Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le fond du ciel
Fresan Rodrigo ; Gugnon Isabelle
SEUIL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782021014693
Dans les années 50, après la mort de ses parents, le petit Isaac Goldman va vivre chez son cousin, Ezra Leventhal, qui l?initie à la science-fiction encore balbutiante dans le New York de l?époque. Ils se baptisent Les Lointains, écrivent des nouvelles, publient dans des magazines, découvrent d?autres jeunes, passionnés comme eux de science-fiction, dont une jeune fille dont ils tombent éperdument amoureux. La première partie du roman, « Cette planète », est narrée par Isaac. Il relate son enfance avec Ezra et apprend qu?il est l?exécuteur testamentaire d?un certain Warren Wilbur Zack (qui n?est pas sans rappeler Philip K Dick), auteur incompris d?un mystérieux roman de science-fiction, Evasion. Isaac, qui écrit des feuilletons SF pour la télévision, a le sentiment d?avoir raté sa vie. Il aurait aimé bâtir des histoires où il ne se passe rien, où se succèdent de « lents couchers de soleil », à la manière du Solaris de Stanislas Lem, et revit, de manière obsessionnelle, ce qu?il appelle L?Incident et qui n?est autre qu?un rendez-vous avec Ezra au sommet d?une des tours jumelles, au moment où, deux jours avant le 11 septembre 2001, deux avions s?encastrent dans les immeubles. A l?instant de l?explosion, qui a donc lieu dans le futur, Isaac se rappelle la nuit où, avec Ezra, il a construit des bonshommes et une planète de neige pour une merveilleuse jeune fille qui les regardait derrière sa fenêtre. Ezra disparaît pendant plusieurs années et raconte la seconde partie du roman, « L?espace entre cette planète et l?autre planète ». Il est militaire à Grynarya (lire Green aerea), en Irak, sous les ordres d?un colonel devenu fou, à la merci du chef ennemi, le « Démolisseur», qu?il finira par assassiner. Cette partie du roman, pleine de fulgurances, est un impressionnant hommage à Abattoir 5 de Kurt Vonnegut. La troisième partie « Une autre planète » est le récit, par la jeune fille, de plusieurs fins du monde possibles. Extraterrestre, elle observe la planète Terre, et se souvient, elle aussi, d?Isaac et d?Ezra et de cet unique moment d?amour absolu, une nuit de son enfance à New York. Dans cette partie tout à fait extraordinaire et d?une beauté envoûtante, la métaphore de l?auteur capable, par le choc esthétique que doit constituer le langage, de transformer un genre romanesque en fait littéraire, est évidente et met en avant la réflexion qui sous-tend toute l??uvre de Rodrigo Fresan.
Une nuit, Peter Hook, auteur de livres pour enfants, raconte à un petit garçon l'histoire de sir James Matthew Barrie, auteur de Peter Pan. Il évoque le Londres de l'ère victorienne, la jeunesse de Barrie marquée par la mort de son frère et sa relation avec les enfants Llewelyn Davies, modèles de Peter Pan. Mais, au fil de son histoire, Peter Hook met aussi en scène sa propre vie à l'époque des Beatles et des beatniks, et celle de son propre personnage, Jim Yang, voyageant dans le temps pour ne pas grandir.
