C'est à partir du VIIIe siècle avant notre ère que des échanges culturels, politiques et économiques donnent naissance à de nouvelles pratiques religieuses et sociales et à de nouvelles logiques productives et commerciales à l'échelle d'un vaste espace comprenant le Proche-Orient et la Méditerranée. La Méditerranée occidentale représente un champ de recherche particulièrement riche grâce à la découverte (nécropoles, sanctuaires, habitats) d'un nombre très important de grands contenants (les amphores) et de petits contenants (les aryballes, alabastres et autres balsamaires), liés au transport et à l'usage de l'huile (pour les premiers) et de l'huile parfumée (pour les seconds) et fabriqués dans les domaines agricoles et dans les centres urbains de plusieurs civilisations distinctes : grecque, phénico-punique, étrusque et romaine. Les conditions de production et d'échanges, les usages et les valeurs accordées à ces produits ne cessent d'évoluer au fil du temps, de l'époque orientalisante qui marque l'affirmation des productions massives et des transports sur de longues distances jusqu'à la fin d'un empire romain qui agrandit considérablement l'espace de pratiques culturelles communes et d'échanges économiques. Si le cadre général de cette évolution est connu, nombre de questions concernant les structures de production, les modalités de conditionnement, de transports et d'échanges, les usages très diversifiés des huiles et huiles parfumées restent dans certains cas sans réponses, sachant que les sources écrites et archéologiques peuvent s'avérer fort différentes selon les époques et selon les cultures. L'enjeu du colloque qui s'est déroulé à Rome en novembre 2009 était double. D'une part, il s'agissait de faire le point sur l'état des connaissances et sur les réflexions actuelles concernant la Méditerranée occidentale et la Gaule. D'autre part, il était important de présenter les nouvelles problématiques fondées sur des méthodes de fouilles archéologiques de plus en plus fines et sur le développement d'analyses archéométriques diversifiées permettant l'identification des contenus des vases de transport et des structures de stockage.
Frère Christian ; Blois Dominique ; Guérillot Anni
(édition reliée) Tout le programme de physique de l'année 2003 des classes préparatoires aux concours des Grandes écoles scientifiques PREMIERE ANNEE PCSI traité en un ouvrage proposant l'essentiel du cours et les exercices corrigés indispensables. UN TRAVAIL D'EQUIPE pour rédiger cette somme qui évite de se disperser et concentrera l'étudiant sur l'essentiel.
Le contrôle des concentrations en droit français a été profondément modifié par la loi, dite NRE, du 15 mai 2001, elle-même complétée par un décret du 30 avril 2002. La modification tient d'abord à la nouvelle qualification de la concentration, par alignement du droit français sur le droit communautaire; ensuite à l'abaissement des seuils de contrôle, avec un élargissement considérable du champ d'Intervention de l'Administration; enfin au renforcement des caractères économique et politique du contrôle. La sévérité de sanctions accompagnant le nouveau dispositif, comme la relative imprévisibilité des résultats et parfois des conditions même du contrôle, rendent d'autant plus nécessaire la maîtrise du régime des concentrations à laquelle vise cette étude. L'ouvrage présente une étude systématique du contrôle des concentrations. Il vise à déterminer avec précision les concentrations contrôlables et expose concrètement le déroulement du contrôle. Quelles sont les opérations pouvant constituer une concentration contrôlable, en raison de leur nature bien sûr mais également de l'activité des entreprises concernées et du territoire où elles interviennent? Quelles sont les mesures devant être prises par les entreprises avant même l'engagement de la procédure de contrôle, au moment de cet engagement, au cours du contrôle et à l'issue de celui-ci? Tous les acteurs professionnels intervenant dans les opérations de rapprochement d'entreprises, de joint-venture, de fusion-acquisition, sont concerné par cette étude. L'ouvrage s'adresse: en premier lieu aux directions générales, directions juridiques et directions administratives et financières des entreprises qui doivent maîtriser le nouveau dispositif légal pour mener à bien ces opérations; en deuxième lieu, aux partenaires et conseils qui accompagnent l'entreprise dans ces projets: avocats, établissements financiers, auditeurs; en troisième lieu, aux étudiants et spécialistes en droit de la concurrence qui pourront ainsi prendre la mesure tant théorique que pratique des nouveaux textes. Biographie de l'auteur Didier Ferrrier est professeur à l'université de Montpellier et auteur de nombreux ouvrages et articles de référence en droit de la distribution et de la concurrence. Dominique Ferré est, avocat associé et dirige le dépatement distribution-concurrence au sein du cabinet Fidal.
