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Les Colères du capitaine en congé libérable. Récits
Gadda Carlo-Emilio
SEUIL
15,90 €
Épuisé
EAN :9782020105958
Ce sont trois époques de l'oeuvre de Gadda qui sont représentées dans ce recueil. Promenade d'automne est la première fiction que Gadda ait écrite. On y trouve déjà la beauté des descriptions mais sur un ton plus réaliste et sans encore le sarcasme qui sera, par la suite, un des éléments essentiels du baroque gardien. Les trois récits qui suivent appartiennent à la constellation de La Connaissance de la douleur et sont autant de préparations ou variations autour du personnage de Pirobutirro, c'est-à-dire de la dérision rageuse de Gadda par lui-même. Quant aux deux derniers textes, ils sont contemporains de la rédaction de L'Affreux Pastis de la rue des Merles et l'on trouvera même ici un chapitre du livre, que Gadda avait supprimé pour de simples raisons de structure au moment de la publication. Ainsi, ces Colères du capitaine en congé libérable permettent-elles d'avoir une vue panoramique de l'écriture de Gadda.
Résumé : L'Italie sous le bistouri de Gadda : de ses écrivains - Manzoni, Montale, Palazeschi, Moravia - à ses peintres - Crivelli, De Chirico -, mais aussi à ses paysages, lombards surtout, brumeux et froids, saturés de culture et d'histoire. Tel est le thème que varient ces vingt-six écrits de Gadda, publiés entre 1927 et 1968, où la virtuosité stylistique le dispute, comme toujours, à la véhémence critique et au sens du grotesque. Objet unique de son ressentiment : l' "immortelle monolangue" qui pèse depuis des siècles sur l'idée de la littérature (italienne spécialement). A quoi Gadda oppose la superposition et le mélange des langues, une savante confusion, un vertige contrôlé, le chatoiement des vocables qui réfléchissent l'inépuisable diversité du réel.
Dans ma vie d'"humilié et d'offensé" la narration m'est parfois apparue comme l'instrument qui m'aurait permis de rétablir "ma" vérité, "mon" mode de voir, c'est-à-dire : l'instrument de la revendication contre les outrages du destin et de ses projectiles humains ; l'instrument, dans l'absolu, du rachat et de la vengeance..." Dans ces pages d'essais, réunies en 1958, Gadda dévoile le jardin secret de son écriture : sa démarche littéraire, sa relation très particulière à la langue, ses réflexions sur la production romanesque, sa conception de l'Affreux pastis de la rue des Merles. Il y parle de poésie, surtout de celle de François Villon, de Charles Baudelaire et de G.G. Belli ; il y parle d'art romanesque, et en premier lieu d'Alberto Moravia et de Jean Genet ; il y parle un peu de peinture, et découvre en James Ensor une sorte d'alter ego. Gadda y traite aussi un de ses sujets favoris : la psychanalyse ; et il entreprend alors un étrange mea culpa en faisant l'examen sans concession de deux péchés capitaux - le narcissisme et l'égoïsme.
Gadda n'a jamais écrit qu'un seul roman en bonne et due forme dans sa carrière. Il a préféré s'emparer de toutes les formes littéraires imaginables. Cette fois, il a choisi celle de la fable, qui plonge ses racines dans l'antiquité grecque et latine, traverse le Moyen Age et trouve son expression suprême aux XVIIème et XVIIIème siècles. Il s'en sert pour écrire une satire violente et burlesque de la société de son temps, de cette Italie sur le point d'être emportée par le tourbillon de la nouvelle guerre. Il s'en sert aussi pour affirmer une posture littéraire qui lui est propre, à mille lieues de celle des écrivains de cette période. Il s'en sert enfin pour rappeler que l'écriture est un jeu, un jeu pervers et dangereux, où il faut prendre son plaisir au détour d'une phrase piégée, souvent chargée d'ambiguïtés. Gadda "fabuliste" se révèle ici un merveilleux styliste, qui sait jouer avec le feu des mots et, mine de rien, sait représenter avec férocité les torts et les travers des acteurs de la comédie inhumaine qu'il met en scène.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?