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Arbres filles et garçons fleurs. Métamorphoses érotiques dans les mythes grecs
Frontisi-Ducroux Françoise
SEUIL
20,50 €
Épuisé
EAN :9782021295504
Pourquoi, dans les mythes grecs de métamorphoses végétales, les jeunes filles sont-elles transformées en arbres, tandis que les garçons donnent en mourant naissance à de jolies fleurs ? Cette question, point de départ du livre, est d'abord déterminée par la langue française, qui veut que la fleur soit un nom féminin et que l'arbre soit masculin. L'étonnement est peut-être moins grand pour un Italien habitué à penser les fleurs au masculin. Et que dire des langues qui prudemment font appel au neutre ? Mais chacun pense dans sa langue. De fait nos noms de fleur font alterner les deux genres. A côté de la rose, paradigme du féminin depuis rosa ? rosam ? rosae? combien de lis, de narcisses et de glaïeuls dans nos jardins ? De roses d'ailleurs (neutre en grec : rhodon) il ne sera pas question, non plus que de marguerites, ni en tant que fleurs ni en tant que filles. Et, si l'on creuse un peu, les "jeunes filles en fleurs" se révèlent plus garçonnières encore que dans le récit proustien. ¿Françoise Frontisi-Ducroux raconte des mythes anciens où des jeunes gens, filles et garçons, exposés au désir amoureux des dieux, se transforment en plantes. Syrinx poursuivie par le dieu Pan devient une brassée de roseaux. Hyacinthe, malencontreusement frappé par le disque de son amant, Apollon, meurt en faisant naître une jacinthe. Daphné, Myrrha, Narcisse, Adonis et quelques autres connaissent un sort semblable où le tragique s'associe à l'érotique.
Sexe, mystère et religion. Trois questions entrelacées, trois regards pour les démêler. Au départ la villa dite des Mystères à Pompéi et sa célèbre fresque. Faisant table rase des interprétations passées et des lectures pour initiés, Paul Veyne se livre à une enquête minutieuse qui replace ces peintures dans un monde féminin idéal, imprégné de poésie dionysiaque et qui débouche sur une phénoménologie du sentiment religieux chez les Anciens.Du côté des Grecs, en contrepoint de cette analyse, François Lissarrague nous fait entrer dans l'imagerie du gynécée avant d'emprunter un chemin plus fantaisiste, en compagnie des satyres, joueurs et voyeurs impénitents. Françoise Frontisi-Ducroux s'aventure ensuite dans le domaine de l'érotique grecque, pour s'intéresser aux modalités de regard dans les moments les plus intimes. Que peut-on en déduire sur les relations des sexes et des genres dans la société grecque ? Sur le point de vue qui préside à la création des images ? Y a-t-il place pour un regard féminin ?.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Büttner Philippe ; Frontisi Claude ; Massé Marie-M
Ernst Beleyer, qui nous a quitté le 25 février 2010, fut un infatiguable collectionneur de Paul Klee. Ce galeriste bâlois a réuni, avec son épouse Hildy, une des plus belles collections aujourd'hui accessible au public dans sa fondation des environs de Bâle;. Les chefs-d'?uvre de sa collection, présentés ici, illustrent le chemin parcouru par l'artiste, peintre suisse le plus célèbre du siècle, et l'un des plus convaincants explorateurs de l'abstraction.
Du masque au visage, du visage au regard, du regard à l'image, telles sont les étapes majeures d'une exploration qui vise à retrouver, à travers textes et peintures de vases, les représentations que l'homme grec se donnait de lui-même. Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste qu'un masque pour les anciens Grecs? Répondre à cette question entraîne une révision de nos façons de voir. Car pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopon qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Et ce n'est pas, comme on pourrait le croire, que le visage soit pensé comme un masque, comme une enveloppe abritant les secrets de la vie intérieure: une telle conception, qui ne se dessine qu'à l'époque chrétienne, demeure étrangère à la culture grecque, où l'individu se définit dans le regard que les autres portent sur lui. Le visage grec est un révélateur: pensées et émotions s'y lisent à fleur de peau. Et ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel aux traits figés. Il ne dissimule pas la réalité qu'il recouvre, il la remplace. Il confère à son porteur une nouvelle individualité qui abolit la première. Au centre de cette enquête, une exception paradoxale: le type de masque le plus répandu dans le monde grec, celui de la Gorgone, n'est pas nommé prosopon. Cette appellation serait incompatible avec l'interdit attaché à cette face d'horreur dont la vue est fatale, figure omniprésente pourtant et toujours offerte en une frontalité totale, même sur les vases peints où la norme figurative réclame le profil. Sur ces vases, le visage humain peut lui aussi, dans des cas limités et précis, être représenté de face: il interpelle alors le destinataire de l'image en une apostrophe visuelle. L'utilisateur, un buveur le plus souvent, y trouve l'occasion d'un tête-à-tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. C'est l'un des lieux où se confirme l'identité, où se façonne la personnalité du citoyen.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick