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Pourquoi les riches votent à gauche. Edition actualisée
Frank Thomas ; Halimi Serge ; Dobenesque Etienne ;
AGONE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782748905052
Ce livre analyse l'abandon par les "nouveaux démocrates" des classes populaires et des syndicats au profit des classes aisées et cultivées. Il rappelle ce que cette "économie de la connaissance" a coûté aux travailleurs manuels et aux catégories peu diplômées, condamnées à la relégation sociale et à une forme de plus en plus agressive de mépris culturel. Dépréciées par le parti qui leur servait autrefois de véhicule politique, les classes populaires sont devenues plus attentives aux thématiques identitaires de démagogues réactionnaires. L'histoire mondiale récente - des mandats de Trump et de Bolsonaro aux élections de Biden et de Macron - n'a fait que confirmer les analyses de l'auteur. En France aussi, la méritocracie s'est installée, avec l'absence de complexes qui la caractérise, mettant à mal les services publics, faisant du marché du travail un marché contractuel profondément défavorables aux petits salariés, démantelant le syndicalisme. En France aussi, en se concentrant sur le vote des statuts sociaux les plus hauts, la "gauche" a pavé la voie (royale) à l'extrême droite. L'Elysée ne connait pas encore le même sort que le bureau ovale - jusqu'à quand ?
La réédition en grand format des aventures de Théodore Poussin. Les années vingt, de Dunkerque à Jakarta. De l'obscur employé de bureau au célèbre aventurier. De l'enfant grandi auprès des femmes en robes d'organdi au voyageur impénitent. De Théodore, naïf et réservé, à Poussin, lancé par son étrange destin dans les tourbillons de l'aventure. Entre Joseph Conrad et Robert Louis Stevenson, une saga magique qui touche au plus profond de l'âme.
Au coeur du Burkina Faso, la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN SOSUCO) s'impose comme un acteur-clé de l'industrie sucrière nationale. Grand employeur privé du pays et fournisseur de plus de 30 % des besoins nationaux en sucre, elle s'est développée en un vaste complexe industriel intégrant plantations, raffinerie et distillerie. Mais au-delà de sa fonction économique, cette entreprise est un véritable patrimoine industriel, façonné par des décennies d'histoire, d'innovations et d'enjeux socio-économiques. Quels facteurs ont conduit à son implantation à Bérégadougou ? Quels sont ses procédés de production et ses modes d'exploitation ? Comment la mise en valeur de son histoire et de son identité peut-elle renforcer son positionnement socioéconomique ? A travers une approche pluridisciplinaire et une méthodologie alliant sources écrites, témoignages et iconographie, ce livre met en lumière l'importance patrimoniale de la SN SOSUCO et propose des pistes concrètes pour sa valorisation. Il s'adresse aux étudiants, chercheurs et professionnels intéressés par le patrimoine industriel, l'agroalimentaire et les dynamiques économiques des industries sucrières en Afrique.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.