Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Finances publiques, intérêts privés dans le monde romain
France Jérôme
AUSONIUS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782356131812
Cet ouvrage rassemble plus de vingt articles écrits par un spécialiste de la fiscalité romaine, auxquels s'ajoute le texte inédit de son mémoire d'habilitation consacré aux personnels de l'administration financière de l'empire romain. S'adressant à tous ceux qu'intéresse l'histoire de cette construction hégémonique qu'on a souvent présentée comme un modèle de rapacité, ce recueil n'offre pas seulement une immersion dans le monde peu populaire des publicains et des percepteurs d'impôt. En s'efforçant de dépasser les clichés hérités des Anciens eux-mêmes, il propose un regard approfondi et nuancé sur des domaines variés où se croisaient à la fois la sphère des prélèvements d'Etat et la structure ramifiée de leur appareil de gestion, les partenaires privés, qui profitaient des opportunités offertes par l'affermage des revenus publics, et l'ensemble des populations provinciales, enfin, que le pouvoir romain soumettait à sa demande fiscale tout en présentant le paiement régulier de l'impôt comme la condition de la sécurité qu'il leur garantissait en retour ? et qui n'était autre que la fameuse "paix romaine". Au fond, une question traverse ces pages : l'administration romaine n'était-elle qu'une entreprise sophistiquée de racket impérial ou bien concourait-elle à une forme originale d'association du centre et des périphéries ?
L'impôt étranger était détesté en Judée, paraît-il, par un peuple fier de participer de ses biens au culte du temple de Jérusalem. Cette idée, très répandue dans l'historiographie, vient en effet des sources antiques, mais est-elle historique ? En explorant des sources variées et des découvertes récentes (textes de la tradition littéraire, manuscrits de la mer Morte, monnaie, inscriptions, vestiges archéologiques) et en s'appuyant sur une méthodologie transdisciplinaire (sociologie, psychologie sociale, droit fiscal), cet ouvrage prétend replacer la fiscalité en Judée hellénistique et romaines dans l'histoire politique de cette région. Comme l'impôt est une manifestation de la souveraineté, certains groupes se demandent s'il est permis de payer tribut à un maître étranger en plus de l'offrande obligatoire selon les conjonctures, tantôt visible et tantôt invisible en fonction des aléas de l'histoire. Plus encore, loin d'être consubstantielle au judaïsme, cette doctrine est le fruit d'une instrumentalisation politique, un outil rhétorique brandi, pour motiver le peuple à l'insoumission. Apparue à l'époque des Maccabées, elle est récupérée sous des formes plus ou moins radicalisées par divers partis d'époque romaine. Pourtant, on ne le repère nulle part au-delà des discours : même les plus hostiles au tribut lèvent des impôts sitôt qu'ils se trouvent au pouvoir, souvent en reprenant l'ancien tribut à leur profit. En confrontant cette omniprésence de la contestation antifiscale dans les discours, à la réalité de l'impôt sur la période, cet ouvrage relève la distance entre la politique et la vie concrète et incite à revoir avec prudence divers éléments souvent admis sans réserve : ainsi, que l'impôt tributaire était oppressif, que la population s'est appauvrie du fait de l'exploitation étrangère des ressources, ou encore que les maîtres de la région n'ont visé que leurs intérêts au détriment du consentement des contribuables.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : Cette synthèse, deuxième opus du panorama de la Rome antique, propose un outil de travail méthodologique et inédit qui répond parfaitement aux besoins spécifiques des étudiants. Jérôme France propose un véritable complément aux cours et aux manuels de référence accompagné d'un choix de documents les plus significatifs, de plans de dissertation,d'une chronologie, d'un glossaire et de sources livresques et informatiques.
Résumé : Synthèse de douze siècles d'existence, cet ouvrage présente un bilan historique, politique et social des Gaules (transalpine, cisalpine, chevelue), de l'indépendance du vie siècle avant J.-C. jusqu'à la naissance de la Francia mérovingienne au vie siècle de notre ère. Née de la volonté de Rome - à laquelle des liens privilégiés l'attachèrent longtemps -, la "nation gauloise" constitua pendant plusieurs siècles un Etat tampon entre l'Empire et les barbares. Provincia dans l'Empire chrétien du Ive siècle, avec la chute de ce dernier, elle voit s'effondrer les frontières qui contenaient les poussées de ceux qui deviendront ses nouveaux maîtres : Wisigoths puis Francs, annonciateurs d'un nouvel ordre soutenu par une christianisation toujours plus profonde et influente. Les structures sociales, économiques et culturelles sont ici étudiées chronologiquement, accompagnant les mutations politiques et administratives de ces siècles d'intenses bouleversements.
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.