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L'homme photographique
Frizot Michel
HAZAN
32,55 €
Épuisé
EAN :9782754109482
Ce recueil de textes sur des questions relevant de l'histoire de la photographie, écrits entre 1990 et 2010 vise à mettre à la disposition d'un plus large public des analyses et études qui ont été publiées dans des revues spécialisées ou des catalogues restés confidentiels. Leur regroupement est motivé par la certitude d'une cohérence, d'une ligne générale qui sous-tend ces textes et constitue une théorie générale du "régime photographique" - de la production à la réception des images - qui a construit un imaginaire propre à la photographie, aujourd'hui omniprésent dans la manière d'aborder le monde à travers ses représentations, d'établir des jugements et de partager des croyances. L'ouvrage est développé en trois temps, qui reprennent chacun un point de vue constitutif de l'imaginaire photographique : le dispositif, l'opérateur, regards et regardeurs. Ce qui détermine en effet la nature d'une photographie, c'est d'abord le dispositif qui l'a engendrée, à la fois en ce qu'il est générique (photographique) et singulier (avec des paramètres physiques particuliers). C'est ensuite l'intervention nécessaire d'un opérateur (le photographe), une mise en oeuvre humaine reformulée à chaque prise de vue, s'appuyant sur les capacités du dispositif (ou les ignorant), interagissant avec le sujet photographié et concrétisant des intentions. C'est "le" regardeur, in fine, qui fait de la photographie non pas ce qu'elle est, mais ce qu'elle peut être ou devenir, qui lui donne sens, en connaissance des données initiales - ou non. Et ce regardeur est souvent "multiple" et hétérogène. Cet ouvrage envisage par conséquent toutes les circonstances photographiques, pour reconnaître ici à "la photographie" sa place de médium de communication dont l'invention a introduit des particularités imaginaires très spécifiques et inédites, constamment révisées au gré de l'évolution des techniques et des modes de diffusion.
Photo Poche": cette collection a l'ambition d'offrir des livres de photographies soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît l'importance. Si l'on veut en couvrir tous les champs, la photographie offre une matière inépuisable. Monographies, sujets historiques, thématiques ou techniques varient à l'infini une iconographie qui est restée jusqu'à présent inédite en livres de poche. "Etienne-Jules Marey": où l'on voit comment un célèbre physiologiste de la fin du XIXe siècle devient l'un des photographes les plus importants de son temps et comment son ?uvre influence tout l'art contemporain. Où l'on voit aussi l'inventeur de la chronophotographie, l'un des précurseurs du cinématographe, fixer jour après jour, avec une rigueur toute scientifique, des images d'une exceptionnelle qualité plastique et prouver ainsi que les frontières entre l'art et la science sont plus minces qu'on ne le croit.
Frizot Michel, Collectif , Delpire Robert, Eddé Do
Cet ouvrage rétrospectif, jalonné de regards portés par Robert Delpire, Dominique Eddé, Michel Frizot, Anna Fàrovà, Petr Kràl, Otomar Krejca, Pierre Soulages et Gilles Tiberghien, rassemble les différentes étapes de l'oeuvre de Koudelka et montre sa constante progression en intensité : dès ses premiers travaux (publiés pour la première fois), ses photographies de théâtre, ses images des gitans, de l'invasion de Prague en 1968, la série Exils, jusqu'à ses panoramiques les plus récents.Josef Koudelka a quitté Prague en 1970. A cette date, il a déjà photographié l'invasion de la Tchécoslovaquie par les soviétiques et réalisé un travail sur les gitans. Exilé, solitaire, il traverse le monde, rencontre les hommes avec une exceptionnelle proximité à leurs vies, leurs tristesses, leurs douleurs, leurs joies. Il fait preuve d'une rage de voir peu commune. D'une composition toujours d'une grande justesse, ses images, hors du temps, ne donnent aucun repère. Pas d'autre certitude. Seulement l'évidence de l'intensité du regard, chargé d'émotion, que porte Koudelka sur la singularité des lieux, des objets et des hommes L'oeuvre de Josef Koudelka atteste qu'il est un photographe d'une personnalité et d'une puissance rare.
