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Les vendeurs de la presse SDF. Etude ethnosociologique
Frétigné Cédric
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747552523
Au milieu des années 1990, les vendeurs de journaux SDF ont battu le pavé des agglomérations, arpenté les rames des transports publics et investi les portes des centres commerciaux. Aujourd'hui que le reflux de leur activité est avéré, reste en suspens une série d'interrogations. Comment ont fleuri ces journaux de rue et quelles finalités poursuivaient leurs initiateurs ? Qui étaient les colporteurs de la presse SDF et quelles étaient leurs pratiques de vente ? Comment ont réagi passants et usagers des transports en commun aux sollicitations qui leur étaient formulées ? L'ouvrage entreprend, en deux étapes, d'apporter réponse à ces interrogations. D'abord, l'étude sociologique brosse un tableau d'ensemble de cette presse SDF et de ses conditions d'émergence. Elle propose également une sociographie de ses vendeurs et décrit leur activité au quotidien. Reproduit in extenso, le carnet d'enquête témoigne ensuite des conditions de réalisation de l'observation participante menée dans le métro parisien, principal support de l'étude sociologique.
Avec Cavour, Garibaldi et Victor-Emmanuel II, Giuseppe Mazzini (1805-1872) est la quatrième figure tutélaire du Risorgimento italien et il mérite autant qu'eux d'être connu en France pour le rôle essentiel qu'il a joué dans l'histoire de son pays et pour l'héritage politique et intellectuel qu'il a laissé, héritage encore vivace de nos jours. De grandes figures comme Thomas Carlyle, Gandhi, Giovanni Gentile, Thomas Mann, Adam Mickiewicz, Friedrich Nietzsche, Romain Rolland, Carlo et Nello Roselli, Gaetano Salvemini, Alexis Tolstoï, Woodrow Wilson ont écrit sur lui et se sont inspirées de son ?uvre; c'est lui qui a élaboré le projet le plus cohérent et le plus moderne: rassembler l'Italie dans une république unitaire. Ayant passé l'essentiel de sa vie en exil, il est à l'échelle européenne l'un des principaux théoriciens de la démocratie moderne, du nationalisme et de la question sociale, ce qui a fait de lui l'un des adversaires longtemps redoutés de Marx. Ses idées restent actuelles sur de nombreux points: la politique comme religion civile; les rapports entre les nations et l'union des peuples en Europe; une conception politique et sociale qui s'efforce de concilier libéralisme, démocratie et socialisme, anticipant sur les conceptions du socialisme libéral. A l'heure où, tout comme nous, notre "s?ur latine" tente d'explorer une voie vers la modernité qui lui soit propre, cette passionnante biographie, qui est la première en France mais s'appuie sur l'historiographie italienne récente comme sur une lecture exhaustive et personnelle des écrits de Mazzini, vient combler une lacune en permettant de lui restituer la paternité de ses réflexions et initiatives politiques.
Les activités sociales relevant de la lutte contre l'exclusion, de l'insertion professionnelle et sociale des jeunes ou de la formation des adultes ont cette particularité d'être pensées et organisées selon une logique du manque présumé. L'absence de repères sociaux, le défaut de socialisation professionnelle et le déficit de qualification constituent autant d'a priori sur la base desquels des voies et des actions de remédiation sont réfléchies et mises en oeuvre. Dans l'espace des sciences sociales, les recherches conduites sur ces thématiques empruntent également la voie d'approches privatives. Les manques sont, là aussi, pointés et des définitions en creux succèdent aux descriptions minorantes. Que font et que sont celles et ceux que l'on étudie sous l'angle des pannes de leur existence et des entraves rencontrées à la pleine expression de leur citoyenneté sociale et professionnelle ? Comment appréhender en plein ce qui constitue le quotidien des personnes généralement caractérisées par la vacuité de leur existence, la non-conformité en termes de participation sociale et professionnelle ou l'inappétence en matière d'accès et d'engagement en formation ? L'ambition de cet ouvrage est ainsi de poser les jalons d'une orientation positive en sciences sociales susceptible d'éclairer les quotidiennetés et d'informer sur les logiques d'action de celles et ceux que l'on considère le plus couramment, dans l'espace social et dans la littérature académique, comme désaffiliés, disqualifiés, désinsérés, inappétents, etc.
Cet ouvrage est une présentation des conceptions pédagogiques du philosophe italien idéaliste Giovanni Gentile (1875-1944), ami et collaborateur le plus proche de Benedetto Croce, avant d'en devenir le principal adversaire. Le livre comprend trois parties. La première retrace la vie de cet intellectuel de tout premier plan très peu connu en France. La deuxième analyse ses théories éducatives, désignées sous le nom d'actualisme pédagogique. Le troisième et dernier chapitre étudie la réforme fondamentale du système éducatif italien conduite en 1923 par Gentile, devenu ministre de l'Instruction publique dans le premier gouvernement Mussolini. Au-delà de l'aspect informatif sur des sujets peu familiers au public français, il s'agit de déterminer quels sont les desseins de l'actualisme pédagogique et, en particulier, de s'interroger pour savoir si la réforme de 1923, fruit direct de la doctrine actualiste, est bien "la plus fasciste des réformes", comme le proclamait haut et fort Mussolini. En ce début de mu' siècle qui connaît, comme on le répète à l'envi, une "crise" de l'école, les enjeux soulevés par les thèses gentiliennes sont d'une brûlante actualité. Pour véritablement nous délivrer de "l'enseignement monarchique", dont Alain nous parle dans l'avant-propos de ce livre, n'est-il pas stimulant de connaître les arguments d'un des plus brillants partisans et théoriciens de l'élitisme ?
Carré Philippe ; Caspar Pierre ; Frétigné Cédric ;
La cinquième édition complètement refondue et réactualisée de cet ouvrage rassemble les contributions des plus grands spécialistes de la formation et fournit un panorama des savoirs de référence des sciences et techniques de la formation des adultes aujourd'hui.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.