Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ethnologie des sans-logis. Etude d'une forme de domination sociale
Gaboriau Patrick
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782747546454
Cet ouvrage est une contribution à l'étude des personnes sans logis, considérées comme exemple extrême de la domination sociale. Les auteurs ne se limitent pas à la description de pratiques, manières d'être et de vivre, sans, dans le même temps, renvoyer à une forme d'organisation sociale et politique plus générale. Cette misère a en effet ceci de particulier qu'elle n'est pas occasionnelle et conjoncturelle, mais structurelle, c'est-à-dire socialement construite par une société qui, particulièrement en hiver, se propose d'en fournir les remèdes, un peu comme un charlatan qui se voudrait le thérapeute d'un malheur qu'il a lui-même induit. En resituant les faits dans le cadre des rapports sociaux où la violence, réelle et symbolique, s'abat sur les plus pauvres, l'approche critique insiste sur les rapports de pouvoir qui se jouent dans les " moyens d'assistance " et les " politiques sociales ". L'objectivité scientifique consiste ici à souligner combien le problème est et reste politique, et non pas à esquiver par d'habiles tours de passe-passe les responsabilités de ceux qui nous gouvernent. Les orientations politiques actuelles répressives envers les mendiants, la psychiatrisation progressive des sans-logis, invitent à une vigilance critique qui seule permettra une compréhension méthodique du problème de la misère humaine. Dans le cadre du Groupe de Recherche sur la Pauvreté (GREP) dirigé par Patrick Gaboriau et Daniel Terrolle, au sein du Laboratoire d'Anthropologie urbaine (CNRS, Ivry), Carole Amistani, Noël Jouenne, Dominique Lebleux et Gilles Teissonnières, travaillent à cette ethnologie critique des sans-logis depuis une dizaine d'années.
Cette anthropologie du tourisme urbain a été menée auprès des visiteurs du site de la tour Eiffel. À partir de ce lieu central de la capitale, lieu d'une importante économie touristique, cette enquête explore les pratiques des groupes qui le traversent et interroge la place de cet espace emblématique dans le monde. L'auteur, à l'écoute des changements actuels, observe les interactions qui s'établissent entre les différents protagonistes (touristes bien sûr, mais également vendeurs patentés ou ambulants, promeneurs, parisiens, etc.) sur ce site étendu. Ce terrain ethnographique d'un nouveau genre s'intéresse au cas des villes monde et centre son regard sur les dynamiques et les représentations à l'oeuvre chez les différents acteurs du tourisme.
La misère témoigne des enjeux sociaux qui parcourent nos sociétés. Elle se distingue de la douleur, de l'affliction ou de la fragilité. D'emblée, elle est sociale et souligne les tensions qui se rapportent à la gouvernance ; elle renvoie aux valeurs et aux règles morales. Dans sa brutalité, la misère est aussi une expérience subjective, avec ses registres de perception et ses mots pour l'énoncer. A partir d'une étude de terrain, nous écoutons les discours des mendiants et nous attardons sur le mutisme ultime de la souffrance. La misère, proche ou lointaine, nous la voyons, nous en avons connaissance par notre expérience directe de citadin ou par les médias. Sommes-nous habitués à l'horreur et nous paraîtrait-elle ordinaire, "dans l'ordre du monde" ?
Résumé : A nos portes, des migrants et des personnes sans logis connaissent la misère extrême et meurent dans le dénuement le plus absolu, des milliers de personnes fréquentent les centres d'aide alimentaire, et la vie se poursuit, comme si cela paraissant dans l'ordre du monde. Sur le plan politique, nous sommes gouvernés par les valeurs intouchables du néolibéralisme et par des générations dorées qui prennent les commandes de l'appareil d'Etat, des institutions intellectuelles et des grandes entreprises. Ces leaders viennent d'un même vivier. Faut-il s'étonner qu'ils aient du mal à saisir la vie ouvrière, la précarité et le problème des sans-logis, le mouvement des Gilets jaunes, etc. La raison de ce livre tient à cette interrogation : pourquoi la majorité des gens ne se révolte-t-elle pas face à cette noblesse d'Etat dont parle Pierre Bourdieu ? Pourquoi laissons-nous une minorité pitoyable tenir les rênes jusqu'à nous pourrir la vie si nous réclamons plus d'égalité ?
La pandémie du Covid-19, qui toucha une immense partie de la planète et transforma la vie quotidienne de millions de personnes, engendra une profusion de commentaires et d'analyses qui témoigne d'une volonté de gérer l'inconnu dans les termes du connu, et ce faisant, de redonner du sens à travers des récits plus ou moins organisés. L'espace social français offre un exemple particulièrement intéressant de polyphonie de discours relevant des mondes médical, politique, médiatique, économique, juridique, religieux, intellectuel et des réseaux sociaux, autant de mondes parcourus par des dynamiques et des contradictions internes.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.