Graciela Iturbide (née en 1942) est aujourd?hui l?une des grandes figures de la photographie mexicaine et de la scène internationale (elle a reçu en 2008 le prix Hasselbald). Toute découverte de ses images, tout examen de ses nombreux livres se traduisent par l?étonnement devant un univers poétique qui paraît à la fois transcrire une réalité proprement mexicaine, et évoquer des lieux mythiques ou des temps immémoriaux. D?abord étudiante en cinéma, elle vient à la photographie vers 1970, à l?Université Nationale de Mexico, devenant bientôt l?assistante de Manuel Alvarez Bravo. C?est dans les années 1980 qu?elle prend le parti d?une oeuvre très personnelle qui s?éloigne du photojournalisme en vogue, et recherche les étrangetés de son maître Alvarez Bravo dans les rites sociaux ou les traditions très rurales. Avec son reportage Juchitan de las Mugeres (1979-1986), Graciela Iturbide découvre son terrain de prédilection, la place de la femme dans la société mexicaine, son rôle de gardienne des significations rituelles, de passeur des mystères cérémoniels, aussi bien que d?organisatrice du quotidien. Cette attention exigeante d?une femme pour les femmes, n?éloigne pourtant pas Graciela de la ruralité, des situations prosaïques, dans lesquelles elle puise, avec une étonnante virtuosité, des surgissements déconcertants ou saugrenus (femme-ange avec radio-transistor), des apparitions lunaires sur le théâtre du quotidien. A la différence de ses confrères masculins, les frontières l?attirent plus que les villes (le nord du Mexique, sud des Etats-Unis etleurs déserts) à la recherche de survivances ou d?évocations venues d?on ne sait où ni quand (les indiens Seris du désert Sonora, 1979). Elle s?attache à décrypter le paysage en tant qu?atmosphère plus que lieu naturel, elle associe les animaux au syncrétisme (mexicain) des religions et de la nature (El Sacrificio, 1992, sur le sacrifice des chevreaux), elle sonde les fêtes villageoises où resurgissent des mythes pré-colombiens, les carnavals, les rites de la mort ou de l?adolescence féminine. Elle s?enhardit à tenter les mêmes repérages auprès d?autres civilisations, Espagne, Inde, Madagascar, Etats-Unis. Au-delà du document ou de l?événement, Graciela Iturbide laisse entendre un lyrisme personnel qui déroge à l?objectivité photographique.
La course d'un homme qui semble se répéter, la chute d'une balle qui n'en finit plus de tomber, des sauts en longueur ou à la perche, le vol d'un canard, des exercices de gymnastique décomposés, le trot d'un cheval blanc, la marche d'un enfant... Ce sont des images prises par un homme à la forte stature, coiffé toujours d'un chapeau, barbu, qui, parfois pourrait avoir l'air austère... Loin de là ! Etienne-Jules Marey (1830-1904) est un formidable inventeur, ludique, poussé toujours par un même sentiment, la vie, dans tous ses états. En 1881, déjà physiologiste reconnu, quand il se lance dans la photographie instantanée, il s'amuse des plaques de verre, compose et décompose les mouvements. La chronophotographie est alors née. Elle gagnera vite un caractère scientifique irréfutable. Marey travaille à mesurer l'image et l'égalité des intervalles de temps entre les positions, il observe la locomotion de l'homme comme des animaux. Devant un fond noir, ce sont toujours des sujets animés en blanc qui passent et repassent : un coureur, un chevreau, un chat, une raie, un éléphant ! Lui-même chercheur au CNRS, Michel Frizot offre là une superbe étude qu'il enrichit de magnifiques photographies (en noir et blanc bien sûr), tantôt sur une pleine page, tantôt sur une double page, sans jamais lésiner sur la qualité. Étienne-Jules Marey méritait bien cela... Au bout de ses travaux, de ses recherches, un nouvel art surgira... Qui évidemment a partie liée à l'image... et qu'on appellera le cinématographe... --Céline Darner
Nouvelle version reliée avec couverture en simili soie et rubans, pages intérieures en "papier de riz".Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir? autant de thèmes qui sont source d?inspiration permanente pour les artistes de l?Ukiyo-e, à travers les siècles.Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu?à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l?art de l?estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.Elle explique les origines de l?estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l?idée d?utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l?Ukiyo-e d?accéder par la suite à un véritable âge d?or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d?acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d?autres?Si le livre suit un plan chronologique qui s?impose sur pareil sujet, l?auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d?