Les premières céramiques de type grec sont attestées sur le littoral gaulois méditerranéen une génération avant la fondation de Massalia par les Phocéens. Le commerce du vin commence à jouer dès le VIe siècle un rôle déterminant dans les échanges qui utilisent ces grands axes que sont le Rhône, la Saône, la Seine et le Rhin. Dans ce contexte,le Centre et l'Ouest de la France semblent, au premier âge du Fer, à l'écart de ce phénomène économique et culturel aux implications sociales et politiques déterminantes. Les premières pentes du Massif central forment apparemment un obstacle à la diffusion des produits méditerranéens et, si les vases de banquet et les i amphores sont nombreux sur la colline fluviale de Bourges (Avaricum), la voie ligérienne semble se tarir au-delà puisque nous n'avons plus attestation de céramiques de type grec vers l'ouest. Cet apparent isolement a fondé le concept d'une vaste aire géographique réceptive aux stimuli de la Gaule orientale et de l'Europe centrale mais incapable de participer aux processus d'évolution de styles laténiens en plein essor. Ce concept est actuellement remis en cause. Depuis ces dernières années, l'intense activité archéologique et les essais de synthèses historiques nous permettent de visualiser des axes d'échanges assurément plus modestes que celui du Rhône mais aussi actifs sur le long temps. Le littoral atlantique livre désormais, jusqu'à Ouessant, des fragments de céramiques grecques ainsi que du métal étrusque et des perles de verre ou de faïence tandis que, dans le Massif central, des fragments d'amphores, des tessons de vases attiques sont exhumés, attestant de l'existence d'axes de communication naturels archéologiquement peu visibles comme les chemins de crête qui traversent le sud du Massif central. Notre vision des relations entre la Méditerranée et la Gaule du centre et de l'ouest se doit d'évoluer en fonction de ces données archéologiques qui sont le fruit de récentes fouilles mais aussi de la réinterprétation de découvertes anciennes. Enfin, il est maintenant évident que le seul témoignage des importations méditerranéennes ne nous permet pas de juger objectivement du dynamisme et de l'évolution culturelle des sociétés protohistoriques. Ainsi, certaines stèles ornées d'Armorique portent des décors directement inspirés de l'art architectural d'époque archaïque de la Grande-Grèce, preuve de contacts directs entre la Méditerranée et l'extrême Occident. Les principautés de l'est, en relation directe avec la Méditerranée, ne sont pas les seules à avoir joué un rôle dans le développement des cultures celtes. L'Armorique comme l'Auvergne ont participé activement à ce mouvement créatif d'une civilisation, indice fort probant de courants d'échanges multiples et complexes. Et parmi ces influences, celles venues du monde méditerranéen peuvent prendre des formes diverses et utiliser des voies assurément moins visibles et moins directes que le Rhône.
Biographie de l'auteur Lydie Bodiou est maÎtre de conférence d'histoire grecque à l'Université de Poitiers, Dominique Frère et Véronique Mehl sont maîtres de conférence d'histoire ancienne à l'Université de Bretagne-Sud. Avec la collaboration d'Alexandre Tourraix, professeur d'histoire ancienne à l'Université de La Rochelle.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.