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La drachme perdue. L'anthropologie "corps, âme, esprit" expliquée
Fromaget Michel
GREGORIENNES
14,50 €
Épuisé
EAN :9782914338271
Michel Fromaget reprend ici et enrichit considérablement une précédente version d'un ouvrage témoignant d'une compréhension très profonde de l'émerveillement et de l'amour, du vieillissement et de la mort et dont le contenu appartient en propre à l'anthropologie ternaire " Corps, Âme, Esprit ". La drachme perdue présente et explique avec la plus grande clarté qu'il se peut, à un large public, les principales affirmations de l'anthropologie " Corps, Âme, Esprit ", qui aboutissent à une compréhension de l'être humain essentielle et vivante, quoique tombée en désuétude en raison des choix actuels de notre civilisation. Le fait de refuser ou de consentir à cette conception de l'homme, et donc de nous-mêmes, conditionne en profondeur, sans que nous en ayons nulle conscience, jusqu'aux plus modestes pensées, paroles et gestes de notre vie quotidienne. Le lecteur pourra apercevoir l'immensité de l'enjeu psychologique et existentiel inhérent à cette anthropologie, ainsi que le poids de l'espérance qui l'habite. Puisse la drachme retrouvée aider chacun à cultiver et récolter les fruits dont elle parle.
A la lumière de nombreuses explications simples et précises concernant chacune des trois dimensions constitutives de l'homme - celle de son corps, celle de son âme qui l'ouvre sur le monde des idées et des pensées et enfin celle de son esprit qui l'ouvre sur le monde des réalités spirituelles - le propos du présent ouvrage est de faire apercevoir l'étonnante mesure dans laquelle cette compréhension " ternaire ", ou " spirituelle " de l'être humain est à même de féconder et de renouveler la réflexion sur des sujets aussi fondamentaux, mais aussi infiniment proches de chacun de nous, que : l'amour et le désir, l'émerveillement et la joie, la mort et le mourir, les coïncidences et la providence. Mais de se référer à cette conception de l'homme permet aussi d'éclairer à une grande profondeur l'étude de questions, certes moins immédiates et plus théoriques, mais tout aussi essentielles. C'est là ce qu'illustrent différents essais de ce livre qui abordent, sous exactement le même angle anthropologique, des thèmes aussi divers que : l'évolution biologique, la problématique de l'inceste, les phénomènes mystiques extraordinaires, ou encore la pensée de Maurice Zundel. Soucieux, enfin, de faire découvrir, comprendre, et aimer l'histoire de la conception anthropologique ternaire, ce livre s'attache non seulement à en exposer les origines chrétiennes - notamment les racines scripturaires - mais aussi à en démontrer l'extraordinaire invariance. Car, comme le montre l'étude des civilisations comparées, le paradigme anthropologique ternaire présente la singulière particularité de n'appartenir, en propre, à aucune culture, aucune période historique, aucune philosophie, aucune religion particulière. On le retrouve, en effet, aussi bien en Occident qu'en Orient, en Europe qu'en Asie, en Egypte qu'en Chine. Pour tirer le meilleur parti de la lecture des douze essais formant cet ouvrage, aucune connaissance préalable de l'anthropologie spirituelle, ou ternaire, n'est requise. Chacun peut être lu en lui-même, pour lui-même et sans nulle référence aux autres.