époques très différentes afin de faire percevoir l?art de l?estampe hors du temps, au-delà des euvres et des écoles. L?originalité et l?abondance de l?iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l?importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d?éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis. Notes Biographiques : Historienne d?art, Nelly Delay est spécialiste d?art japonais ancien. Elle a organisé de nombreuses expositions pour lesquelles elle a publiée des catalogues raisonnés sur des sujets peu explorés, notamment « Le Dessin Japonais », « Peintres de la cour du Prince Genji », « Japon-Occident ». En 2002 elle a été nommée Officier des Arts et Lettres après avoir réalisé la donation de la « collection d?Art Japonais Norbert Lagane » au musée Guimet. Outre ses conférences données au CNRS, à l?OCDE et dans différents organismes culturels, elle est l?auteur, entre autres, de « l?Estampe Japonaise » (Editions Hazan 1993) ; « Le Japon Eternel » (Découverte Gallimard 1998), « Le Monde de l?Estampe Japonaise » (Hors série Découverte Gallimard), « Le Jeu de l?Eternel et de l?Ephémère » (Editions Philippe Picquier 2004), « Soleil rouge, chefs d?euvre de la peinture japonaise » (Editions Phebus 2007).
La personnalité haute en couleurs de Goscinny, son parcours tout entier, méritent l'hommage que cet ouvrage et l'exposition lui rendent, en prenant en compte le caractère exceptionnel - personnel, intellectuel et artistique - d'un auteur génial, d'une créativité prolixe. Comment et pourquoi Goscinny occupe-t-il une place si singulière, comment expliquer le succès international, toujours inégalé de ce phénomène culturel mondial, de cet auteur clé de la littérature, "de l'un des acteurs primordiaux, stratégiques, de l'avènement du neuvième art". Si le nom de René Goscinny est présent depuis longtemps dans la culture populaire francophone, la dimension même de cette personnalité hors du commun, l'ampleur de son oeuvre et de son succès sont largement méconnues, voire sous-estimées. Pour prendre la mesure de l'oeuvre et de son importance dans le monde de la bande dessinée et de la littérature contemporaine, rien ne vaut le rappel de quelques chiffres : cinq cents millions de livres et d'albums vendus dans le monde, dont deux cents millions pour pour Lucky Luke (Goscinny-Morris), trois cents vingt millions pour Astérix (Goscinny-Uderzo) et huit millions pour Le petit Nicolas (Goscinny-Sempé). Les oeuvres de Goscinny ont été traduites en cent cinquante langues, dont Astérix en cent vingt langues, Iznogoud (Goscinny-Tabary) et Lucky Luke en une quarantaine de langues. Le Petit Nicolas est aujourd'hui intégré dans les programmes scolaires. Le film d'animation et le cinéma ont rendu leurs hommages à Goscinny et à ses co-auteurs : les adaptations cinématographiques de Lucky Luke, Iznogoud ou du Petit Nicolas appartiennent à la culture populaire contemporaine. Quant à Astérix, les chiffres parlent d'eux-mêmes : ainsi Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, réalisé par Alain Chabat en 2002, a attiré plus de quatorze millions et demi de spectateurs en France. Pour commémorer le quarantième anniversaire de la mort de René Goscinny en 2017, la famille de René Goscinny, l'Institut René Goscinny récemment fondé par sa fille Anne, ses amis et ses éditeurs ont souhaité lui rendre hommage et rappeler l'oeuvre immense dont il est l'auteur. Dans ce cadre, deux expositions complémentaires sont organisées simultanément : "Le cinéma de René Goscinny" montre, à la Cinémathèque française, les liens de Goscinny avec l'univers du 7e art, tandis que "René Goscinny. Au-delà du rire" déploie, au mahJ, le parcours biographique, artistique et littéraire de Goscinny dans le monde de la littérature pour la jeunesse et de la bande dessinée. Anne Goscinny, son époux, Aymar du Chatenet, et l'Institut René Goscinny soutiennent ces projets et en accompagnent la réalisation par le prêt de nombreuses archives. Ce catalogue officiel de l'exposition "René Goscinny. Au-delà du rire" qui se dérouler au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à partir de septembre 2017 rassemble plus de 220 oeuvres, dont de nombreuses planches originales, des peintures, des objets, des livres, des documents d'archives sur divers supports, ainsi que des documents audio-visuels.
