Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Exclusion, insertion et formation en questions
Frétigné Cédric
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296543348
Les activités sociales relevant de la lutte contre l'exclusion, de l'insertion professionnelle et sociale des jeunes ou de la formation des adultes ont cette particularité d'être pensées et organisées selon une logique du manque présumé. L'absence de repères sociaux, le défaut de socialisation professionnelle et le déficit de qualification constituent autant d'a priori sur la base desquels des voies et des actions de remédiation sont réfléchies et mises en oeuvre. Dans l'espace des sciences sociales, les recherches conduites sur ces thématiques empruntent également la voie d'approches privatives. Les manques sont, là aussi, pointés et des définitions en creux succèdent aux descriptions minorantes. Que font et que sont celles et ceux que l'on étudie sous l'angle des pannes de leur existence et des entraves rencontrées à la pleine expression de leur citoyenneté sociale et professionnelle ? Comment appréhender en plein ce qui constitue le quotidien des personnes généralement caractérisées par la vacuité de leur existence, la non-conformité en termes de participation sociale et professionnelle ou l'inappétence en matière d'accès et d'engagement en formation ? L'ambition de cet ouvrage est ainsi de poser les jalons d'une orientation positive en sciences sociales susceptible d'éclairer les quotidiennetés et d'informer sur les logiques d'action de celles et ceux que l'on considère le plus couramment, dans l'espace social et dans la littérature académique, comme désaffiliés, disqualifiés, désinsérés, inappétents, etc.
Au milieu des années 1990, les vendeurs de journaux SDF ont battu le pavé des agglomérations, arpenté les rames des transports publics et investi les portes des centres commerciaux. Aujourd'hui que le reflux de leur activité est avéré, reste en suspens une série d'interrogations. Comment ont fleuri ces journaux de rue et quelles finalités poursuivaient leurs initiateurs ? Qui étaient les colporteurs de la presse SDF et quelles étaient leurs pratiques de vente ? Comment ont réagi passants et usagers des transports en commun aux sollicitations qui leur étaient formulées ? L'ouvrage entreprend, en deux étapes, d'apporter réponse à ces interrogations. D'abord, l'étude sociologique brosse un tableau d'ensemble de cette presse SDF et de ses conditions d'émergence. Elle propose également une sociographie de ses vendeurs et décrit leur activité au quotidien. Reproduit in extenso, le carnet d'enquête témoigne ensuite des conditions de réalisation de l'observation participante menée dans le métro parisien, principal support de l'étude sociologique.
Avec Cavour, Garibaldi et Victor-Emmanuel II, Giuseppe Mazzini (1805-1872) est la quatrième figure tutélaire du Risorgimento italien et il mérite autant qu'eux d'être connu en France pour le rôle essentiel qu'il a joué dans l'histoire de son pays et pour l'héritage politique et intellectuel qu'il a laissé, héritage encore vivace de nos jours. De grandes figures comme Thomas Carlyle, Gandhi, Giovanni Gentile, Thomas Mann, Adam Mickiewicz, Friedrich Nietzsche, Romain Rolland, Carlo et Nello Roselli, Gaetano Salvemini, Alexis Tolstoï, Woodrow Wilson ont écrit sur lui et se sont inspirées de son ?uvre; c'est lui qui a élaboré le projet le plus cohérent et le plus moderne: rassembler l'Italie dans une république unitaire. Ayant passé l'essentiel de sa vie en exil, il est à l'échelle européenne l'un des principaux théoriciens de la démocratie moderne, du nationalisme et de la question sociale, ce qui a fait de lui l'un des adversaires longtemps redoutés de Marx. Ses idées restent actuelles sur de nombreux points: la politique comme religion civile; les rapports entre les nations et l'union des peuples en Europe; une conception politique et sociale qui s'efforce de concilier libéralisme, démocratie et socialisme, anticipant sur les conceptions du socialisme libéral. A l'heure où, tout comme nous, notre "s?ur latine" tente d'explorer une voie vers la modernité qui lui soit propre, cette passionnante biographie, qui est la première en France mais s'appuie sur l'historiographie italienne récente comme sur une lecture exhaustive et personnelle des écrits de Mazzini, vient combler une lacune en permettant de lui restituer la paternité de ses réflexions et initiatives politiques.
Depuis qu'il est comptabilisé, le nombre des agents de la formation ne cesse de croître. De 1982 à 2002, il a été multiplié par quatre. Cependant, cette explosion démographique s'accompagne d'une instabilité notoire. Dès les années 1960, des travaux sociologiques ont décelé les premiers indices d'un processus de professionnalisation sans que ce mouvement n'ait pu, jusqu'à présent, trouver une issue certaine, et ce, malgré l'apparition d'éléments d'unification identitaire. Comme l'ensemble des métiers relationnels, les agents de la formation se sont donc multipliés mais ils se sont aussi transformés et dispersés dans une multitude d'activités. Ce qu'il est, depuis la fin des années 1980, convenu de nommer les "métiers de la formation" constitue un ensemble vaste et disparate, regroupant des activités aux dénominations variées et une grande diversité de profils comme de statuts. Présentant les travaux sociologiques consacrés à cet ensemble flou, cet ouvrage a pour objectif d'appréhender la variété de ses segments. S'il s'intéresse d'abord au groupe dans son ensemble, il prête attention aux agents de la formation en entreprise, aux formateurs oeuvrant dans les politiques de l'emploi et, enfin, au cas de ceux pour qui l'activité de formation n'est qu'une activité occasionnelle. S'attachant, à la fois, à revenir sur les travaux fondateurs et à mobiliser les enquêtes les plus récentes, il a pour ambition de faire état de leurs transformations actuelles.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.