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Le cahier vert. Journal 1961-1989
François Jocelyne
MERCURE DE FRAN
18,55 €
Épuisé
EAN :9782715216594
Ce cahier vert devenu gris m'accompagne depuis presque trente ans. Dans ses pages s'est écrit un journal intermittent. Il constitue une sorte de filet qui a recueilli bien des événements, bien des pensées et l'absence même de mise en forme en dit peut-être plus long qu'un récit élaboré. J'y suis telle que dans ma vie et l'origine de mes romans, de mes poèmes est là. Avec des trous, des manques, des portions de temps curieusement absentes mais là encore, ces absences parlent. Les romans et les poèmes en ont pris le relais. Quelques-unes de mes rencontres y figurent, au moins allusivement, même celle de René Char qui fut si capitale et si tumultueuse que seul un roman, Les Amantes, put en traduire l'âpre douceur. Relisant ces pages intouchées, j'y ai retrouvé de façon limpide le fil de ma vie qui est la vie d'un écrivain telle que je la conçois pour moi, singulièrement, c'est-à-dire dans un certain retrait et dans la confrontation incessante avec la perturbation magnifique de la vie amoureuse". Jocelyne François.
Résumé : Joue-nous "Espana", c'est l'enfance et l'adolescence d'une femme en Lorraine. Roman autobiographique, tissu de sensations et de détails concrets. vergers, vignes, qui enveloppent le lecteur dans un passé proche mais déjà révolu. C'est aussi le meurtre symbolique de la mère et surtout du père. Les deux parents, s'employant à se libérer d'un milieu qui appartient plus aux damnés de la terre qu'à toute autre classe, font donner à leur fille une éducation réservée d'habitude aux enfants de la bourgeoisie. Située entre deux mondes, la petite fait l'apprentissage douloureux d'une contradiction qui va la conduire à la révolte. Rien dans cette enfance, dans cette adolescence, ne laisse prévoir le suprême dérangement que sera l'amour, de nature homosexuelle. Ou alors tout : la réponse au défi de chaque instant. On verra comment un prénom juif, Sarah, est donné, comme en rêve, à la camarade de naguère, et comment s'exprime la fascination éprouvée par l'auteur pour la communauté juive de Rosières-aux-Salines, exterminée, et pour une fillette juive, prise dans une rafle et disparue.
Après la mort de sa femme, un homme devient seul. Charles Dieudonné devient seul. En quelques jours, il sort du temps et perd les lieux. Cependant, il essaie de vivre encore, tenu par une présence qui souvent se dérobe. Dans la lumière poignante du crépuscule, les traits de son visage et de son être nous apparaissent, et nous laissent face à un homme amoureux jusqu'au bord de la vie. " J. F. En même temps que Portrait d'homme au crépuscule, paraît Journal 1990-2000, une vie d'écrivain.
La souffrance qui peut nous envahir devant l'état du monde vient de l'amour que nous avons pour lui, vient de l'intuition du fourmillement des détails défaillants. C'est un sentiment qui se développe avec le cours de la vie. Progressivement un souci nous escorte qui ne nous lâchera plus. Quelque chose en nous cherche le sel et le sel ne s'est jamais obtenu autrement que par concentration. C'est une réalité chimique, et c'est aussi une image mentale. Le goût du sel et le sens se ressemblent. La vie sans sel, comme la nourriture, n'est pas mangeable et il n'y a aucune raison d'accepter de la manger. ". . Le Sel est un texte qui a été gagné sur les heures de douleur physique. Jamais je n'ai écrit si lentement et pourtant avec un tel désir. Ecrire et marcher à nouveau étaient liés dans la même lutte. C'est dire à quel point ce texte, bien que publié, reste avec moi et me vient en aide. Jocelyne François.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.