Catalogue officiel de l?Exposition "Astérix à la BNF!" à la Bibliothèque nationale de France, site Tolbiac, du 14/10/2013 au 19/01/14. Par Toutatis, Astérix est à la BnF! Été 1959, Albert Uderzo et René Goscinny, attablés à la terrasse d?un café, cherchent une idée pour le premier numéro de l?hebdomadaire de bandes dessinées Pilote. Après avoir d?abord songé au Roman de Renart et à la préhistoire, Goscinny et Uderzo fixent finalement leur choix sur les Gaulois. La suite est connue: les aventures d?Astérix et Obélix connaissent un succès immédiat, qui ne s?est jamais démenti depuis. Les 33 aventures (bientôt 34) ont été traduites en 107 langues et dialectes et vendues à plus de 350 millions d?exemplaires à travers le monde. En mars 2011, le dessinateur Albert Uderzo a fait don à la Bibliothèque nationale de France de cent vingt planches originales de la série. La BnF lui rend aujourd?hui hommage en organisant une exposition événement. Le catalogue de cette grande rétrospective est construit en forme d?abécédaire. D?« Amitié » à « Wouhouhou! » de « Châtaigne » à « Running gag », d?« Idéfix » à « Tour du monde », en passant par « Mythe gaulois », « Résistance » ou « Sanglier », les meilleurs spécialistes et les plus proches témoins de cette incroyable aventure éditoriale livrent tous les secrets de cette bande dessinée extraordinairement populaire. Sont notamment analysés le parcours des deux créateurs, l?évolution graphique et les traits de caractère des personnages, le succès planétaire ou ses ingrédients, tels que les célèbres jeux de mots ? « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », « Passe-moi le Celte », « Tous les étés, les Ibères? », etc. L?ouvrage reproduit également des passages d?entretiens vidéo avec des célébrités, réalisés pour l?exposition, qui racontent comment elles aussi sont tombées dedans quand elles étaient petites!
Guide officiel du Musée Magritte Museum, cet ouvrage parcourt de manière vivante ce nouvel espace qui abrite la plus importante collection au monde d'oeuvre de l'artiste surréaliste René Magritte: peintures, gouaches, dessins, gravures, sculptures, films, affiches, photos, partitions de musique... Plus de deux cents pièces qui permettent d'appréhender la pensée, la vie et l'oeuvre de ce peintre belge, véritable icône de l'art moderne et contemporain. Moderne, car Magritte reste l'un des artistes majeurs de sa génération; contemporain, tant est déterminante son influence sur le pop art, les courants conceptuels, la publicité et la scène actuelle. Ce guide richement illustré permet au lecteur de suivre pas à pas la visite du Musée Magritte Museum, qui déploie sur trois niveaux les étapes fondamentales du parcours de l'artiste: la conquête du surréalisme (1898-1929), l'échappée belle (1930-1950) et le mystère à l'ouvrage (1951-1967), synthèse des expériences de toute une vie. Une visite commentée par les mots et les images, à l'instar de l'essence même de l'oeuvre de René Magritte. L'histoire d'un peintre unique et d'un mouvement historique, le surréalisme, dont Magritte fut l'un des chefs de file.