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La tondue. 1944-1947
Frétigné Philippe ; Leray Gérard
VENDEMIAIRE
25,10 €
Épuisé
EAN :9782363583130
La photographie dite de la "Tondue de Chartres", prise par Robert Capa le 16 août 1944, est sans doute le document le plus représentatif du phénomène de l'épuration sauvage qui a entaché la Libération de la France au cours de l'été 1944. Or, elle a beau être mondialement connue, avoir été publiée dans un nombre considérable de publications et d'ouvrages, avoir suscité émotions et commentaires, rares sont ceux qui connaissent l'histoire véritable de ses protagonistes. Au fil d'un long travail de recherche au sein des archives, il a enfin été possible de reconstituer l'itinéraire familial et politique de cette femme martyrisée qui traverse, son enfant dans les bras, une foule hostile : victime sacrificielle, ou coupable avérée ? A l'issue de cette enquête, c'est une société provinciale en proie aux déchirements idéologiques, mais aussi aux querelles de voisinage, aux ambitions et aux rancoeurs de tous ordres, qui resurgit devant nous, avec une saisissante précision dans le détail. 3e édition augmentée de nouvelles informations sur les acteurs de l'affaire, et de l'intégralité du dossier judiciaire.
Carré Philippe ; Caspar Pierre ; Frétigné Cédric ;
La cinquième édition complètement refondue et réactualisée de cet ouvrage rassemble les contributions des plus grands spécialistes de la formation et fournit un panorama des savoirs de référence des sciences et techniques de la formation des adultes aujourd'hui.
Difficile d'imaginer un territoire sur lequel se sont succédé autant de civilisations brillantes et où tant de populations se sont tour à tour installées! Depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, la Sicile a abrité quelques-unes des cités grecques les plus prestigieuses, les empires romain et byzantin, des établissements musulmans. Elle a été mise en tutelle par une poignée de chevaliers venus de Normandie, dominée par l'Empire germanique puis par l'Espagne et soumise au règne d'une branche des Bourbons. Faisant partie de l'Italie unifiée depuis un siècle et demi, elle n'en conserve pas moins des traits tout à fait marqués: Rome n'y a pas toujours été toute-puissante. Terre de culture d'une densité et d'une personnalité historiques très fortes mais aussi victime de nombreux préjugés, la Sicile est un objet d'histoire à part entière. Ouvrage de référence, compagnon de voyage, le récit documenté de Jean-Yves Frétigné n'a guère d'équivalent sur le sujet.
Avec Cavour, Garibaldi et Victor-Emmanuel II, Giuseppe Mazzini (1805-1872) est la quatrième figure tutélaire du Risorgimento italien et il mérite autant qu'eux d'être connu en France pour le rôle essentiel qu'il a joué dans l'histoire de son pays et pour l'héritage politique et intellectuel qu'il a laissé, héritage encore vivace de nos jours. De grandes figures comme Thomas Carlyle, Gandhi, Giovanni Gentile, Thomas Mann, Adam Mickiewicz, Friedrich Nietzsche, Romain Rolland, Carlo et Nello Roselli, Gaetano Salvemini, Alexis Tolstoï, Woodrow Wilson ont écrit sur lui et se sont inspirées de son ?uvre; c'est lui qui a élaboré le projet le plus cohérent et le plus moderne: rassembler l'Italie dans une république unitaire. Ayant passé l'essentiel de sa vie en exil, il est à l'échelle européenne l'un des principaux théoriciens de la démocratie moderne, du nationalisme et de la question sociale, ce qui a fait de lui l'un des adversaires longtemps redoutés de Marx. Ses idées restent actuelles sur de nombreux points: la politique comme religion civile; les rapports entre les nations et l'union des peuples en Europe; une conception politique et sociale qui s'efforce de concilier libéralisme, démocratie et socialisme, anticipant sur les conceptions du socialisme libéral. A l'heure où, tout comme nous, notre "s?ur latine" tente d'explorer une voie vers la modernité qui lui soit propre, cette passionnante biographie, qui est la première en France mais s'appuie sur l'historiographie italienne récente comme sur une lecture exhaustive et personnelle des écrits de Mazzini, vient combler une lacune en permettant de lui restituer la paternité de ses réflexions et initiatives politiques.
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.
C'était un matin du mois d'octobre 1959, à l'aéroport de Cairns ; comme il était très tôt, il faisait froid. Quatre enfants, issus de deux familles différentes, montent dans un avion qui doit les emmener en Amérique, et de là en Europe où ils retrouveront des parents qui n'ont jamais fait preuve de beaucoup de sollicitude à leur égard. Ils n'arriveront pas à destination. Quand l'appareil sombre dans l'océan Pacifique, ils abordent, seuls rescapés du désastre, dans une île, qu'ils croient déserte, de l'archipel des Lau. Ils y resteront des années, au cours desquelles ils feront l'apprentissage de la solitude, celle de la sauvagerie et, pour finir, celle de la séparation. La survie, le renoncement, le poids de l'histoire individuelle et la possibilité d'y échapper : tels sont les thèmes que ce livre explore, dans une subtile polyphonie où se mêlent souvenirs, contes aborigènes et légendes scandinaves, et où se fait entendre, à chaque page, puissante, inexorable, la voix de la nature.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.