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Le bestiaire de Platon
Frère Jean
KIME
17,30 €
Épuisé
EAN :9782841741205
Philosophes et biologistes se sont depuis toujours interrogés sur la nature du psychisme animal. Tout au long de ses dialogues, Platon a rencontré la question et y a répondu en approchant psychisme humain et psychisme animal. C'est à préciser les implications de cette thèse platonicienne que se consacre le présent ouvrage. On y découvre comment les trois niveaux essentiels qui selon Platon caractérisent l'âme humaine, l'intelligence, le c?ur ardent, le désir et les sensations existent dans tout le genre animal ; bien que les animaux ne possèdent assurément ni la raison, ni un langage logiquement articulé, toutes les opérations mentales humaines essentielles se retrouvent en l'animal, avec néanmoins des différences notoires selon les multiples espèces : oiseaux, animaux terrestres, animaux marins. Le Bestiaire de Platon demeure néanmoins éclectique et se consacre avant tout à l'étude de quelques spécimens d'animaux privilégiés, et dont les caractéristiques sont symboliquement fort proches des caractères qui se rencontrent chez les humains. L'étude ici présentée du lien entre métaphysique, éthique et biologie platoniciennes permet de voir comment Platon a su admirablement discerner ce qu'est, en son ample unité, le dynamisme de la Vie.
Franck ressentit une douleur sourde lui comprimer la poitrine. Il avait choisi ce moyen pour se faire de l'argent, maintenant il fallait assurer, mais pourquoi un enfant alors que c'était là une plaie secrète qui n'en finissait pas de se cicatriser ? Un enfant, son fils, sa femme et lui, Franck, un passé qui laissait des plaies à peine refermées, en somme, tous les éléments d'un drame parmi tant d'autres, un drame devenu banal, enfoui dans les atrocités de la guerre."
Dans son grand désarroi, l'homme moderne souffre de maux qu'il n'arrive plus à surmonter. Cependant, aujourd'hui, une grande espérance naît dans son coeur: celle d'un bonheur proche, d'une révélation qui le délivrerait de son ignorance, de ses peurs, et qui changerait fondamentalement son avenir. Vous qui doutez, vous qui vous posez une multitude de questions sur le sens de la vie, sachez que le temps est venu de savoir enfin qui vous êtes réellement. Au travers de ce livre, Jean-Fabrice initie le lecteur à la Transfiguration. Il lui délivre également un enseignement issu de la Tradition Primordiale afin de lui permettre de méditer sur des questions fondamentales, de lui donner certaines clés pour mieux se connaître, apprécier différemment son environnement, trouver sa voie et son plein épanouissement.
Deux choses du quotidien, deux objets anodins mais spectateurs d'une adolescence pleine de défis à surmonter. Un pont, une source, un point commun : l'eau. Deux endroits différents où l'imagination a créé un relief prémonitoire. La rencontre : quelques heures dans la grisaille de l'hiver où deux personnages vont essayer de trouver une harmonie cruellement absente. Un vagabondage où une imagination sans limite se prend au jeu d'un voyage sans retour. Une introspection, un retour sur soi, le rire grinçant, une parodie plus proche de la tristesse que de la gaieté. Enfin, derrière le destin d'un obscur mais digne personnage, un aperçu de la philosophie orientale tellement éloignée des vues cartésiennes. Voilà la mosaïque que je vous offre, à vous d'en trouver les meilleurs morceaux.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.