Résumé : Le dualisme anthropologique qui réduit l'homme à n'être que corps et âme, seulement physique et psychique, certes, ne date pas d'hier. A Rome, au début du deuxième siècle, après avoir longuement réfléchi à la question qu'il se posait en ces termes pour nous pleins de saveur : "Quelle demande les hommes tenant à faire des prières, à aller devant les autels, à offrir les entrailles et les boudins sacrés d'un cochon de sacrifice, doivent-ils adresser aux dieux ? " , le poète Juvénal, excellent observateur de son temps, donnait dans ses Satires (X, 346-366) cette réponse célèbre qui a traversé les siècles gravée dans le bronze : "Mens sana, in corpore sano". Puisse donc le lecteur arrivé en fin de ce livre comprendre, au plus profond de lui-même que cette réponse binaire et close, - qui continue de verrouiller et d'exténuer notre temps -, parce qu'elle est insuffisante, met l'humanité sur une voie sans issue où l'attend un avenir absurde et tragique. Car la bonne réponse, la seule vraiment digne de la vie qui nous a été donnée en partage, réponse que Juvénal aurait pu entendre de la bouche de Justin Martyr, de Tatien ou d'Irénée de Lyon s'il les avait croisés sur les trottoirs de Rome, cette réponse n'est pas binaire, mais ternaire. En paraphrasant Juvénal, nous la dirions ainsi : "Spiritus sanctus, in mente sana, in corpore sano"
En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l'Eglise ? et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions ? comme " corps, âme, esprit ". Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette " seconde naissance ", naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé. Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême, puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort ? ou de notre éternité.
Présentation de l'éditeur A l'aide des enseignements éprouvés de l'anthropologie spirituelle et de la théologie mystique, Michel Fromaget interroge et éclaire l'extraordinaire cheminement intérieur de la jeune Hollandaise, durant les deux années précédant son assassinat à Auschwitz. Il démontre combien la metanoïa d'Etty Hillesum, bien qu'elle paraisse indécente, voire scandaleuse aux yeux de beaucoup, demeure malgré tout exemplaire par sa conformité au schéma classique de la naissance spirituelle chrétienne. Ce livre est d'autant plus précieux, et probant, qu'il ne cache pas les objections souvent opposées à l'authenticité de cette aventure spirituelle. La fragilité psychique de la jeune femme, son comportement sexuel permissif, ses joies excessives et abusives, son attitude ambigüe face à la souffrance, ou encore son acceptation supposée de la persécution nazie, souvent laissés dans l'ombre, sont analysés par l'auteur avec franchise. Novateur, cet essai place en regard le Journal d'Etty Hillesum et les écrits d'autres femmes juives, mortes comme elle dans les camps de concentration nazis : Edith Stein, Hanna Dallos, Hélène Berr et Anne Frank. Il met aussi en lumière la profonde et mystérieuse parenté liant l'expérience spirituelle de la jeune femme avec les enseignements du grand théologien suisse Maurice Zundel.
Cet ouvrage fait suite à celui consacré à l'Enigme de la pensée que nous achevions par une considération de saint Jean de la Croix : "Une seule pensée de l'homme est plus précieuse que tout l'Univers : d'où vient que Dieu seul en est digne". Quelle "pensée" serait-elle assez forte pour n'avoir d'autre objet que la divinité ? C'est l'objet d'un débat et d'un combat. La religion formalisant la relation de l'homme à Dieu et de Dieu à l'homme est-elle une création de l'esprit humain ? Si l'homme doit combattre laborieusement ses propres préjugés pour faire de la science, combien plus doit-il faire face à l'obstacle de sa pensée auto-référente et à son désir inconscient pour recevoir une véritable capacité d'accueil d'une révélation, sans laquelle il serait à jamais clos sur lui-même. La proposition chrétienne de transformation des principes de la pensée et des principes du désir s'appelle métanoïa. Les méditations données dans cet ouvrage dessinent un chemin intellectuel et spirituel vers un but qui semble inaccessible à l'imaginaire "naturel" : la déification de l'âme. Grégoire Palamas ou Louis Lanneau l'ont exploré aux XIVe et XVIIe siècles. Nous reprenons le flambeau, pour que brille la véritable espérance.
