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Le cap des tempètes. Essai de microscopie du droit
François Lucien
PULG
19,00 €
Épuisé
EAN :9782875624765
De quoi sont faits un Etat et un droit étatique ? Quelle place occupent-ils par rapport à la société où ils sont institués ? Pour le comprendre, il est utile de mettre au jour une parenté qui existe entre le droit étatique et d'autres phénomènes, parenté plus ou moins voilée par le discours officiel. A cette fin, l'auteur s'attache à dégager un élément commun? : le jurème, matériau de base, particule élémentaire, dont il analyse minutieusement les diverses positions, transformations et combinaisons. L'originalité de l'ouvrage est dans cette manière analytique d'aborder des questions que la philosophie et la sociologie du droit traitent le plus souvent en partant d'une vision d'ensemble de réalités complexes. La méthode suivie se caractérise aussi par le souci constant d'isoler et de mettre en évidence ce qui, dans l'expression du droit, tend presque inévitablement à son apologie, par le refus du préjugé selon lequel la notion de droit s'opposerait irréductiblement à la notion de fait et par une distinction radicale de l'être et du devoir être, de la règle en vigueur et de la règle juste.
Le problème de la définition du droit", publié pour la première fois en 1978, constitue le premier ouvrage dans lequel Lucien François présente de manière systématique ses idées en matière de théorie du droit. Il s'attache plus particulièrement au problème central de la définition du droit et à son cortège d'interrogations relevant aussi bien de l'épistémologie que de la philosophie politique et juridique. Qu'est-ce que définir ? En quoi cette activité contribue-telle à améliorer la connaissance ? A quelles conditions la théorie du droit peur-elle prétendre à le scientificité ? Quelles spécificités distingueraient le phénomène juridique d'autres phénomènes de contrôle social ? Le droit est-il nécessairement rattaché à certaines valeurs morales ou, à l'inverse, est-il réductible à un simple rapport de pouvoir ? Suivant une méthode analytique rigoureuse, Lucien François propose une définition originale de la norme juridique, qui tranche par sa position juspositiviste radicale. La norme juridique, en tant que particule élémentaire du phénomène juridique, consiste selon lui en un voeu impératif assorti d'une pression, si besoin est, par menace de sanction. Sur cette base, l'auteur rend compte de phénomènes juridiques de plus en plus complexes, jusqu'à la notion d'Etat, en y englobant des ordres sociaux apparemment étrangers au droit dans l'opinion commune, tels que la famille, l'entreprise, l'organisation criminelle et même la simple relation qui unit un brigand au passant qu'il dévalise. Servi par un style classique teinté d'ironie, "Le problème de la définition du droit" mérite d'accéder au rang de classique de la théorie du droit.
Je travaille pour le XXI e siècle. " Bonne raison pour y rendre de nouveau présente cette courte initiation qu'on m'avait demandée au siècle dernier. On était alors dans ces années de l'après-guerre, où par-delà les désastres et crimes imprescriptibles, chacun se refaisait tant bien que mal une santé et un moral, et tentait de redonner un sens à l'humain. Comme tout un chacun, je cherchais des réponses, des solutions, bref, un absolu, et qui - excusez du peu - se serait traduit en mots. Des mots, on en trouvait. La mode était à l'existentialisme, au marxisme, au personnalisme et autres mots en isme. Des mots, des mots, mais d'absolu, point. Tel, du moins, que je m'en faisais l'idée - ou l'image. Jusqu'au jour où me tomba entre les mains un livre de Jankélévitch. Nous étions en 1949 : c'était la première édition du Traité des vertus. Et si je ne craignais de pousser un peu loin le pastiche, je dirais que m'advint ce qui était arrivé à saint Augustin à qui l'on avait prêté des textes de Plotin et de Porphyre : ma façon de voir s'en trouvait changée du tout au tout. Je n'aurais de cesse, à mesure que passeraient les années, que je n'aie lu l'oeuvre en son entier. Mais sur le moment, comment aurais-je imaginé que onze de ces volumes me seraient offerts au cours des ans par leur auteur, avec un mot de sa main ? Lucien JERPHAGNON.
Etude des négociations entre la France et la Grande-Bretagne au sujet des espaces maritimes et coloniaux pendant la période de paix qui sépare deux conflits européens (la guerre de Succession d'Autriche et la guerre de Sept Ans). L'auteur examine notamment les visées géostratégiques des diplomates français et britanniques sur l'Outre-mer.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.