Résumé : A travers l'image d'un jouet mécanique, un petit homme en fer-blanc qui recule au lieu d'avancer, Rodrigo Fresàn s'aventure dans la tête d'un écrivain, cet être condamné à se projeter dans le passé et à transformer les personnages réels en personnes imaginaires. L'Ecrivain a connu un certain succès autrefois, mais sentant qu'il n'a plus sa place dans le monde littéraire d'aujourd'hui, il décide de raconter sa propre histoire : son enfance, sur la plage de Canciones Tristes où il manque de se noyer tandis que ses parents lisent chacun de leur côté une traduction différente de Tendre est la nuit, mais aussi les aventures de sa soeur folle au pays d'Abracadabra, fief de la dynastie des Karma, et celles du Garçon qui rêve de devenir écrivain avant d'être ravalé au rang de personnage secondaire répétant à l'infini les mêmes paroles d'adieu sur les marches d'un musée. Quelles sont la part véridique et la part inventée de ces récits envoûtants ? L'une et l'autre se confondent car c'est dans la littérature que se trouve la vérité du monde. La Part inventée est un livre vertigineux sur le mystère de la création littéraire. C'est également le livre le plus personnel de l'auteur, où l'on retrouve toute sa mythologie, ses auteurs fétiches, sa passion pour la musique pop et la science-fiction. Il signe là des mémoires dignes de ceux des grands romanciers américains comme Philip Roth, Vladimir Nabokov ou William Gaddis.
L'histoire se déroule en une nuit au cours de laquelle Peter Hook (Hook est le nom anglais du capitaine Crochet) raconte à un petit garçon prénommé Keiko Kai, la vie de James Matthew Barrie, le créateur de Peter Pan, et la sienne propre. Ces deux « biographies » sont présentées de façon alternée, comme des correspondances en positif et négatif.James Matthew Barrie, né en Écosse, connaît une enfance heureuse jusqu'à la mort accidentelle de son frère aîné, David. Sa mère plonge alors dans la dépression et la folie et délaisse le petit James, qui comprend que pour garder l'amour des autres il ne faut pas grandir. Peter Hook, lui, naît dans les années soixante. Il est le fils de beatniks issus de richissimes familles, son père est un musicien raté qui n'a de cesse de jalouser les Beatles et sa mère une égérie du Londres de l'époque. L'enfance de Hook est marquée par cette ambiance folle et insouciante des Swinging Sixties. Dans le Londres du début du siècle, Barrie travaille comme journaliste, puis écrit des pièces de théâtre qui connaissent un grand succès, jusqu'au jour ou il rencontre la famille Llewelyn Davies qui a cinq enfants. Il s'immisce dans la vie de la famille, joue avec les enfants qui, en fait lui permettent de continuer à vivre à l'Age d'Or de l'enfance innocente, leur raconte des histoires et créé à partir d'eux et de leurs jeux dans Kensington Gardens le personnage de Peter Pan qui sera un triomphe pour l'auteur. Hook, parallèlement, devient lui aussi un auteur de best-sellers pour enfants en inventant Jim Yang, un jeune garçon qui sur sa bicyclette se promène dans le passé et dans le futur.Au fur et à mesure que le livre avance, le récit de Hook est de plus en plus halluciné, violent, mêlant rêves, cauchemars, réalité, époques. Le récit prend un ton dramatique lorsqu'on en arrive à la vieillesse de Barrie et à la folie évidente de Hook, narrateur omniscient, inquiétant, criminel, contrepoint parfait de James Matthew Barrie.Voici un livre tout à fait novateur et dérangeant. Un livre sur l'enfance et la mort, un livre sur Londres et la fascination de l'auteur pour les Beatles (en fait la nuit de Hook est le pendant et un hommage à une célèbre chanson du groupe « A day in life »), une réflexion sur les rapports de l'écrivain et la pérennité des oeuvres, sur le passage de la réalité à la fiction, sur la relation auteur-personnage. Rodrigo Fresán prend des risques pour tenter de trouver de nouvelles voies à la littérature, et on ne peut que se réjouir de cette audace. Il est à n'en pas douter un véritable rénovateur des lettres latino-américaines, le seul qui ose prendre des chemins différents. On ne peut être que fasciné par son livre.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.
Résumé : Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d'intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l'arrivée d'enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d'où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu'ils parlent et qui n'appartient qu'à eux ? D'abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l'ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d'événements ayant conduit au drame. Dans une échappée à l'ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l'enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.
Résumé : Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les "bons garçons" , une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort. Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.