Jusqu'à la fin du Moyen Âge, saint Joseph n'était honoré d'aucune fête spécifique, d'aucun culte particulier ni de dévotion publique connue. Pourtant, il reçut de Dieu une mission exceptionnelle : être l'époux de la Vierge Marie en gardant la vertu de chasteté et devenir par là même le père adoptif de celui qui devait se révéler le Messie, Fils de Dieu, Jésus. Au début de l'époque moderne, saint Joseph sort de l'effacement où il semble avoir été tenu par la dévotion, et reçoit alors l'hommage d'un culte spécifique. L'Église propose à l'attention des fidèles le saint qui, par excellence, montre une paternité reçue de Dieu. Saint Joseph est aussi l'aboutissement de toute une lignée généalogique, révélatrice de cette véritable paternité, issue de l'Ancien Testament à travers le patriarche Jacob, son fils Joseph mais aussi d'une lignée de " figures " comme Moïse et David. Par ailleurs, l'Église propose la méditation sur plusieurs autres vertus du saint : modèle des travailleurs, patron de la bonne mort, patron de l'Église universelle, etc. L'iconographie exceptionnelle de Jean-Paul Dumontier complète les approches historiques de Jean-Michel Sanchez et la contribution anthropologique que Jean-François Froger apporte en relisant les textes de l'Écriture Sainte concernant la différence féminin-masculin, révélatrice de la spécificité humaine de la " paternité " dans l'union en " une seule chair ".
Henri Le Saux était moine, écrivain, poète et mystique, un des ascètes cachés du XXe siècle qui se nourrit intensément de silence et de recherche de l'Au-delà divin. Les quatre-vingt-douze lettres qu'il adressa, entre 1952 et 1973, à sa soeur Marie-Thérèse, moniale bénédictine à l'abbaye Saint-Michel de Kergonan, témoignent du lien fraternel et spirituel fort, tissé au fil des ans entre deux âmes pénétrées d'une même spiritualité monastique : "Tu sais, désormais, tu tiens en quelque manière ma place à Kergonan" (lettre du 17 juillet 1952). Cette correspondance apporte un éclairage nouveau, pleinement ancré dans le quotidien de la vie mais aussi profondément mystique, sur la vocation si particulière de cet infatigable pèlerin de l'absolu. Plus précisément, elle nous enseigne — et c'est là toute son originalité — qu'Henri Le Saux est resté moine dans l'âme et en relation avec son monastère, au sein même de son expérience novatrice en terre indienne. Peu d'hommes ont incarné leur vocation arec une telle radicalité. Les tente fragments choisis dans ce recueil de lettres, présentés et commentés chronologiquement, reconstituent le témoignage d'une expérience d'intériorité intégrant la dimension orientale. Une expérience ultime d'être, au-delà du mot "Dieu", qui invite simplement le chercheur d'Absolu à s'élancer vers le chemin de l'espace intérieur — "vers l'Orient du coeur" — là où se lève la Lumière.
Ce livre veut montrer que la Parousie ? ou seconde Venue du Christ sur terre ? est liée à la question du mal, que la Révélation biblique associe à un esprit angélique déchu et agissant depuis les origines sur le cours chaotique de l'Histoire de l'humanité. Une convergence entre le drame du premier péché et le signe ultime précédant la Parousie, celui de l'Antéchrist, va se dessiner au fil de la lecture pour donner l'explication de la présence du mal dans le monde, qui sera suivie de sa défaite au "Jour" de la Venue soudaine du Christ en gloire. Le Retour du Messie nécessite une préparation fondée sur la vigilance intérieure. A cet égard, il prend place obligatoirement dans toute spiritualité chrétienne authentique, déjà celle développée par les premiers moines d'Orient dans leur retraite au désert. Le père Christian Wyler a étudié la théologie en Autriche et reçu le sacerdoce à Ratisbonne, en Allemagne. Après une expérience monastique, il exerça un ministère paroissial en France et en Suisse. Son intérêt pour la spiritualité patristique orientale le poussa à s'intéresser de près à l'orthodoxie. L'importance de la Parousie dans l'Ecriture sainte et la littérature des Pères de l'Eglise l'a convaincu d'en porter témoignage dans le présent ouvrage.