de leur auteur. Love Songs a pour ambition de revisiter l'histoire de séries photographiques clés, créées depuis les années 1950.
De l'émergence de l'agriculture, il y a plus de 10 000 ans, aux questions que soulèvent les semences hybrides actuelles, en passant par la découverte des usages des graines à travers les cultures et les époques, l'ouvrage explore les enjeux de la diversité. La graine est une merveille d'apparence, une perfection de forme et de couleur. Elle possède une morphologie à la fois nécessaire et bizarre, propre à susciter l'étonnement, l'interrogation ou la contemplation. Choisies, éclairées et cadrées avec le plus grand soin, les graines photographiées par Thierry Ardouin, perturbent notre subjectivité de spectateur : elles deviennent des symboles qui, loin d'une image générique, interrogent notre rapport à l'origine. De l'émergence de l'agriculture, il y a plus de 10 000 ans, aux questions que soulèvent les semences hybrides actuelles, en passant par la découverte des usages des graines à travers les cultures et les époques, l'ouvrage explore les enjeux de la diversité. De la domestication à la commercialisation, les graines parlent de l'évolution de nos pratiques tant sociales que culturelles. Elles racontent la grande histoire des hommes : leur diffusion, acclimatation, réglementation font écho à la mondialisation, croissance des productions et acculturations de nos sociétés. Issues, pour la plupart des collections du Muséum national d'histoire naturelle, ces graines sauvages ou cultivées venues du monde entier fascinent par leur beauté formelle : couleurs, textures, contours, apparences, elles captent le regard, interrogent nos perceptions. Accompagnées d'un corpus de textes signés de botanistes, ethnologues et ingénieurs agronomes, les images de Thierry Ardouin ouvrent des champs de réflexion sur l'avenir de nos sociétés et leur aptitude à imaginer demain. Comment consommer sans dégrader, produire sans appauvrir, vivre sans détruire ?
Suivant à la trace un dénommé Franklin Lung, l'ouvrage Dear Franklin immerge le lecteur dans l'histoire de la diaspora chinoise, de la chute de l'Empire du Milieu, en 1912, jusque dans les années 1950. Au fil d'images vintage, de coupures de presse, de lettres - correspondance entre deux fiancés - et de photographies, l'artiste Kurt Tong fait le récit fictif de la vie d'un homme issu d'une famille pauvre de Hong Kong, au siècle dernier, qui tombe amoureux de la fille d'un général du Kuomintang. Pris dans le tumulte des événements politiques, Franklin Lung et sa fiancée connaissent les ravages de la guerre, les exils, l'acculturation... Le livre déroule les méandres d'une liaison passionnelle qui touche à l'universel. Ici la " microhistoire " fait résonnance avec les grands thèmes sociétaux actuels que sont les conflits armés, la migration, la séparation, la disparition... Kurt Tong prétend avoir trouvé un coffre ancien rempli de missives amoureuses, de portraits, de fleurs séchées, de journaux et de magazines chinois et japonais des années 1940. Au fil des pages, le quotidien des deux protagonistes se dévoile. Le livre se feuillette et se lit de manière classique, de gauche à droite : échanges de lettres et de photographies esquissent le destin des deux personnages, tel un roman-feuilleton ; mais aussi de droite à gauche, et c'est alors que défile toute l'histoire politique et sociale de la Chine de la première moitié du xxe siècle.