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LES PORTES SAINTES
Fux Pierre-Yves
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9782940090464
Faire connaître le sens du Jubilé, son histoire, celle des Quatre basiliques romaines ayant une Porte Sainte : Saint-Jean de Latran, Saint-Paul-hors-les-Murs, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Pierre, sans oublier Sainte-Croix de Jérusalem et les cryptes du Vatican. Telle est l'intention de ce livre richement documenté, conçu de manière à accompagner le pèlerin du Jubilé. Mais Les Portes saintes sont plus qu'un guide ; il s'agit d'une évocation des lieux, des hommes qui les illustrèrent, des pèlerins dont l'auteur nous fait entendre la voix : l'histoire des grâces reçues à Rome depuis le premier Jubilé de 1300, ouvert en présence de Dante. Ce livre est aussi une invitation à suivre la longue procession de ceux et celles qui, depuis, franchirent le seuil des quatre Portes Saintes, nous appelant à notre tour au pèlerinage mystique de Dante : sortie de l'Enfer éternel, saut du Mont-Purgatoire, ouverture du Paradis. Durant l'année 2000, le pape Jean-Paul II nous appelle à rejoindre cette procession à l'occasion du Grand Jubilé, inauguré, le 25 décembre 1999, par l'ouverture solennelle de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, signe que le successeur de Pierre ouvre à tous les chrétiens les trésors de miséricorde de l'Eglise.
Savez-vous parler le Vatican ? Voilà le dico portatif pertinent et savoureux qui vous permettra de vous glisser, l'air de rien, dans les couloirs et les coulisses du Saint Siège. Une initiation à la langue de l'Etat le plus singulier au monde pour en comprendre les moeurs. Nos conversations seraient moins piquantes si l'on ne pouvait plus parler d'avocat du diable, de népotisme ou de propagande... Comme on s'ennuierait si l'on ne pouvait plus fulminer des bulles, chanter a cappella, ni s'amuser de la papamobile ! Le plus petit Etat, qui régit spirituellement 1, 3 milliard de fidèles, n'est pas étanche au temps ni au monde, et l'entière planète vient y résonner symphoniquement. Une grande culture universelle et bigarrée, qui n'exclut pas la poésie et l'humour, marquant le lexique, de sa langue singulière qui saute par-dessus les continents et les siècles. C'est ce brassage sans pareil que révèle ce dictionnaire sans précédent. Camerlingue, faldistoire, cardinalice ou décrétale... Grâce à ce petit précis d'histoire et de géographie, d'ethnologie et de politologie par le vocabulaire, on se cultivera en s'amusant. Et on apprendra enfin à parler le Vatican !
Collection : Les Pères dans la foi 101 Alors que l'Africa romaine déclinait dans les troubles et les violences, saint Augustin a développé une puissante réflexion sur la paix, définie comme " tranquillité de l'ordre ". Cette paix, pleinement accomplie dans la vie éternelle, commence ici bas dans la nature, dans l'homme et peut-être réalisée à tous les niveaux de la société. Mais dans ce monde, la guerre est un mal parfois inévitable, avec un cortège d'horreurs, qu'il s'agit de supporter, de limiter ou d'éviter. Pour ses interlocuteurs, Augustin définit une ligne de conduite où les siècles à venir trouveront les critères de la " guerre juste ". Cette anthologie rassemble les sentences classiques sur la " guerre juste " dans leur contexte littéraire originel et les met en regard de développements sur la paix, notamment ceux qui marquent la conclusion des Confessions et de la Cité de Dieu. A côté de la célèbre " charte de la paix " et d'autres extraits de la Cité de Dieu, on trouve ici l'exégèse de passages bibliques essentiels, un Sermon sur la paix et plusieurs Lettres, dont l'ultime courrier adressé par Augustin mourant, dans Hippone assiégée, à un collègue évêque dans le désarroi face au déferlement des Vandales. Ces textes d'Augustin, qui sont à l'origine de la réflexion occidentale sur la paix et la guerre, se révèlent aujourd'hui d'une étonnante actualité. Introduction, traduction, notes, guide thématique par Pierre-Yves Fux.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine