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Les Quatre vivants de l'Apocalypse
Fromaget Michel
ALBIN MICHEL
9,30 €
Épuisé
EAN :9782226451194
Qui aime les églises romanes n'a pas manqué de s'interroger sur la signi cation de ces symboles étranges qui entourent le Christ en gloire au tympan de nombreuses cathédrales et abbatiales : un homme ailé ou ange, un aigle, un lion et un taureau ailés. Associés aux quatre Evangélistes, ils s'enracinent dans la vision des "Quatre Vivants" du prophète Ezéchiel, et dans l'Apocalypse de Jean. La symbolique déployée ici a longtemps nourri une vision initiatique du christianisme. Dès le XIIIe siècle, l'Eglise d'Occident n'interrogera plus guère ces quatre images. La Kabbale et les courants mystiques de la Renaissance tardive, puis les mouvements occultistes du XIXe siècle et une certaine tradition ésotérique contemporaine consacreront leurs recherches à cette étonnante métamorphose des qualités et activités symboliques du Christ. Michel Fromaget, anthropologue, maître de conférences honoraire de l Université de Caen-Basse-Normandie, est l auteur de nombreux essais d anthropologie spirituelle. Il a publié chez Albin Michel Corps, Ame, Esprit (1991) et L Homme tridimensionnel (1996).
A la lumière de nombreuses explications simples et précises concernant chacune des trois dimensions constitutives de l'homme - celle de son corps, celle de son âme qui l'ouvre sur le monde des idées et des pensées et enfin celle de son esprit qui l'ouvre sur le monde des réalités spirituelles - le propos du présent ouvrage est de faire apercevoir l'étonnante mesure dans laquelle cette compréhension " ternaire ", ou " spirituelle " de l'être humain est à même de féconder et de renouveler la réflexion sur des sujets aussi fondamentaux, mais aussi infiniment proches de chacun de nous, que : l'amour et le désir, l'émerveillement et la joie, la mort et le mourir, les coïncidences et la providence. Mais de se référer à cette conception de l'homme permet aussi d'éclairer à une grande profondeur l'étude de questions, certes moins immédiates et plus théoriques, mais tout aussi essentielles. C'est là ce qu'illustrent différents essais de ce livre qui abordent, sous exactement le même angle anthropologique, des thèmes aussi divers que : l'évolution biologique, la problématique de l'inceste, les phénomènes mystiques extraordinaires, ou encore la pensée de Maurice Zundel. Soucieux, enfin, de faire découvrir, comprendre, et aimer l'histoire de la conception anthropologique ternaire, ce livre s'attache non seulement à en exposer les origines chrétiennes - notamment les racines scripturaires - mais aussi à en démontrer l'extraordinaire invariance. Car, comme le montre l'étude des civilisations comparées, le paradigme anthropologique ternaire présente la singulière particularité de n'appartenir, en propre, à aucune culture, aucune période historique, aucune philosophie, aucune religion particulière. On le retrouve, en effet, aussi bien en Occident qu'en Orient, en Europe qu'en Asie, en Egypte qu'en Chine. Pour tirer le meilleur parti de la lecture des douze essais formant cet ouvrage, aucune connaissance préalable de l'anthropologie spirituelle, ou ternaire, n'est requise. Chacun peut être lu en lui-même, pour lui-même et sans nulle référence aux autres.
Résumé : Le dualisme anthropologique qui réduit l'homme à n'être que corps et âme, seulement physique et psychique, certes, ne date pas d'hier. A Rome, au début du deuxième siècle, après avoir longuement réfléchi à la question qu'il se posait en ces termes pour nous pleins de saveur : "Quelle demande les hommes tenant à faire des prières, à aller devant les autels, à offrir les entrailles et les boudins sacrés d'un cochon de sacrifice, doivent-ils adresser aux dieux ? " , le poète Juvénal, excellent observateur de son temps, donnait dans ses Satires (X, 346-366) cette réponse célèbre qui a traversé les siècles gravée dans le bronze : "Mens sana, in corpore sano". Puisse donc le lecteur arrivé en fin de ce livre comprendre, au plus profond de lui-même que cette réponse binaire et close, - qui continue de verrouiller et d'exténuer notre temps -, parce qu'elle est insuffisante, met l'humanité sur une voie sans issue où l'attend un avenir absurde et tragique. Car la bonne réponse, la seule vraiment digne de la vie qui nous a été donnée en partage, réponse que Juvénal aurait pu entendre de la bouche de Justin Martyr, de Tatien ou d'Irénée de Lyon s'il les avait croisés sur les trottoirs de Rome, cette réponse n'est pas binaire, mais ternaire. En paraphrasant Juvénal, nous la dirions ainsi : "Spiritus sanctus, in mente sana, in corpore sano"
Afin de demeurer conforme à la conception de l'enfer et de l'immortalité héritée de saint Augustin et de saint Thomas d'Aquin, notre lecture de la Bible occulte du texte des choses qu'il dit et lui ajoute des choses qu'il ne dit pas. Elle doit en outre s'ingénier à privilégier une douzaine de versets, - toujours les mêmes depuis des siècles -, alors qu'un repérage objectif des versets néotestamentaires, qui informent effectivement sur le sort ultime des méchants, n'en dénombre pas moins de trois cent trente-six ! Le parti choisi par le présent ouvrage, en vue de mettre à jour la manière dont Jésus-Christ, les évangélistes, les apôtres et les premiers Pères de l'Eglise comprenaient l'immortalité et la damnation a été de suivre le grand principe des sémioticiens qui leur intime de ne se fier "qu'au texte, rien qu'au texte et, si nécessaire, à tout le texte, ce qui est dire au contexte". Et d'avoir procédé ainsi lui permet d'affirmer, avec une probabilité d'exactitude confinant à la certitude, que les soi-disant dogmes de l'enfer éternel et de l'immortalité naturelle de l'âme sont étrangers au christianisme originel. En cela, et en raison de l'ampleur de sa documentation scripturaire et historique, ce livre est aujourd'hui sans équivalent.
La civilisation occidentale a choisi depuis le second Moyen Age de concevoir l'être humain et sa vie selon un paradigme dualiste. Celui-ci, affirmant que l'être humain n'a d'autre réalité que physique et psychique, corporelle et mentale, le condamne de ce fait à vivre enfermé dans les limites étroites de sa " personne " et, par suite, le coupe inexorablement tant de son intériorité véritable que du monde extérieur, tant des animaux que des plantes, tant des autres hommes que de Dieu. Mais l'humanité a connu et connaît encore des paradigmes anthropologiques non dualistes dont le plus important est certainement le grand paradigme ternaire " corps, âme, esprit " qui, en Orient, marque d'une empreinte si profonde les conceptions de l'hindouisme, du bouddhisme et du taoïsme et qui, en Occident, joua un si grand rôle dans le christianisme ancien. Le propos des dix essais formant cet ouvrage, tout en mettant en lumière différentes modalités et implications du paradigme " corps, âme, esprit ", est de nous aider à mieux le penser pour pouvoir mieux l'explorer.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.