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Dans l'ombre de Charonne
Frappier Alain ; Frappier Désirée ; Stora Benjamin
MAUCONDUIT
21,90 €
Épuisé
EAN :9791090566675
Maryse, une jeune lycéenne de 17 ans, décide de participer avec ses copains de lycée à une manifestation contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Nous sommes à Paris, en 1962. Après 8 ans de guerre, l'indépendance de l'Algérie devient inéluctable. L'OAS, regroupant dans ses rangs les fervents défenseurs du dernier bastion d'un empire colonial agonisant, multiplie les attentats à la bombe sur la capitale. Le 8 février, après 14 attentats, dont un blessant grièvement une petite fille de quatre ans, des manifestants se regroupent dans Paris aux cris de " OAS assassins ", " Paix en Algérie ". La manifestation organisée par les syndicats est interdite par le préfet Maurice Papon. La répression est terrible. La police charge avec une violence extrême. Prise de panique, Maryse se retrouve projetée dans les marches du métro Charonne, ensevelie sous un magma humain, tandis que des policiers enragés frappent et jettent des grilles de fonte sur cet amoncellement de corps réduits à l'impuissance. Bilan de la manifestation : 9 morts, dont un jeune apprenti, et 250 blessés. 50 ans plus tard, Maryse Douek-Tripier, devenue sociologue, profondément marquée par ce drame dont elle est sortie miraculeusement indemne, livre son témoignage à Désirée Frappier. C'est une véritable histoire dans l'Histoire à laquelle nous invite l'auteur, restituant ce témoignage intime dans son contexte historique et tragique, tout en nous immergeant dans l'ambiance des années soixante : flippers, pick-ups, surboums, Nouvelle Vague, irruption de la société de consommation.
BALZAC, mieux que tout autre, explore les formes érotiques de son temps, voisines et distinctes du libertinage de l'Ancien Régime et de la sexualité moderne. Sensible aux forces de l'imaginaire autant qu'aux réalités politiques et économiques, il enracine le désir dans un contexte social historicisé, introduisant le divan de Freud dans le boudoir de Crébillon et les éléments d'une lecture marxiste dans son analyse des jeux du pouvoir et de la séduction. Le concept d'" érotique ", qui oriente les études réunies dans ce volume, se situe au point d'articulation entre une lecture du désir et de ses représentations et une analyse du déploiement de la passion dans le champ social. En tant que force créatrice, l'érotique se situe au cœur de l'acte d'écriture : le désir d'engendrer un monde s'affronte à la difficulté de dire et de parler du plaisir (Première partie : " Énoncer le désir "). S'agissant du personnage balzacien, le fantasme sexuel, force motrice et fauteur de désordre, érotise à la fois l'imaginaire et le social (Deuxième partie : " Figures du fantasme "). La sexualité se projette en désir de voir et volonté de savoir, tous deux profondément liés à des enjeux de pouvoir (Troisième partie : " Voir et savoir "). L'érotique enfin s'attache à l'énergie vitale dans les rapports sociaux et amoureux où le désir, obéissant à une syntaxe complexe, entre dépense et manque, génère profits et pertes (Quatrième partie : " Économies du désir "). L'érotique de Balzac parle encore à l'imaginaire contemporain, ainsi qu'en témoignent, en épilogue, deux études sur les adaptations de ses romans au cinéma.
