Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
INSOUCIANCES DU CERVEAU PRECEDE DE LETTRE AUX ECERVELES
FOURNIER EMMANUEL
ECLAT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782841624348
Depuis quelques années, avec le développement de la neuroscience, de la neuroimagerie, la neuropsychologie, on accorde une place toujours plus grande au cerveau, qui régenterait non seulement notre pensée, mais aussi nos émotions, nos doutes, nos amours, etc. , au point que ce n'est plus tant l'humain qui pense, est ému, doute, aime etc. , mais la "matière cérébrale", promue au rang d'ordonnatrice de nos vies et de nos espérances. La médecine neuroenthousiaste emboîte le pas et dresse une carte du cerveau qui ressemble de plus en plus à la carte du T endre d'une Melle de Scudéry devenue neurologienne. Après Creuser la cervelle, E. Fournier dresse un réquisitoire sans appel contre ce nouvel ordre cérébral qui nous prépare un monde d'écervelés à la merci des Pères Ubu de la neuroquelquechose.
Quels soins donne-t-on à un malade qui va mourir? Et que dit-on que l'on fait? Que dit-il, lui, qui est placé dans l'incertitude profonde de son sort? L'entend-on? Comment l'entendre? Et que lui répondre? Bien souvent les questions qui se posent à l'approche de la mort sont laissées au non-dit. Et les silences se creusent entre pudeur et impuissance, respect et fuite, compréhension et angoisse. Pour briser le silence, sans imposer un discours, ce livre manifeste une attention originale: en donnant largement la parole aux soignants et aux malades, il rappelle inlassablement la dissymétrie de leurs situations, insurmontable par principe. Mais ce faisant, il interroge ce qui se dit de part et d'autre, libérant ainsi une autre voie, celle de l'écoute comme possibilité et foyer de relations porteuses de sens. De ces rapprochements de paroles et des multiples hésitations des soignants à définir leurs actes et leurs objectifs, il ressort que la mission même de la médecine demande à être repensée afin de fonder une médecine de l'incurable appelée à orienter la prise en charge d'un nombre grandissant de patients âgés ou malades chroniques pour lesquels la médecine n'a pas de certitude ou n'a plus d'espoir de guérison. Un livre inhabituel donc, et d'autant plus nécessaire pour tous les acteurs du soin, à la fois immergés dans le pragmatisme de leur travail et confrontés à l'intime d'une existence unique exposée à l'épreuve abyssale de sa mort Biographie: Jean-Christophe Mino est médecin-chercheur et travaille sur les enjeux de l'organisation des soins palliatifs en France. Il a rédigé plusieurs articles dans Médecine et sciences humaines. Manuel pour les études médicales aux éditions Les Belles Lettres. Emmanuel Fournier est auteur de plusieurs livres de philosophie sur la place du langage dans nos interrogations, notamment Croire devoir penser et L'Infinitif des pensées aux éditions de l'Eclat. II a également participé au Dictionnaire de la pensée médicale aux PUF
Résumé : La question de l'éthique est au coeur de la pratique médicale et elle prend une dimension particulière en milieu hospitalier où elle engage aussi les autorités qui répondent du service public. Depuis quelques années, le vocabulaire de l'éthique s'est 'enrichi' de nouveaux termes (résilience, bientraitance, empowerment...) liés à des injonctions qui, dans les faits, traduisent des générosités ambivalentes et posent de difficiles questions d'obéissance et de responsabilité. Ce mouvement semble aller de pair avec la contrainte économique et gestionnaire croissante qui pèse sur notre système de santé, où s'ébattent des individus empowermentés ou résilients et où la bientraitance labellisée prend la forme d'une bien-maltraitance. A la suite de ses écrits sur le langage et le cerveau, Emmanuel Fournier, professeur de médecine et d'éthique à la Pitié-Salpêtrière, dresse un portrait au scalpel de ces bouleversements, et propose une réflexion philosophique à la fois critique et constructive pour dépasser les tentations équivoques de l'éthique et aider chacun à aborder autrement les questions posées par le soin. Le texte est suivi de Dire mourir, un recueil de paroles de patients en soins palliatifs qui figuraient déjà dans Les mots des derniers soins (Belles Lettres, 2008), coécrit avec Jean-Christophe Mino. Emmanuel Fournier (1959), philosophe, poète et professeur de médecine, a disparu brutalement en avril 2022. Il a publié à l'éclat plusieurs ouvrages, depuis Croire devoir penser (1996) ou Insouciances du cerveau (2016), jusqu'à sa Philosophie infinitive (2014). Il est aussi l'auteur des Mots des derniers soins (2008), La fabrique du visage (2010) ou Transplanter (2015).
Résumé : Penser en acte : et l'homme préfère considérer la formule comme simple juxtaposition de mots, quand il fait le constat d'une " pensée séparée de la vie ". Cela viendrait-il de ce qu'il ne pense qu'avec des mots, qui le tirent le plus souvent vers ce qu'ils veulent communément dire, et non plus vers ce qu'il voudrait, lui, penser ? Comment chercher, alors, une façon acceptable d'être et de penser ? Tout au long de ses carnets d'Ouessant, de postfaces tardives à Croire devoir penser, d'essais parallèles de transcriptions à l'infinitif de Descartes, Nietzsche, Wittgenstein, Kant, Aristote ou Heidegger, et d'annotations au " chantier de la philosophie ", Emmanuel Fournier détaille avec une grande honnêteté et un sens minutieux de l'humour ce qu'il entend par " penser à l'infinitif ". Croire devoir penser était paru en 1996 dans cette même collection.
Résumé : Les quatre livres rassemblés sous le titre Philosophie infinitive sont l'aboutissement de plus de vingt années de recherche sur la langue infinitive et sur les possibilités qu'elle offre à notre manière de voir le monde. 1. Penser à être, pour le verbe être et le verbe dire, 2. Penser à croire, pour croire et pour vouloir et pouvoir, 3. Penser à penser, pour ce verbe et pour se libérer, et 4. Penser à vivre, pour vivre et pour souffrir et aimer, où passent et repassent un peu plus de 1 700 verbes et quelques poignées de conjonctions et de prépositions. Ainsi, la somme des 1700 actions à la puissance 1700, combinées possibles de cette humaine comédie des verbes ouvre des perspectives de pensée infinies pour la philosophie.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Les textes traduits ici constituent un ensemble dont l'essentiel est consacré à définir les règles de l'initiation et de l'éducation spirituelle soufie. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusqu'à leur but, qu'un doctrinaire. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer d'une doctrine d'ensemble qui la fonde et qui l'organise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Eclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru à L'éclat en 2002. Sont traduits ici : Traité pour le fou d'amour ; Traité des dix principes ; Les bons usages des soufis ; Livre des bons usages de l'itinéraire vers la présence ; Traité du voyageur stupéfait ; Traité de la retraite spirituelle ; Conseils pour l'élite ; Réponses aux neuf questions ; Traité de soufisme ; Traité des bons usages des itinérants ; Les voies de la connaissance du manteau mystique ; Traité du navire ; Réponses à quelques questions I et II.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.