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L'INFINITIF DES PENSEES
FOURNIER EMMANUEL
ECLAT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841620425
Penser en acte : et l'homme préfère considérer la formule comme simple juxtaposition de mots, quand il fait le constat d'une " pensée séparée de la vie ". Cela viendrait-il de ce qu'il ne pense qu'avec des mots, qui le tirent le plus souvent vers ce qu'ils veulent communément dire, et non plus vers ce qu'il voudrait, lui, penser ? Comment chercher, alors, une façon acceptable d'être et de penser ? Tout au long de ses carnets d'Ouessant, de postfaces tardives à Croire devoir penser, d'essais parallèles de transcriptions à l'infinitif de Descartes, Nietzsche, Wittgenstein, Kant, Aristote ou Heidegger, et d'annotations au " chantier de la philosophie ", Emmanuel Fournier détaille avec une grande honnêteté et un sens minutieux de l'humour ce qu'il entend par " penser à l'infinitif ". Croire devoir penser était paru en 1996 dans cette même collection.
Brugère Fabienne ; Fournier Emmanuel ; Frattini Ma
Que signifie " prendre soin " ? La médecine se présente avant tout comme une activité curative dont le but est de guérir. Cette conception est mise à l'épreuve par le développement de maladies incurables (maladies chroniques, dégénératives, génétiques ou orphelines, cancers, etc.) qui réoriente le sens de la médecine et suggère d'autres modèles de soin, de relations entre soignants et patients. Venues du monde anglo-saxon, les philosophies du care participent de ce renouvellement qui met le " prendre soin " au coeur de la vie relationnelle. La pandémie de Covid-19 a rendu visibles ces " travailleurs de l'ombre " qui non seulement assurent les traitements médicaux, mais sont aussi attentifs aux multiples besoins des patients.
Initié dans la revue Contrat Maint, la Théorie des verbes d'Emmanuel Fournier trouve son achèvement aujourd'hui. Chacun des textes qui composent cette suite résulte du montage de fragments de textes prélevés dans deux livres de deux auteurs différents. Pour Les verbes de la jubilation, Fournier puise dans Le gai savoir de Nietzsche et dans Roland Barthes par Roland Barthes. Pour Les verbes de la libération ce sont Notre-Dame du Paris de Victor Hugo et Léonard et les philosophes de Paul Valéry qui sont mis à contribution. Comme jadis John Cage "préparait" son piano, Emmanuel Fournier "prépare" ses fragments pour les imbriquer dans le montage final. Le statut d'auteur se trouve ainsi mis radicalement en jeu. L'exercice de la pensée qui va de pair avec l'énonciation de la parole poétique se trouve soumis aux aléas de l'extériorité paradoxalement recherchée comme une chance d'approfondissement. Il en résulte des textes d'une étrange beauté et d'une intelligence provocante.
Un petit livre précieux, très simplement écrit et en même temps profond. Il est conçu à deux voix, où se suivent deux itinéraires, deux expériences d'Ouessant, à la fois différentes et proches, s'enrichissant l'une l'autre de leur récit. Chacun raconte pourquoi il a choisi Ouessant, pourquoi il y est revenu régulièrement depuis quarante ans, au point de s'y établir la moitié de l'année. En quoi l'île les a-t-elle aidés et portés, ailleurs, dans leur vie ? Et d'abord, qu'est-ce que l'idée d'île ? Au-delà peut-être de ces expériences personnelles, pourquoi le lieu de l'île est-il important dans l'imaginaire ? Françoise Péron y répond en géographe, mais aussi en femme de la terre et en poète des lieux. Emmanuel Fournier, en philosophe, en homme des rivages et en semeur de vents. Chacun met ses pas dans l'île de l'autre. Dans cette confrontation de la géographie et de la philosophie, c'est aussi un peu d'Ouessant qui se révèle ou s'évade.
Quels soins donne-t-on à un malade qui va mourir? Et que dit-on que l'on fait? Que dit-il, lui, qui est placé dans l'incertitude profonde de son sort? L'entend-on? Comment l'entendre? Et que lui répondre? Bien souvent les questions qui se posent à l'approche de la mort sont laissées au non-dit. Et les silences se creusent entre pudeur et impuissance, respect et fuite, compréhension et angoisse. Pour briser le silence, sans imposer un discours, ce livre manifeste une attention originale: en donnant largement la parole aux soignants et aux malades, il rappelle inlassablement la dissymétrie de leurs situations, insurmontable par principe. Mais ce faisant, il interroge ce qui se dit de part et d'autre, libérant ainsi une autre voie, celle de l'écoute comme possibilité et foyer de relations porteuses de sens. De ces rapprochements de paroles et des multiples hésitations des soignants à définir leurs actes et leurs objectifs, il ressort que la mission même de la médecine demande à être repensée afin de fonder une médecine de l'incurable appelée à orienter la prise en charge d'un nombre grandissant de patients âgés ou malades chroniques pour lesquels la médecine n'a pas de certitude ou n'a plus d'espoir de guérison. Un livre inhabituel donc, et d'autant plus nécessaire pour tous les acteurs du soin, à la fois immergés dans le pragmatisme de leur travail et confrontés à l'intime d'une existence unique exposée à l'épreuve abyssale de sa mort Biographie: Jean-Christophe Mino est médecin-chercheur et travaille sur les enjeux de l'organisation des soins palliatifs en France. Il a rédigé plusieurs articles dans Médecine et sciences humaines. Manuel pour les études médicales aux éditions Les Belles Lettres. Emmanuel Fournier est auteur de plusieurs livres de philosophie sur la place du langage dans nos interrogations, notamment Croire devoir penser et L'Infinitif des pensées aux éditions de l'Eclat. II a également participé au Dictionnaire de la pensée médicale aux PUF
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.