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Les petits soldats du néolibéralisme
Gaboriau Patrick
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365123013
A nos portes, des migrants et des personnes sans logis connaissent la misère extrême et meurent dans le dénuement le plus absolu, des milliers de personnes fréquentent les centres d'aide alimentaire, et la vie se poursuit, comme si cela paraissant dans l'ordre du monde. Sur le plan politique, nous sommes gouvernés par les valeurs intouchables du néolibéralisme et par des générations dorées qui prennent les commandes de l'appareil d'Etat, des institutions intellectuelles et des grandes entreprises. Ces leaders viennent d'un même vivier. Faut-il s'étonner qu'ils aient du mal à saisir la vie ouvrière, la précarité et le problème des sans-logis, le mouvement des Gilets jaunes, etc. La raison de ce livre tient à cette interrogation : pourquoi la majorité des gens ne se révolte-t-elle pas face à cette noblesse d'Etat dont parle Pierre Bourdieu ? Pourquoi laissons-nous une minorité pitoyable tenir les rênes jusqu'à nous pourrir la vie si nous réclamons plus d'égalité ?
Tétralogiques s'adresse à tous ceux qu'intéresse une réflexion théorique sur les sciences de l'homme à partir du langage. Définis par une commune référence à la théorie de la médiation, les articles tirent leur originalité de sa problématique appliquée à des champs qui varient selon les numéros. Si le langage en est le thème constant, le propos, que traduit le titre de tétra/logiques, y démontre la nécessité où l'on est pour l'expliquer de dissocier de la logique qui le spécifie ces Raisons plus générales dont il procède : la société qui le fait langue ; l'art qui le fait écriture ; le désir qui le fait discours, nouvelle " quadrature " que projettent les recherches présentées.
Dans ces notes quotidiennes rédigées de bon matin, l'auteur se donne comme tâche de dégager deux ou trois réflexions sur des feuillets qu'il glisse ensuite dans une boîte en carton, sorte de boîte à lettres qu'il se confectionne. Dix mois plus tard, il ouvre la boîte et, après une brève recomposition de l'ensemble, cela donne le texte que vous avez sous les yeux, fruit de méditations urbaines d'où se dégage, peut-être, une philosophie de la sincérité.
La misère témoigne des enjeux sociaux qui parcourent nos sociétés. Elle se distingue de la douleur, de l'affliction ou de la fragilité. D'emblée, elle est sociale et souligne les tensions qui se rapportent à la gouvernance ; elle renvoie aux valeurs et aux règles morales. Dans sa brutalité, la misère est aussi une expérience subjective, avec ses registres de perception et ses mots pour l'énoncer. A partir d'une étude de terrain, nous écoutons les discours des mendiants et nous attardons sur le mutisme ultime de la souffrance. La misère, proche ou lointaine, nous la voyons, nous en avons connaissance par notre expérience directe de citadin ou par les médias. Sommes-nous habitués à l'horreur et nous paraîtrait-elle ordinaire, "dans l'ordre du monde" ?
A partir de deux expériences personnelles simultanées, celle d'un fils qui naît et celle d'un père en fin de vie, l'auteur s'interroge sur les perceptions et le sens de la présence et de l'absence. Il nous invite à réfléchir sur notre devenir en confrontant ces deux moments, associant des lectures, un journal et des pistes de réflexions. Se dégage une anthropologie de l'existence enracinée dans le devenir des générations.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.