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Les voyages la mort
Gadda Carlo-Emilio
BOURGOIS
27,44 €
Épuisé
EAN :9782267010626
Dans ma vie d'"humilié et d'offensé" la narration m'est parfois apparue comme l'instrument qui m'aurait permis de rétablir "ma" vérité, "mon" mode de voir, c'est-à-dire : l'instrument de la revendication contre les outrages du destin et de ses projectiles humains ; l'instrument, dans l'absolu, du rachat et de la vengeance..." Dans ces pages d'essais, réunies en 1958, Gadda dévoile le jardin secret de son écriture : sa démarche littéraire, sa relation très particulière à la langue, ses réflexions sur la production romanesque, sa conception de l'Affreux pastis de la rue des Merles. Il y parle de poésie, surtout de celle de François Villon, de Charles Baudelaire et de G.G. Belli ; il y parle d'art romanesque, et en premier lieu d'Alberto Moravia et de Jean Genet ; il y parle un peu de peinture, et découvre en James Ensor une sorte d'alter ego. Gadda y traite aussi un de ses sujets favoris : la psychanalyse ; et il entreprend alors un étrange mea culpa en faisant l'examen sans concession de deux péchés capitaux - le narcissisme et l'égoïsme.
Dans une Amérique du Sud derrière laquelle percent les Préalpes de l'Italie du Nord, l'extraordinaire portrait de l'ingénieur Hidalgo Gonzalo Pirobutirro d'Eltino, de ses fureurs contre sa mère et sa maison, de sa voracité rabelaisienne et de son désespoir profond. Un des grands livres du XXe siècle.
Pour exorciser le mal dans son existence sous le régime, tout comme le choix de cet engagement, il lui était nécessaire de recréer et de représenter l'époque fasciste sous les aspects les plus obscènes et monstrueux... Le fascisme, et Mussolini en particulier, servent à indiquer non seulement une tragédie politique mais une incarnation grotesque de forces psychiques déchaînées... La représentation s'incarne dans une métaphore prolongée du stupre collectif : le Duce a perverti le rythme naturel du développement humain et de sa personne émanent des rayons d'énergie narcissique qui prouvent l'éternelle présence de la phase auto-érotique de sa psyché."
Résumé : L'Italie sous le bistouri de Gadda : de ses écrivains - Manzoni, Montale, Palazeschi, Moravia - à ses peintres - Crivelli, De Chirico -, mais aussi à ses paysages, lombards surtout, brumeux et froids, saturés de culture et d'histoire. Tel est le thème que varient ces vingt-six écrits de Gadda, publiés entre 1927 et 1968, où la virtuosité stylistique le dispute, comme toujours, à la véhémence critique et au sens du grotesque. Objet unique de son ressentiment : l' "immortelle monolangue" qui pèse depuis des siècles sur l'idée de la littérature (italienne spécialement). A quoi Gadda oppose la superposition et le mélange des langues, une savante confusion, un vertige contrôlé, le chatoiement des vocables qui réfléchissent l'inépuisable diversité du réel.
Carlo Emilio Gadda (1883-1973) nous invite ici à découvrir une Italie qu'aucun voyageur n'a décrite avant lui. Ce n'est plus seulement l'Italie de l'histoire, des arts, du dolce stile et du bel canto, mais aussi l'Italie du travail et de la technologie. Il nous entraîne dans la plaine du Pô avec les piqueuses de riz, dans les mines de charbon de l'Istrie, dans les carrières de marbre à Carrare.Une grande partie de l'ouvrage est consacrée à la Lombardie de ses origines, dont il évoque les paysages avec émotion, et surtout à Milan, centre névralgique du commerce et des affaires, la cité de Manzoni devenant alors la capitale du futurisme.Ces textes publiés dans différents quotidiens pendant les années trente se sont inscrits dans la perspective autobiographique de La Connaissance de la douleur dont ils devaient faire partie. Ils appartiennent au grand projet littéraire de Gadda, qui trouve dans les dialectes et le jargon des métiers les ressources d'une poésie nouvelle.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.