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Le monde de Jia Zhang-ke
Frodon Jean-Michel
YELLOW NOW
28,01 €
Épuisé
EAN :9782873403744
Depuis 20 ans, le cinéma chinois connaît un développement foudroyant, en phase avec l'essor de ce pays. Nul n'incarne mieux cette évolution que le réalisateur Jia Zhang-ke, révélé en 1999 avec son premier film, Xiao-wu artisan pickpocket. Son cinéma se distingue par la modernité de son écriture, nourrie par la réinvention des rapports entre fiction et documentaire, par les usages inventifs des nouvelles technologies, par la créativité des relations entre l'intime et le collectif à l'échelle d'un pays d'un milliard et demi d'habitants. Les films de Jia sont en effet, et du même mouvement, oeuvres d'un grand artiste contemporain et témoignages sensibles des gigantesques mutations qui affectent la Chine, et le monde entier. Des titres tels que Platform, The World, Still Life, A Touch of Sin et Mountains May Depart jalonnent un parcours esthétique à la fois extrêmement cohérent et en constant renouvellement. Ils accompagnent la construction patiente d'une place centrale dans la culture de son pays malgré les immenses obstacles liés à la censure. Et ils racontent, selon un point de vue original et pertinent, ce qui s'invente avec le XXIe siècle. Un long entretien mené avec le réalisateur sur les lieux de son enfance, ces lieux de travail et de tournage, un texte historique établissant la place de Jia dans le cinéma chinois et dans le cinéma actuel, une notice critique consacrée à chacun de ses films, longs et courts métrages, enrichis de plusieurs éclairages dont des entretiens avec ses principaux collaborateurs, et des textes de Jia inédits hors de Chine, font de ce livre le premier ouvrage offrant une visibilité et une compréhension exhaustive de l'oeuvre de ce cinéaste, et de son importance majeure.
Revue de presse La fabuleuse aventure d'un art qui ne cesse de se réinventer, parce que le monde auquel il appartient ne cesse de changer... À partir de 11 ans.
Du Dictateur de Chaplin à La Liste de Schindler, de Nuit et Brouillard à Shoah, de la polémique entre Lanzmann et Godard aux débats sur le virtuel : l'extermination des Juifs d'Europe a mené le cinéma, plus que tout autre art et moyen d'expression, à remettre en question ses codes et ses techniques. C'est en référence à la Shoah qu'a été construite une part décisive de la pensée du cinéma moderne. Et, consciemment ou non, beaucoup des plus beaux films des soixante dernières années portent la marque de cet événement. Pour rendre compte de ces phénomènes, ce livre réunit des textes de cinéastes, d'historiens, de journalistes, de philosophes et de chercheurs qui visent aussi à prendre la mesure des questions contemporaines construites à partir de la confrontation entre le cinéma et la Shoah. Avec les contributions de Jean-Louis Comolli, Hubert Damisch, Arnaud Desplechin, Jean-Michel Frodon, Bill Krohn, Claude Lanzmann, Stuart Liebman, Sylvie Lindeperg, Ronny Loewy, Jacques Mandelbaum, Marie-José Mondzain, Ariel Schweitzer, Annette Wieviorka. Une filmographie inédite, réalisée grâce à l'Institut Fritz Bauer, rassemble à la fin de l'ouvrage plus de 300 longs métrages, courts métrages et documents ayant trait à la Shoah, de 1945 à nos jours.
C'est à travers l'importation d'un genre populaire, le film de kung-fu, et d'une star internationale, Bruce Lee, que les spectateurs occidentaux ont fait connaissance avec le cinéma chinois dans les années 70. Au cours des 15 dernières années, les films chinois ont gagné toutes les grandes récompenses internationales, conquis le grand public, et transformé de manière irréversible le cinéma d'action, à Hollywood comme partout ailleurs. S'il est légitime aujourd'hui de parler d'" un " cinéma chinois - il existe un monde chinois, une culture chinoise, reflétés par le cinéma qui en est issu - il va bien, en fait, quatre cinémas chinois : ceux de Chine continentale, de Hong-Kong, de Taiwan et de la diaspora chinoise, dotés chacun d'une identité spécifique. L'ouvrage retrace un siècle d'histoire jalonné d'oeuvres exceptionnelles incarnées par des figures marquantes. On peut citer en Chine Le Roi des enfants de Chen Kaige, Epouses et concubines de Zhang Yimou, The World de Jia Zhangke ; à Hong Kong : L'Hirondelle d'or de King Hu, The Killer de John Woo, In the Mood for love de Wong Kar-wai ; à Taiwan Le Maître de marionnettes de Hou Hsiao-hsien, Yiyi de Edward Yang. Jean-Michel Frodon met en évidence les principaux traits stylistiques du cinéma chinois, leurs relations avec la culture de cette région du monde, les multiples apports spécifiques de la Chine au langage cinématographique.
Arriver à New York, c?est entrer dans un film qui n?existe que dans la tête de chacun, un film composé des réminiscences d?innombrables plans, d?une myriade de souvenirs plus ou moins précis, qu?on prend plaisir à retrouver sur place. Avec Paris, New York est la ville la plus filmée au monde. Mais elle est, sans comparaison, la cité par excellence du cinéma. Ce livre évoque plus de deux cents films, de Charlie Chaplin à Woody Allen, de Blake Edward à Martin Scorsese, en passant par John Cassavetes, Francis Ford Coppola ou Spike Lee. Cette nouvelle édition enrichie intègre une dizaine de nouveaux films sortis depuis 2016, date de la première parution de New York mis en scènes, dont Wonder Wheel et A Rainy Day in New York de Woody Allen, Sully de Clint Eastwood, Dumbo de Tim Burton, Ex-Libris : The New York Public Library de Frederick Wiseman, Le Musée des Merveilles de Todd Haynes, ainsi que les nouveaux Avengers.
Après des poèmes remarqués et des scénarios pour Andzej Wajda et Roman Polanski (Les Innocents charmeurs, Le Couteau dans l'eau),Jerzy Skolimoski a été le représentant le plus talentueux du jeune cinéma polonais des années 60 avec Signes particuliers : néant, Walkover et Le Départ, salués alors avec admiration par Jean-Luc Godard. En 1967, Haut les mains ! lui vaut de graves problèmes de censure qui le forcent à s'exiler ; il entame une nouvelle carrière plus chaotique, marquée par d'autres grands films (Deep End, Le Cri du sorcier, Travail au noir, Le Bateau-phare, Ferdydurke). Il tourne en Italie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, en s'adaptant admirablement à des contraintes économiques inconfortables. En 1991, il se retire pour s'adonner totalement à la peinture, qu'il a toujours pratiquée parallèlement au cinéma. Puis en 2008, c'est un très attendu retour avec Quatre Nuits avec Anna, suivi d'Essential Killing, deux films qui le placent à nouveau parmi les cinéastes contemporains les plus importants. Ce livre réunit des admirateurs de longue date de Skolimowski ; il a pour ambition de cerner les modulations d'une oeuvre protéiforme en mêlant entretiens avec le cinéaste, témoignages d'amis et de collaborateurs, mises en perspective historiques et essais critiques. Divisé en quatre parties correspondant aux quatre étapes du parcours de Skolimowski : les premiers films en Pologne (1959-1967) ; l'exil (1967-1991) ; la peinture (1992-2008) ; le retour au cinéma et en Pologne (2008-2012), l'ouvrage forme un ensemble critique très riche où se répondent des points de vues variés.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.