Résumé : Chili, 1973. Alerté par les discours conspirationnistes de leurs officiers, un groupe de jeunes marins se retrouve témoin des préparatifs du complot visant à destituer le gouvernement de l'Unité populaire. Sur fond de conscience de classes, le soutien au président nouvellement élu Salvador Allende gagne les troupes. La riposte s'organise. S'engage alors une véritable course contre la montre pour éviter le coup d'Etat du 11 septembre. Une lutte sociale héroïque et peu connue qui intervient à l'heure où décline la démocratie et se met en place une dictature. En s'emparant de l'histoire du Chili depuis l'ascension d'Allende à la présidence jusqu'à sa chute, Désirée et Alain Frappier restituent avec précision et maestria cette époque entremêlée d'espoirs et de tragédies. Les auteurs témoignent d'un infini respect pour le combat des vaincus chiliens, ces " invisibles ", qu'ils restituent avec humanisme et sensibilité. Les textes ciselés de Désirée sont admirablement servis par le dessin délicat d'Alain, tout en nuances de noirs et blancs. Plus qu'une saga, cette trilogie de romans graphiques est une véritable ode, vibrante, passionnée, passionnante, à l'éveil de la conscience politique.
Résumé : Là où se termine la terre, c'est l'histoire de Pedro. Là où se termine la terre, c'est l'histoire du Chili. A travers l'enfance et l'adolescence de Pedro, on revit le bouillonnement d'un quart de siècle d'histoire chilienne, rythmé par la Guerre froide, la révolution cubaine et les espoirs qui accompagnent l'élection de Salvador Allende. Avec tendresse et nostalgie, Désirée et Alain Frappier dressent le portrait d'un héros fragile et de sa terre du bout du monde.
De son nuage gris et froid à sa rencontre avec la jolie gouttelette d'une pluie de printemps, Gaston Leflocon, avec humour et légèreté, invite les jeunes enfants à suivre le chemin de l'eau, à en découvrir les différents états.
Dans un récit foisonnant qui met en scène trois générations, Anne-Marie Sandrini évoque la famille de danseurs dont elle est l'héritière : sa grand-mère, Emma, célèbre danseuse étoile de l'Opéra de Paris, son père, Pierre Sandrini, qui étudie la danse à Garnier avant de bifurquer vers le music-hall et de créer le Bal Tabarin - cabaret qui attira le Tout-Paris des années trente -, mais aussi sa mère, Andrée Rapo, magnifique danseuse classique convertie au cancan, ou encore son mystérieux grand-père... A travers ce témoignage émouvant, la "petite Sandrini" fait bien plus que raconter une saga familiale : en allant à la recherche de ses "racines dansantes", elle analyse son propre parcours de danseuse, sa démission de l'Opéra Garnier où son nom devenait trop lourd à porter, et son engagement passionné, des années plus tard, pour l'enseignement et la transmission de la danse auprès des jeunes générations.
Résumé : "Je n'ai pas ma place." "Je ne vis pas ma vie, je fais semblant." "Je ne sers à rien." "Je ne mérite pas qu'on m'aime." "Je ne peux pas quitter ma mère, elle est seule..." Combien de jeunes en proie à des sentiments de mal-être et d'angoisse aimeraient savoir où puiser leurs ressources pour aller mieux ? Ce livre, né de l'expérience quotidienne de la psychanalyse avec des adolescents et des jeunes adultes, leur propose des clés de compréhension pour élargir leur espace de liberté et prendre leur vie en main. Chacun pourra le lire, dans l'ordre ou le désordre, en piochant à son gré parmi : les paroles des jeunes exprimant leurs conflits quotidiens, leurs doutes et leurs difficultés. Les éclairages sur Freud, Jung, Winnicott et ce que ces psychanalystes nous expliquent des blocages intérieurs. Des points d'appui concrets pour permettre à chacun de devenir plus attentif à soi-même. Les questions sont abordées simplement et sans fausse pudeur. Qu'elles se posent dans la vie quotidienne (comment décider, apprendre à dire non, mobiliser son énergie et sa volonté...) ou qu'elles concernent des sujets plus graves (la honte, les fragilités familiales, la peur de la dépression, l'alcool, la drogue, la violence, l'autodestruction, la tentation du suicide...). Se déployer et oser enfin vivre sa vie : un des rares ouvrages qui s'adresse aux adolescents et aux jeunes adultes avec autant de ferveur et d'empathie et qui les encourage à développer leur élan vital, leur fougue et leur créativité.
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?