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L'offrande et le tribut. Histoire politique de la fiscalité en Judée hellénistique et romaine (200 a
Girardin Michaël ; France Jérôme
AUSONIUS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782356134356
L'impôt étranger était détesté en Judée, paraît-il, par un peuple fier de participer de ses biens au culte du temple de Jérusalem. Cette idée, très répandue dans l'historiographie, vient en effet des sources antiques, mais est-elle historique ? En explorant des sources variées et des découvertes récentes (textes de la tradition littéraire, manuscrits de la mer Morte, monnaie, inscriptions, vestiges archéologiques) et en s'appuyant sur une méthodologie transdisciplinaire (sociologie, psychologie sociale, droit fiscal), cet ouvrage prétend replacer la fiscalité en Judée hellénistique et romaines dans l'histoire politique de cette région. Comme l'impôt est une manifestation de la souveraineté, certains groupes se demandent s'il est permis de payer tribut à un maître étranger en plus de l'offrande obligatoire selon les conjonctures, tantôt visible et tantôt invisible en fonction des aléas de l'histoire. Plus encore, loin d'être consubstantielle au judaïsme, cette doctrine est le fruit d'une instrumentalisation politique, un outil rhétorique brandi, pour motiver le peuple à l'insoumission. Apparue à l'époque des Maccabées, elle est récupérée sous des formes plus ou moins radicalisées par divers partis d'époque romaine. Pourtant, on ne le repère nulle part au-delà des discours : même les plus hostiles au tribut lèvent des impôts sitôt qu'ils se trouvent au pouvoir, souvent en reprenant l'ancien tribut à leur profit. En confrontant cette omniprésence de la contestation antifiscale dans les discours, à la réalité de l'impôt sur la période, cet ouvrage relève la distance entre la politique et la vie concrète et incite à revoir avec prudence divers éléments souvent admis sans réserve : ainsi, que l'impôt tributaire était oppressif, que la population s'est appauvrie du fait de l'exploitation étrangère des ressources, ou encore que les maîtres de la région n'ont visé que leurs intérêts au détriment du consentement des contribuables.
Les Chroniques Parisiennes" sont une anthologie des articles que Delphine de Girardin a publiés, chaque semaine, de 1836 à 1848, dans le premier quotidien à grand tirage, La Presse, sous le pseudonyme de Vicomte de Launay. Avec une verve et un humour remarquables, elle se livre à l'étude des mentalités et des moeurs de la vie parisienne de l'époque. "Il n'est rien arrivé de bien extraordinaire, cette semaine : une révolution en Portugal, une apparition de république en Espagne, une nomination de ministres à Paris, une baisse considérable à la Bourse, un ballet nouveau à l'Opéra, et deux capotes de satin blanc aux Tuileries. La révolution de Portugal était prévue, la quasi-république était depuis longtemps prédite, le ministère d'avance était jugé, la baisse était exploitée, le ballet nouveau était affiché depuis trois semaines ; il n'y a donc de vraiment remarquables que les capotes de satin blanc, parce qu'elles sont prématurées. ". . D. de G.
De 1836 à 1848, Delphine de Girardin a publié dans la Presse, un quotidien dirigé par son mari Émile de Girardin, un feuilleton hebdomadaire, "Courrier de Paris", sous le pseudonyme du vicomte de Launay. Célèbre depuis son enfance, elle était la fille de Sophie Gay, elle-même ex-merveilleuse et auteurd'Anatole, qu'aimait Napoléon. Après son mariage,Delphine de Girardin reçut le Tout-Paris des lettres et des arts: Balzac, Dumas, Eugène Sue, Théophile Gautier, etc. On ne pouvait rêver meilleur observateur pour tenir cette chronique du monde à la mode. Ces Lettres, dont le Mercure de France publie le texte intégral, sont un reportage au jour le jour sur la vie parisienne au temps de Louis-Philippe, le pendant idéal aux Mémoires de la comtesse de Boigne.
La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l'objet d'une lecture voire d'une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l'histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d'évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l'espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l'architecture des lieux de jugement, d'exécution et d'emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d'infamantes.