Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sel
François Jocelyne
MERCURE DE FRAN
14,70 €
Épuisé
EAN :9782715217553
La souffrance qui peut nous envahir devant l'état du monde vient de l'amour que nous avons pour lui, vient de l'intuition du fourmillement des détails défaillants. C'est un sentiment qui se développe avec le cours de la vie. Progressivement un souci nous escorte qui ne nous lâchera plus. Quelque chose en nous cherche le sel et le sel ne s'est jamais obtenu autrement que par concentration. C'est une réalité chimique, et c'est aussi une image mentale. Le goût du sel et le sens se ressemblent. La vie sans sel, comme la nourriture, n'est pas mangeable et il n'y a aucune raison d'accepter de la manger. ". . Le Sel est un texte qui a été gagné sur les heures de douleur physique. Jamais je n'ai écrit si lentement et pourtant avec un tel désir. Ecrire et marcher à nouveau étaient liés dans la même lutte. C'est dire à quel point ce texte, bien que publié, reste avec moi et me vient en aide. Jocelyne François.
La découverte du tableau de Nicolas Poussin, la Nourriture de Jupiter, a mis en lumière ce qui, dans ma vie, participe de cette nourriture. Ainsi me sont apparus dans leur vraie nature mon père, un enseignement profond de la philosophie, la rencontre avec René Char : l'asolu de l'amitié contre l'amour absolu, le mystère que signifie écrire, l'expérience du commencement pur grâce aux enfants que l'on met au monde, le dialogue de l'âme et du corps, la présence de certains êtres. Faire retour sur ce qui nous constitue, c'est peut-être l'invitation qu'à mon insu je vous ai faite.
Joue-nous "Espana", c'est l'enfance et l'adolescence d'une femme en Lorraine. Roman autobiographique, tissu de sensations et de détails concrets. vergers, vignes, qui enveloppent le lecteur dans un passé proche mais déjà révolu. C'est aussi le meurtre symbolique de la mère et surtout du père. Les deux parents, s'employant à se libérer d'un milieu qui appartient plus aux damnés de la terre qu'à toute autre classe, font donner à leur fille une éducation réservée d'habitude aux enfants de la bourgeoisie. Située entre deux mondes, la petite fait l'apprentissage douloureux d'une contradiction qui va la conduire à la révolte. Rien dans cette enfance, dans cette adolescence, ne laisse prévoir le suprême dérangement que sera l'amour, de nature homosexuelle. Ou alors tout : la réponse au défi de chaque instant. On verra comment un prénom juif, Sarah, est donné, comme en rêve, à la camarade de naguère, et comment s'exprime la fascination éprouvée par l'auteur pour la communauté juive de Rosières-aux-Salines, exterminée, et pour une fillette juive, prise dans une rafle et disparue.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.